09.04.2009

enfilons la sainte vierge

vierge marie.jpgcar en effet, s'il est de notoriété publique que cette pauvre fille est dotée de nombreux pouvoirs magiques, elle n'a visiblement pas celui de se faire troncher, pourtant c'est pas faute de patience, ça fait quand même deux mille ans qu'elle attend mais son légitime il la regarde même pas, il passe son temps à tripoter ses outils, à astiquer des bouts de bois, c'est bien simple il aurait pas de femme que ça serait pareil, d'ailleurs il finira tout seul, comme gepetto

dieu? encore pire!

cet enculé ne s'est même pas déplacé pour l'engrosser la marie, est-ce qu'il est timide ou éjaculateur précoce ou il a une bite vraiment minuscule ou alors simplement il a eu peur qu'on l'arrête pour détournement de mineure ou quoi, on sait pas, toujours est-il qu'il a juste envoyé une saloperie de piaf avec un peu de saint foutre sur le bout du bec

aïe ça pique a fait la vierge, à peine quatorze ans, une chagatte comme un abricot mûr à souhait, et d'ajouter la bave aux lèvres: zyva l'oiseau! mets-la-moi toute et sans barguigner!

ah non qu'il a fait le piaf, moi j'ai fini ma journée, en plus hein j'ai pas le matos

tu vas tout de même pas me laisser dans cet état merde faut absolument me la défoncer, me la ramoner, me la faire reluire de haut en bas pire que des godasses de cureton, t'entends saloperie d'emplumé, faut m'écarter les guiboles et me décapsuler le mille-feuilles avec des ahans de bête, fais-moi tout mais t'en va pas putain, chu désespérée, ici-bas y'en a pas un qui veut s'y coller, tous des lâches, ils se jettent à plat ventre en gueulant comme ça: z'êtes la future daronne du christ et tout, on vous respecte trop, notre quenelle n'est pas digne de votre berlingot sacré etcétéra... bordel de dieu mais je les emmerde moi, je suis même pas chrétienne, leur jésus à la con je vois d'ici la scène, gros comme une maison, il va me foutre des vergetures ça comme et j'aurai plus qu'à me branloter toute seule telle la truie scrofuleuse jusqu'à la fin de mes jours chiotte de chiotte j'ai à peine quinze berges moi, sois cool le piaf, trouve quelqu'un!

je connais personne

et les anges?

rooo la plupart c'est des tarlouzes genre francis lalanne occupées à rien faire d'autre que chanter des chansons toute la sainte journée, tu te feras pas dépuceler la moulache par ces grands cons là, aucune chance, en plus ils sont tellement pudiques on les a jamais vus à oualpé, on est même pas certains qu'ils ont un braquemart et des coucougnettes en bonne et due forme sous leurs sapes de gonzesses, pour te dire

bref l'oiseau mit les bouts à tire d'ailes et c'est pour ça que la vierge marie nous regarde toujours avec des yeux de cocker dépressif du haut de ses statues grignotées par la pollution, alors si vous la voyez soyez sympa, tâtez-lui au moins les miches, elle saura vous remercier, faut pas oublier qu'elle a des pouvoirs

04.04.2009

groumpf, c'est toi qu'a enfilé le chien à régis?

clbutticdog.gifil a du foutre plein les poils

affirmatif, j'ai un peu dérapé sur la fin mais ça tache pas, c'est que du bio, ça partira à la première pluie

mais enfin groumpf t'aurais pu au moins lui demander la permission

j'y ai demandé, tu me prends pour qui, il a remué la queue et dressé les oreilles comme ça et la bave lui coulait des babines, tu peux pas savoir comme cette pauvre bête a besoin d'affection, mais vous autres vous voyez que dalle, tu veux que je te dise, dans le fond vous êtes pas vraiment humains

je parle de régis bordel, il fallait demander à régis, on encule pas les chiens des gens sans leur demander d'abord, et merde d'ailleurs on encule pas les chiens des gens, point

comment ça les chiens des gens? tu veux dire que dans ta civilisation à deux balles une bestiole peut se dire propriétaire d'une autre bestiole?

un peu mon neveu

décidément les sapiens au carré vous êtes grave de chez grave, d'ailleurs puisqu'on parle des chiens je peux savoir quel est le fils de pute qui leur a fait ça?

de quoi?

ben tout: raccourci les guiboles, étiré les oreilles jusque par terre, caché les yeux sous des tonnes de poils, écrabouillé le pif et tout le reste, mais j'ai pigé t'inquiète, vous vouliez la niche écologique pour vous tout seuls pis les loups se posaient un peu trop là, c'est ça hein, tiens j'en ai croisé un en allant chasser le rat dans le square, c'est pas compliqué, au début j'ai cru une belette, je me suis dit merde le territoire de chasse est déjà pris, en fait c'était un clebs dis donc, c'est lui qui m'a reconnu, il est venu tout droit me lécher les paluches et on s'est reniflé le fion cinq minutes, j'y ai demandé s'il avait eu un accident, une chimio ou quoi mais avec un maximum de tact hein, je suis pas le mec dévoré par la curiosité, t'aurais vu comme il s'est mis à chialer, pauvre bête, y'avait plus moyen de l'arrêter, et il gueulait et il gueulait, après pour choper des rats macache, excuse-moi mais vous êtes quand même une sacrée espèce d'enculés

18.03.2009

la fadimc appelle à la mobilisation le 19 mars!

