17.04.2009

l'enculiade - chant 11

TROY.jpg(le début)

bref au matin chacun enfile son armure en or massif rehaussé d'argent vu que c'est tous des rois bourrés de pognon et, après une tige et un petit kawa sur le pouce, se dirige vers le champ de bataille en rouspétant rapport au fait que la femme de ménage est encore pas passée et y'a des macchabées partout qui jonchent dégueulassement, c'est pas des conditions de travail ça, mais discipline oblige les deux armées se mettent quand même en rang l'une en face de l'autre et commencent à méthodiquement s'entrepercer la viande jusqu'à la pause de trois quarts d'heure à midi, sans compter les pauses pipi ça va de soi, on est pas des chiens

alors agamemnon on sait pas ce qui lui a pris ce jour-là: il était déchaîné

il tuait, il tuait!

les autres c'est pas dur, ils se sont mis à le regarder d'un sale oeil, voire à maugréer dans son dos que c'est rien qu'un enculé de stakhanoviste, c'est quoi ces cadences infernales? qu'est-ce qu'il cherche à démontrer au juste hein? qu'on y va pas à fond de notre productivité potentielle? bordel il a qu'à dire franchement qu'on est des feignasses et c'est marre

bon faut reconnaître n'empêche que grâce à aga les troyens se barrent dans tous les sens, y compris hector qu'est déjà rendu loin loin dans la campagne, caché au milieu d'un troupeau de vaches, quand soudain une greluche à moitié à poil apparaît et lui fait comme ça: valeureux hector, c'est le père éternel qui m'envoie, va donc délivrer orléans et bouter les anglois hors du... merde c'est pas ça, qu'est-ce que j'ai foutu de mes notes... ah voilà: t'inquiète pas valeureux hector, le vent va tourner, retourne au combat vite fait

ah bon tant mieux fait hector, après quoi il rameute ses troupes en fuite et regalope vers le champ d'honneur où, en effet, agamemnon a chopé une ampoule à la main droite à force de couper des têtes, il se réfugie dans sa tente afin de se faire sucer pour oublier la douleur, et hector se met à son tour à massacrer comme un damné, les achéens tombent comme des merdes

c'est le moment pile où achille se réveille avec la gueule de bois en pensant saloperie de foutre on avait dit qu'on levait l'ancre à l'aube, quelle heure il est?

dehors on entend des gens hurler et croiser le fer genre il doit être au moins neuf dix heures

achille sort en gueulant patrocle!

personne

il va pour pisser son bol contre un buisson mais dérape sur une flaque de sang frais

NOM DE DIEU PATROCLE!!

patrocle apparaît et lui fait la bise, il se passe quoi mon chou?

- où t'étais putain, ça fait deux heures que je t'appelle, c'est quoi ce boucan, ces flaques de raisiné partout?

- tu sais bien, la guerre de troie

- hé bé, on dirait qu'une fois de plus ça chie pour les achéens, va voir où ils en sont, pis trouve-moi de l'aspirine, un shoot de blanche, n'importe quoi mais fissa

- ben toi mon coco tu t'es levé du pied gauche

achille balance une pataugas que patrocle évite facilement avant de courir chez le vieux nestor: ça boume? il en est où le score?

- c'est ce gros enculé d'achille qui t'envoie fait nestor, dis-y que diomède, ulysse et agamemnon sont blessés, qu'il nous reste juste trois fantassins armés de coupe-ongles pour tenir tête à hector et son armée, et dis-y aussi qu'on l'emmerde

- bon bon

(vite la suite!)

01.04.2009

l'enculiade - chant 10

Ulysses_and_the_Sirens.jpg

(le début)

quand on sait qu'on va crever le lendemain matin dans d'atroces souffrances, et par conséquent ne plus jamais jouir de son pognon ni des hordes de petits culs roses plus ou moins consentants qu'on a amassés au fil des opérations de justice immuable, il arrive qu'on ait du mal à fermer l'oeil

même avec deux trois litrons dans la face

si en plus on est un être sensible du genre agamemnon, non seulement on ne se biture qu'à contrecoeur et on roupille guère, mais en plus on s'arrache des poignées de tifs en tournant en rond dans sa tente comme une bête et à un moment merde on finit par enfiler une peau de lion afin de masquer le fait qu'on s'est pas lavé la bite depuis des semaines et on fonce chez le vieux, le sage nestor lui demander conseil

à l'entrée de chez nestor aga tombe sur son frangin ménélas attifé d'une peau de léopard lui

- tiens tiens tu viens voir nestor aussi?

- comme tu vois, je voulais juste lui souhaiter une bonne nuit, et toi?

- pareil

- ahem...

- hé hé...

- belle soirée n'est-ce pas?

- ouais, on sent le printemps qu'arrive

- ouais

- voilàvoilà...

- ahem...

- on va les niquer demain les troyens

- tu m'étonnes, qu'est-ce qu'on va leur foutre hein

- la raclée du siècle

- pis les doigts dans le nez encore

- à part hector c'est pas compliqué c'est tous des brèles là-bas, tous

- hector j'en fais mon affaire

- moi aussi

- pas question, je te dis que je m'en occupe

- laisse frérot, je m'en charge

- mais putain tu vas m'écouter oui ou merde, je te répète que je...

à ce moment-là nestor sort de sa tente en agitant son bonnet de nuit et en râlant c'est pas bientôt fini ce bordel, allez vous engueuler plus loin tas de crétins, ici y'en a qu'essaient de pioncer, pis vous feriez bien d'en faire autant au lieu de discutailler, si vous avez les petits yeux demain matin au champ d'honneur faudra pas venir vous plaindre

- ben justement ô mon vieux nestor, fait aga, on se demandait si c'était bien prudent de se laisser aller à fermer les mirettes vu que l'ennemi campe juste derrière la touffe d'herbes là-bas, est-ce qu'il va pas nous agresser lâchement pendant la nuit?

- ça ils sont capables de tout ces chacals, renchérit ménélas, avec eux c'est plus de la guerre, c'est de la boucherie pure et simple

nestor se marre, ma parole les mecs mais vous flippez comme des tarlouzes, bonjour les deux grands rois grecs, et pis oh vous faites chier, y'a qu'à envoyer un ou deux troufions faire un tour en loucedé chez les troyens, comme ça on saura ce qu'ils préparent et basta

- génial

- trop fort

vite ils réveillent les autres chefs achéens la gueule dans le cul pour une réunion de la dernière chance et agamemnon demande