La FADIMC appelle l'ensemble de ses adhérents et sympathisants à participer massivement à la journée de mobilisation interprofessionnelle du 19 mars 2009 et à manifester votre mécontement (ainsi que le mien):


 

... En matière de pouvoir d'achat

Le pouvoir d'achat de mon cul a sensiblement baissé au cours des dernières années. Les quelques mesures décidées par le gouvernement, et acceptées par certaines organisations syndicales peu scrupuleuses, telles que le SLIIIPP ou le FUCHK, n'ont eu que des effets très limités sur la baisse du coût du gode, sans parler du plug anal dont on peut dire tout net aujourd'hui -- tout en le déplorant -- qu'il n'est plus à la portée de toutes les bourses.

La FADIMC exige l'ouverture de négociations qui prennent en compte ces difficultés.


 

... En matière de défense du service public

Là encore, la FADIMC observe depuis quelques années une remise en cause du service public, qui se traduit par des réductions drastiques d'effectifs autour de mon cul, le démantèlement systématique des services de proximité et une rationalisation, à travers la RGPP, qui ne tient absolument pas compte des besoins tyranniques (quoique naturels) de mon cul.

La FADIMC exige la tenue d'un Grenelle de mon cul qui aura pour objectif, entre autres, de définir un périmètre d'intervention autour de ma rondelle.


 

... En matière de statut

Les objectifs fixés par le Président de la République et le gouvernement, visant à remettre en cause les fondements du statut de mon cul, sont inacceptables. Les privatisations et externalisations, de plus en plus nombreuses, mais également toutes les propositions de merde contenues dans le soi-disant "livre blanc", ont clairement pour objectif de transférer au secteur concurrentiel et marchand des pans entiers de mon cul, lequel en compte un certain nombre mais tout de même.

La FADIMC exige que le statut de mon cul soit réaffirmé et que soit garantie l'égalité des citoyens vis-à-vis de mon cul.

 

 


 

 

FADIMC

(Fédération Autonome de Défense des Intérêts de Mon Cul)

 

vous appelle à participer à la journée de grève

et vous donne rendez-vous :


 

jeudi 19 mars à 9h30

sous la banderolle et aux environs de mon cul

 

 

La FADIMC se mobilise pour le pouvoir d'achat.jpg

Imprimez et diffusez massivement le tract, SVP. (Merci.)

16.03.2009

lavilliers - frères humains synthétisés + urubus

podcast

... extrait de l'album Pouvoirs (1979)

pas de lien, j'ai pas trouvé l'album entier, ou alors avec un son pourrave

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Frères humains synthétisés vivant par groupes surcompressés

Frères normaux d'acier brossé, technocrates pour la pesée

Produisez votre mort en branches, en transistors, en impédances

Et choisissez vos coloris pour le week-end et pour l'ennui

Encastrez-vous dans le présent, bétonnez-vous de l'en-dedans

Fissurez-vous de l'extérieur, on va partir vers un ailleurs

Raccourcissez vos émotions, devenez précis, attention

Tous les dangereux pessimistes seront soignés dans nos cliniques

Dites-moi où est le pouvoir! Dites-moi où est le pouvoir!

Dites-moi où est le pouvoir! Dites-moi où est le pouvoir!

 

Je suis un chanteur de passage, et j'appartiens au paysage

En ouvrant les yeux, dès l'enfance, j'ai compris d'où vient la puissance

Banquiers des multinationales dont on ignore les initiales

Comme les éboueurs du désert vous engraissez sur la misère

Comme les urubus du Nordeste vous ne laissez même pas les reste

Urubu, le nom africain pour le vautour américain

 

Urubus, vous n'avez pas de cri

Cri de chasse, cri d'amour, cri de peur

Urubus, vous attendez qu'on meure

Mort de faim, mort d'amour, mort de peur

 

Cercles noirs cisaillant le ciel vide

Sans espoir, attentifs et avides

Sans beauté, sans couleur et sans race

Obstinés, nettoyeurs et voraces

Anonymes citoyens solitaires

Charognards, utiles, élémentaires

Voyageur, si tu plies, si tu tombes

Méfie-toi de l'ombre de ton ombre

 

Urubus, vous n'avez pas de cri

Cri de chasse, cri d'amour, cri de peur

Urubus, vous attendez qu'on meure

Mort de faim, mort d'amour, mort de peur

 

C'est ta vie qui ne tient qu'à un fil

Si tendu, si ténu, si fragile

Angle droit du désert du Sertão

Si stérile, si perdu, si brûlant

Le soleil, mangeur d'hommes et de fous

Immobile, efficace et tout roux

Trace encore quelques barreaux obliques

Entre toi et ta mort symétrique

 

Urubus, vous n'avez pas de cri

Cri de chasse, cri d'amour, cri de peur

Urubus, vous attendez qu'on meure

Mort de faim, mort d'amour, mort de peur

 

Le silence est un cri qu'on étouffe

Et la peur, du sable dans ta bouche

La lumière, un fusil dans les reins

La fatigue, un foyer qu'on éteint

Tous tes pas dans la poussière qui danse

Sont comptés par le temps qui avance

Tu oublies et tu crois qu'il s'endort

Il te suivra jusqu'à Salvador

 

Tournez, urubus, quand la lumière des villes s'obscurcit vers le néon fragile !

Planez, urubus, au-dessus des soumis comme une ombre portée sur la vie !

Vivez, urubus, cachés dans vos buildings sans un cri, penchés sur vos plannings !

Vivez, urubus, glissez vos doigts d'acier dans nos démocraties avancées !

Tournez, urubus, donnez-nous un peu d'air, on vous laisse le phosphate et le fer !

Tournez, urubus, qui contrôlez le temps, mines d'or, de platine, de diamants !

Tuez, urubus, tout ce qui vous résiste, ce qui vit, qui respire, qui existe !

Fouillez, urubus, au fond de leurs entrailles, becs crochus, longs couteaux et tenailles !

Cherchez, urubus, ce qui nous fait marcher, ce qui nous fait rêver, nous aimer !

Planez, urubus, au-dessus du linceul que déchire le poing d'un homme seul !

 

Crevez, urubus, tombez comme des pierres sur la terre, le goudron en enfer !

Personne, urubus, ne viendra vous becqueter, même les fourmis rouges affamées

 

Urubus, les aigles sont déchus

Innombrables, vous gardez les issues

28.02.2009

l'enculiade - chant 8

Hector.jpg(le début)

éôs une greluche en jupette safran éclairait toute la terre en chantant hare hare, ça voulait dire que c'est le petit matin, les braves guerriers roupillent, soulés à mort dans les deux camps, écoutez-moi bien les dieux se met soudain à brailler zeus, le cul planté au sommet de l'olympe, et une petite formation de grues d'asie mineure à crète fauve tombe en vrille, foudroyée dès la première syllabe, l'air est électrique et le troupeau des dieux pas bien réveillés flippe sa race tellement on sent que le père éternel a la niaque ce matin, il a dû sniffer un champ de pavot avant de venir, à partir de maintenant attention (dit-il) le premier, ou la première, qui intervient dans la guerre de troie, que ce soit en faveur des crétins à tunique jacquart ou de ceux à sandalettes dessus cuir, je veux pas le savoir, mais le premier, ou la première, qui fourre son grand tarbouif là-dedans, je vous préviens je le, ou la, prends et l'envoie à grands coups de pied au derche bouffer des steaks tartare en enfer jusqu'à la fin de ses jours, alors on laisse faire la nature, les instincts et autres destins suivront leur cours, les morts mourront à l'heure et les pipes seront bien taillées dans le meilleur des monde, ai-je été assez clair?

- mais papa, sauf ton respect nous autres on est immortels et du coup la fin de nos jours c'est comme qui dirait pas possible à déterminer avec précision et par conséquent ta punition tu peux te la...

- ta gueule athéna

- bon, bon, moi ce que j'en disais c'était pour toi, allez tiens mon papounet je te sers une petite mousse, à moins que tu préfères un martini, il est encore tôt remarque, n'empêche que maman et moi on se fait juste du souci pour les gentils achéens qui vont se faire allumer grave si on laisse faire la nature comme tu dis, dans mon idée tant qu'achille boudera dans sa tente et passera son temps à s'enculer avec son petit copain patrocle au lieu de trancher la viande humaine comme c'est son métier, on dira ce qu'on voudra, y'aura un sacré déséquilibre des forces en faveur des troyens

- ta gueule athéna, répète zeus en crachant deux trois boules de feu histoire de bien se faire comprendre, et en même temps il fait semblant d'avaler une gorgée de bibine de travers, c'est pour masquer son trouble, il se dit merde, achille, je l'avais complètement oublié ce con, et dire que j'ai promis à sa daronne de faire gagner les troyens, putain le bordel qu'elles foutent les gonzesses quand elles s'y mettent, maintenant va falloir agir incognito, ça va être coton, le doigté c'est pas trop mon truc, moi en général quand j'essaie de loufer en douce trois volcans entrent en éruption, chienne de vie, faut que je trouve fissa une idée pour faire gagner les troyens sans que personne s'en aperçoive

et donc zeus cogite, et plus il cogite plus il panique, et d'avoir toutes ces sous-merdes de dieux autour de lui qui le regardent comme des débiles profonds en attendant les ordres ça le paralyse, sans parler de l'horloge qui ronronne au salon, qui dit oui qui dit non, qui dit t'es dans la melasse mon couillon mais c'est bien fait pour ta gueule, fallait pas promettre n'importe quoi, le temps bordel, il lui faut du temps pour réfléchir, juste un peu de temps...

alors il contacte cronos par télépathie supraluminique:

- allô p'pa, tu me reçois?

- cinq sur cinq

- j'ai un mega souci p'pa, faut que je réfléchisse à un truc super important mais je suis à la bourre, arrête le temps cinq minutes

- jamais

- je te coupe les roustons

- bof, à mon âge...

- steuplé

- crève

- je dis à m'man où tu planques le pif

- déconne pas, d'ailleurs pourquoi tu viens me faire chier, le dieu du temps c'est pas moi, c'est chronos

- et toi t'es qui?

- bah cronos

- putain l'autre il se fout de ma gueule

- mais nan

bon, j'abrège, au bout d'un million d'années (temps einsteinien) zeus finit par piger qu'il s'est gouré de dieu comme un con et va trouver chronos, celui du temps, là on sait pas de quoi il l'a menacé, on sait juste que chronos fait soudain:

- ok ok t'excite pas, j'arrête le temps, c'est bon, mais pas des heures non plus, ça finirait par se voir

- cinq minutes fait zeus, pas plus

et il se remet à cogiter comme un malade et au bout de trois millions d'années (temps subjectif) il trouve l'idée de génie: il va se planquer dans un coin où les autres dieux le verront pas et lancer des éclairs en loucedé sur les achéens, tout le monde croira que c'est l'orage, bon, c'est juste ça son idée géniale qu'il a mis trois millions d'années à pondre, on dira ce qu'on voudra mais les dieux c'était vraiment pas des flèches au niveau de la boîte à neurones, d'ailleurs c'est pas pour rien qu'ils ont disparu de la face de la terre, hein, sélection naturelle

pendant ce temps-là sur le champ de bataille, ça rigole pas, ça s'encule pas non plus, les mecs ont recommencé à s'éventrer les uns les autres et donc zeus se met à balancer des éclairs qui tuent, ça pète de partout, on se croirait à hiroshima, des paquets d'achéens tombent comme des mouches brûlées au troisième degré, les autres se barrent en courant vers leurs bateaux en disant c'est bon, les dieux sont décidément des fils de pute et surtout ils sont pas de notre côté, on va quand même pas se laisser cramer la gueule comme des agneaux à l'hécatombe, on rentre à la maison

y'a juste un achéen qui fuit pas, c'est un vieux qui s'appelle nestor, ils ont tous des noms crétins, j'y peux rien, donc y'a juste ce nestor qui fuit pas mais c'est pas sa faute, c'est à cause que son canasson a une flèche qui lui traverse le crâne de part en part et donc il galope moins vite, forcément, il galope même plus du tout, il se contente de bramer en se roulant par terre où c'est déjà plein de sang dégueulasse, merde se dit le vieux nestor, saleté de bourrin, moi qui l'ai brossé comme un débile pendant des années

là-dessus le troyen hector arrive au grand galop pour trucider le nestor en question

normal

heureusement le courageux diomède, en train de se cavaler comme tous les achéens, se retournant juste une seconde pour vérifier s'il a pas un ennemi au derche, diomède donc voit hector foncer sur nestor et se dit merde ça craint, alors il regarde le vaillant ulysse qui court à côté de lui et lui fait comme ça:

- dis donc, y'a ce chacal d'hector qui s'apprête à décalquer notre ami nestor, on devrait peut-être voler à son secours

mais en apprenant qu'hector est pas loin derrière eux, le fougueux et indomptable ulysse se met à sprinter deux fois plus vite et disparaît à l'horizon dans un nuage de poussière et de mouches à merde, record du 400 mètres pulvérisé, les autres fuyards applaudissent, bon fait diomède, et il va chercher nestor tout seul en zigzagant entre les éclairs de zeus, putain de métier moi je dis

au même moment agamemnon ordonne à teucros, le frère d'ajax, d'aller dégommer hector, mais teucros lui fait un bras d'honneur en disant:

- t'es malade, il est trop balèze hector

- je te filerai un trépied

- suce mon zgeg connard, j'y vais pas, point barre

- tiens ça rime

- désolé

- deux bigadins et un char jantes alliage

- ta mère à oualpé sur l'acropole

- une gonzesse

- une comment?

- une salope, très salope

- jeune?

- treize quatorze ans je dirais, le con frais et puant comme un bigorneau qu'on vient de pêcher

- déconne pas

- le cul rond et lisse et tendu tel la peau de ton bouclier

- putain là je signe, tu me la gardes au chaud la petite, je massacre l'autre con et je reviens

et c'est comme ça que teucros se fait buter stupidement à deux ans de la retraite

alors là hector plus ça va plus y'a rien qui l'arrête, avec ses potes troyens c'est bien simple il pratique une sorte de génocide à la rwandaise, on nage dans le raisiné, la plaine est couverte de types coupés en rondelles et quelque part planqué dans les buissons y'a un keum qui commence à se demander s'il a choisi le bon sujet pour un feuilleton en 24 épisodes, il s'appelle homère, il est correspondant de guerre pour une gazette à deux balles, il réfléchit déjà aux autres métiers qu'il pourrait faire, maquereau ou voleur de chevaux ou conseiller financier

athéna et héra, les deux connasses olympiques, se font aussi du souci pour les achéens, elles essaient même de venir les aider mais zeus les intercepte et leur fout deux claques

la nuit tombe

hector massacre et massacre, ensuite il s'arrête en s'apercevant qu'à la faveur de l'obscurité il vient de décapiter trois canassons et deux copains troyens dont son beau-frère

- bon il fait, temps mort, je commençais à avoir la dalle, on a bien bossé les mecs, on finira demain, allumez des grands feux pour qu'on voit où on met les nougats, on aurait vite fait de se tordre la cheville avec tous ces macchabées qui trainent

(vite la suite!)

16.02.2009

nûs - delicious

podcast

Percy Howard - paroles (à part un bout de Baudelaire au début), chant, samples

Richard Kazanjian (Kaz) - basse

Greg Cain - batterie, samples, claviers

Steve Sullivan - guitare, synthé

... extrait de l'album Nûs - All The Vertical Angels (1996)

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13.02.2009

l'enculiade - chant 7

cadavres.jpg(le début)

alors hector retourne dans la plaine et gueule écoutez voir ô mes poteaux, et vous aussi tas de fieffés connards venus nous briser les noix depuis l'autre côté de la mer, le coup du duel dans le fond c'était pas une mauvaise idée, on va refaire ça mais seulement faudrait pas que les dieux s'en mêlent comme la dernière fois, bon, qui s'y colle?

chez les achéens un mec s'avance, ajax, surnommé le nettoyeur, rapport au fait que tout gosse les bidasses l'ont pris en charge et dressé, entre autres, à nettoyer les chiottes à la brosse à dents, très con mais un colosse, rien qu'à le regarder faire bouger ses deux quintaux de viandasse t'es déjà mort à moitié

en face évidemment personne, les troyens regardent en l'air ou font semblant d'être soudain super occupés à s'éclater les boutons d'acné, on entend schplit schplit schplit, de petites gerbes de pus jaillissent ici et là en décrivant de joyeuses paraboles au-dessus du charnier, schplit schplit schplit et schplouf, là ça vient de derrière le canasson de pâris, c'est là qu'il est planqué, il vient à nouveau de se fienter dessus le salaud, bon ça va j'ai compris fait hector en s'avançant au devant d'ajax

les deux adversaires se saluent respectueusement en se crachant sur les godasses et en essayant de se broyer mutuellement la pogne, les autres font cercle et se curent le pif, le duel commence, hector balance un bon coup de latte dans l'estomac d'ajax, l'achéen réplique en lui crevant un oeil, manque de pot la nuit tombe juste à ce moment-là, chiotte fait hector, bordel renchérit ajax, les dieux sont drôlement relous ces derniers temps, tu m'étonnes, on remet ça demain, ça le fait, t'es un brave toi tiens je te file ma ceinture à clous, merci, accepte mon couteau suisse en échange, cool, à demain, ciao, bye

chacun rentre dans son camp, grosse beuverie des deux côtés avec des taureaux à la broche et des chansons pornos, à un moment pâris sort son zgeg énorme et tente de pisser dans une amphore à trois mètres mais il est tellement raide qu'il se pète la gueule et se met à ronfler aussi sec la bite au vent, phénoménal, on entend les troyens se marrer jusque dans le camp adverse où agamemnon pose son litron et soupire en disant c'est quand même crétin qu'on soye obligés de tous les buter ces chacals, finalement quand tu regardes bien ils sont pas très différents de nous autres, et ménélas la bouche pleine de bidoche et de graisse lui répond en postillonant dans tous les sens bien vrai ça, mais qu'est-ce que tu veux, la guerre c'est la guerre, et pis je me permets de te rappeler qu'ils m'ont carotté ma gonzesse

- une pute

- n'empêche, frérot, n'empêche, c'est question de principe

- ouais, question d'honneur

- tu l'as dit bouffi, l'honneur nom de dieu c'est ça qui fait un bonhomme, le reste c'est rien que de la branlette, c'est de la merde

- à propos tu trouves pas que ça sent bizarre ici

- la viande rôtie?

- nan c'est pas ça

- les panards à ajax?

- nan

- bon j'ai loufé ma race, ça doit être la bière

- pas ça non plus, je sais bien que t'es qu'un gros porc mais je reconnaîtrais l'odeur

- alors je vois pas fait ménélas en haussant les épaules, à part les milliers de cadavres qu'y'a autour de nous je vois vraiment pas ce qui...

- mais c'est ça! putain je les avais carrément oubliés! nos frères, nos cousins germains, nos potes, nos compagnons d'armes, nos collègues de branlette, nos...

- rhooooooo déconne pas aga, je te vois venir mais on en a tous plein les bottes, on verra ça demain

seulement agamemnon, même à jeun, il perd jamais une occasion de montrer à tout le monde qui c'est le chef incontesté et les voilà qui posent à contrecoeur leurs litrons pour se mettre à entasser les macchabées dans un coin et y foutre le feu, ça refoule encore pire qu'avant, heureusement que les mecs c'est des guerriers, des durs, blindés d'honneur et d'alcool, et pendant qu'ils triment aga se saoule à mort, le ciboulot en effervescence il lui vient plein d'idées, là on va creuser un fossé pour que ces enculés de troyens tombent dedans comme des cons, ici on va construire un rempart en bois pour protéger nos bateaux des attaques surprise et ainsi de suite, bon, les achéens sont tous tellement d'équerre qu'ils obéissent

pendant ce temps chez les troyens ça s'engueule à moitié, un type a proposé de mettre fin à la guerre en restituant à ménélas sa grognasse et son pognon, ok pour le pognon concède pâris, mais la meuf pas question, vous me l'enlèverez pas, pour une fois que j'en trouve une qui suce correctement et qu'avale le foutre sans faire de simagrées excuse-moi mais c'est niet

alors un jeune troufion un peu juste au niveau des neurones est désigné pour porter l'offre de paix aux achéens, agamemnon lui fait gentiment casse-toi, tu vois pas qu'on est en plein boulot, mais l'autre insiste pour avoir sa réponse et les achéens qui commencent à avoir mal aux cheveux sont obligés de l'étriper, la guerre c'est sans pitié

après ça tout le monde va se pieuter

(vite la suite!)

21.01.2009

l'enculiade - chant 6

hector.jpg(le début)

et donc tous les connards en présence repartent à se foutre sur la gueule comme des gros bouffons et le récit devient emmerdant comme tout: gégé trucide louison qui trucide abdel qui trucide jean-rené qui trucide michael qui trucide bokassa qui trucide miloud qui trucide un gars dont j'ai oublié le nom qui trucide gilou la touze qui manque de peu de trucider ménélas qui trucide personne du fait que le type qu'il avait pécho (appelons-le andré) préfère lui lécher les couilles sous la jupette en échange de sa pitoyable existence de bidasse troyen à deux balles

agamemnon quand il voit ça, jaloux comme il est, il vient engueuler son frangin en ces termes (je cite):

- qu'est-ce que tu fous? on massacre ou on s'encule? faudrait savoir! je te rappelle que c'est quand même pour l'honneur du boule de ta sale teupu d'épouse qu'on est tous là à s'entredéchirer joyeusement la viandasse

- putain t'as raison, qu'il répond ménélas, j'avais la tête ailleurs

sur quoi d'un coup de genou boudeur il éclate la cervelle audit andré et (c'est un gars qu'aime bien finir le boulot) lui écrabouille en fait tout l'espèce de sac rempli de vomi qui lui tient lieu de dépouille mortelle, à l'exception toutefois de la rondelle à merde et d'un bout de rectum sanguinolent qu'il conserve par devers lui pour s'amuser les soirs d'hiver dans sa chambrette, car en effet (les dieux m'en soient témoins) les soirs d'hiver à sparte sont particulièrement chiant, surtout quand on est un gros lourdaud analphabète genre ménélas, flanqué d'une légitime un peu chaudasse sur les bords du con, certes, mais pas souvent à la maison

à un moment donné ça commence à vraiment sentir pas bon pour les troyens, alors hector se dit comme ça qu'il serait peut-être temps de faire une petite prière à cette conne d'athéna, qu'elle vienne nous aider quoi

évidemment c'est qu'un prétexte pour se planquer dans la ville, seulement ses copains sont tellement abrutis qu'ils s'en rendent pas compte et continuent de se faire éventrer par bataillons entiers pendant que l'autre chacal d'hector court à la ville rameuter toutes les pouffiasses, et voilà que dans la ville aussi (où jusqu'à présent on se contentait de se frotter mutuellement la moule en attendant le retour des hommes) on se met à étriper à qui mieux mieux, bon d'accord cette fois c'est juste des vaches, des moutons et des prisonniers politiques qu'on saigne mais t'avoueras quand même qu'ils ont drôlement le goût du sang tous ces fondateurs de la civilisation occidentale

moi ce que j'en dis

et vas-y que je te découpe la barbaque, et que je te fais cramer tout ça pour faire plaisir aux dieux qu'en ont de toute façon rien à branler, bref, entre la guerre et les sacrifices de bestiaux, dans les environs de troie ça commence sérieusement à refouler pire qu'à auschwitz

là dessus hector en profite pour passer voir sa meuf, andromaque, avec l'idée d'éventuellement la sauter vite fait, après tout il va peut-être mourir au combat juste après, il se dit que ce serait dommage de clamser les valseuses pleines de foutre, pas vrai?

il tombe sur son frangin pâris et la salope hélène toujours en train de niquer depuis tout à l'heure (voir chant 3), pire que des animaux ces deux-là franchement, aucun respect pour les milliers de mongoliens qui s'entretuent par leur faute de l'autre côté des murailles, d'ailleurs hector se fait pas prier pour traiter son frère d'enculé mais hélène intervient et lui fait comme ça en lui mettant ses nichons sous le nez:

- calme-toi donc mon totor! tu bois un coup avec nous? un petite pipe?

- pas le temps, je cherche ma gonzesse, vous l'auriez pas vue par hasard?

- allez... juste une petite...

bon bref, après bien des péripéties hector finit par retrouver sa légitime, seulement pour la culbuter macache: elle a le gamin dans les pattes!  (c'est le jour de rtt de la nounou) et le gamin, lui, quand il voit venir ce grand connard chelou, pas rasé, couvert de sang et de bouts de métal des pieds à la tête, puant la sueur, la merde et la vinasse, brandissant un coutelas long comme le bras et une lance avec des morceaux de cuir chevelu encore accrochés au bout, évidemment il se met à chialer et à pousser des cris de terreur, mets-toi à sa place

- qu'il est con ce gosse, qu'elle fait andromaque, tu vois pas que c'est papa?

sur quoi le mouflet chiale deux fois plus fort

- fous-y une rouste ok? qu'il fait hector, et il se casse

pâris lui court après:

- hector! attends-moi!

- ben alors tu viens massacrer finalement?

- j'ai le zgeg en feu et les roustons comme des vieux pruneaux qu'on aurait oublié au fond d'un placard depuis le début de la guerre, qu'il répond pâris, l'autre pute arrête pas de vouloir me le pomper, je préfère affronter les achéens

- les femelles et les chiards hein, quelle merde!

(vite la suite!)

13.01.2009

l'enculiade - chant 5

aphrodite.jpg(le début)

la guerre de troie, quand on regarde bien, depuis le début c'est la faute aux dieux

parfaitement

si les dieux étaient pas venus y fourrer leur grand pif, non seulement toute cette navrante histoire se résumerait à un simple entrelardage de deux trois heures entre abrutis casqués (comme le jt en est rempli) mais en plus elle aurait pas fait dix lignes dans les journaux du soir, quelque part entre le stérilet puant de madonna et le dernier procès à dieudonné, au lieu de quoi on en finit pas de se farcir ces conneries et de se les raconter à tort et à travers depuis plus de trois mille ans, merci bien

c'est les dieux et les femmes les responsables de tout ce bordel

et les pires responsables c'est les ceusses qui cumulent les deux handicaps: les déesses

alors là les déesses...

prends cette garce d'athéna par exemple, déjà qu'afin de réchauffer les esprits elle a plus ou moins transpercé d'une flèche le bide à ce gros cocu de ménélas, la voilà maintenant qui refile ses pouvoirs magiques à un nommé diomède, un troufion achéen plutôt molasson en temps normal et qu'avait rien demandé à personne mais qui se met soudain à baver et cracher des boules de feu sur l'ennemi au mépris des conventions de genève, tu trouves ça fair play toi?

bon

alors grondant tel le lion qui veut épater sa meuf, diomède:

  1. éventre
  2. décapite
  3. énuclée
  4. châtre
  5. charcute
  6. déchiquette
  7. écrabouille
  8. défigure
  9. massacre
  10. ruine
  11. nique
  12. trucide
  13. lacère
  14. hache menu
  15. envoie valser dents, couilles et calottes crâniennes
  16. tranche cous et pines
  17. arrache nez, oreilles, langues, coeurs, reins, foies, vésicules biliaires, cheveux, ongles, doigts de pieds mal fixés
  18. se livre à un tas d'autres actes tellement barbares que je préfère pas en parler ok?

dans sa furie goldorakesque il manque même de bousiller un noble et courageux trouduc troyen qui s'appelle énée et qui va pas tarder à se cavaler à toutes jambes en pleurant sa race pour fonder à l'autre bout de la terre l'empire de sinistre mémoire que tu sais, mais pas tout de suite, non, pour le moment énée et diomède roulent dans la poussière en poussant des cris de loufdingues que leurs abrutis de papas respectifs ont dû leur apprendre les soirs de cuite

la routine quoi

mais revenons en arrière d'une vingtaine d'années si tu veux bien (sinon c'est pareil)

il est treize heures, tout est calme, c'est le plein mois d'août et l'ardeur assassine de l'astre diurne abrutit la plaine troyenne à grands coups de rayons cancérigènes

digérant ses souvlakis au vieux rouge qui tache, un certain anchise pique un roupillon sous son pommier préféré pendant que ses vaches (car il est péquenot) se contentent de brouter telles des connes dépolitisées

QUAND SOUDAIN !

une forme vaguement bizarre plonge sur lui du haut du ciel en criant banzaï! et s'empale droit sur sa queue (car il avait la gaule)

genre on peut même plus se remonter la jupette pour s'aérer le trou de balle à l'ombre des pommiers

c'est un monde

devine qui a fait le coup

encore une déesse, bien entendu

cette fois c'est aphrodite, déesse de la beauté et du feu au derche

neuf mois plus tard (car pour les déesses c'est exactement comme pour les grognasses normales) dans un jaillissement de merdasse sanglante cette grosse truie donne naissance au gars énée, lequel grandit, grandit et GRANDIT à n'en plus finir jusqu'au jour où nous le retrouvons comme je t'ai dit sous les remparts de troie, fort occupé à déchiqueter les intestins à diomède avec les dents tandis que ce dernier lui cisaille le poumon gauche au moyen d'un vieux coupe-ongles ébréché

alors là, aussi sec, maman aphrodite (dont le sang n'a fait qu'un tour) s'interpose pour sauver son chiard

seulement bon c'est pas trop le moment et elle se prend évidemment un coup de sabre laser qui lui ouvre la viande en deux du menton jusqu'au nombril, c'est rigolo remarque, ça lui fait comme une deuxième chagatte gigantesque et violacée, tu vois, mais elle au lieu d'en profiter pour se faire enfiler d'un seul coup par cette double armée de branleurs bien échauffés (pour ne pas dire turgescents) elle préfère se réfugier dans les nuages en pleurnichant telle une gourde

bon débarras

sauf que, pisseuse jusqu'au bout, elle va illico se plaindre aux autres dieux et qu'arès lui-même, dieu de la baston et des bites au cirage, arrête son char pour venir se frotter le gourdin aux boucliers de peau des troyens, ce que voyant zeus renvoie aussi sec l'athéna avec mission de soutenir les achéens, bref ces enfoirés de dieux recommencent à foutre leur merde et pervertir les lois de la guerre civilisée et carrément ça devient grave torride sous les murs de troie, surtout pour le simple mortel évidemment, toujours le même à trinquer, le petit gars au fion à peine poilu qu'a signé par hasard un soir où il était raide pété au fond d'un bar, on lui a filé une jupette kaki, une lance, un paquet de clopes et le voilà comme un con à des milliers de stades de chez lui, entouré de gros lourdauds et d'armes de destruction massive mais je vais te dire: lui on s'en branle, ce qui nous intéresse c'est les grosses légumes du genre zeus, athéna, aga, hector et compagnie, ceux qu'ont du répondant question pognon, tandis que les autres, les qui figurent pas dans le bottin mondain, on les trucide par paquet de cent et on se dépèche d'oublier leurs noms

tiens! pendant que je te raconte tout ça y'a diomède (avec un petit coup de pouce d'athéna) qui éventre un peu le gars arès, lequel file au ciel pour dire à papa zeus que c'est pas de jeu et ça suffit comme ça vos conneries, l'autre avec son épée il a failli me ruiner ma mise en plis

et zeus lui fait comme ça en se décapsulant une mousse: je t'emmerde ok?

(vite la suite!)

10.01.2009

l'enculiade - chant 4

usa_army_wallpapers_1.jpg(le début)

en regardant le match toute la fine équipe des dieux se biture joyeusement au pastaga mêlé de nectar (deux tiers, un tiers) quand soudain leur chef (zeus) se met à gerber et gerber, après quoi (tout en s'essuyant  grossièrement avec sa barbe) il déclare que bon visiblement c'est ce gros sac à foutre de ménélas le vainqueur du duel hein, y'a pas photo, qu'il emporte sa teupu sans trop de chahut et basta, on s'est bien marrés quand même, pas vrai? merci les humains, c'était du grand spectacle, maintenant soyez gentils, serrez vous la pogne et rentrez chez vous faire vos prières ok?

- ben merde alors! qu'elle fait héra sa bourgeoise (c'est toujours par les femmes que le bronx arrive au fond, on en a la preuve une fois de plus) et elle explique en tortillant du cul pour essayer d'envoûter zeus: ces petits pédés de troyens vont quand même pas s'en tirer comme ça sans mise à sac ni enculage en masse, ce serait pas sport, attends, les achéens ça fait dix ans qu'ils sont là! dix ans qu'ils bavent de désir au pied des remparts, à s'astiquer le manche en attendant le jour où ils pourront enfin défoncer murs et fions dans un même élan cathartique... et pis surtout... euh... je leur ai promis la ville moi sacré bordel de chiotte!

aussi sec zeus lui fout une rouste olympienne pour lui apprendre la politesse mais au final, comme il a le coeur tendre, il cède et appelle athéna, déesse de la guerre et d'un tas de trucs:

- fais un saut sur le terrain, cocotte, et explique à ces crétins d'achéens que la guerre c'est la guerre quoi, les serments, pactes et autres machins solennels ont pas plus de valeur que ton premier poil de chatte

bien obéissante (limite lèche-cul) athéna se pointe au milieu des deux armées et là il lui vient soudain des scrupules de petite merdeuse et elle pense dans sa cervelle de dinde: 'tain, je peux quand même pas leur dire de recommencer à s'entrelarder les uns les autres et qu'on en a rien à branler nous les dieux, ça se fait pas etcétéra etcétéra

bref comme il se trouve qu'elle est aussi déesse de la sagesse (ça me revient maintenant) et que les dieux sont franchement plus à une saloperie près, elle a une idée dégueulasse: avec ses pouvoirs extrasensoriels elle hypnotise un trouffion troyen moyen qui passait par là et lui ordonne de décocher une flèche sur ménélas là maintenant tout de suite et alors là t'as mon ménélas qui se met à gueuler: oh naaaaaaaaaan! chuis mort les mecs! aaargh! c'est l'autre là-bas avec les cheveux crépus! je l'ai vu! il m'a transpercé le coeur! regardez! la vache! comme ça pisse le sang! je meurs! chuis déjà à moitié clamsé! juste au moment où j'allais récupérer mon boudin conjugal! enfer et foutre c'est trop pas cool etcétéra etcétéra... à vrai dire il braille tel la pire chochotte pendant un bon quart d'heure en caguant dans son froc non stop jusqu'à ce que son frangin aga(memnon) lui fasse discrètement remarquer que bon il a juste une égratignure d'un millimètre et qu'il remonte sur son canasson fissa car (je cite) l'heure est venue qu'on aille leur faire bouffer du sable aux troyens

d'ailleurs à ce moment-là des deux côtés du terrain retentit le même cri unanime et vengeur:

- kowabunga!

et les dieux se remettent à se poivrer en ricanant

(vite la suite!)

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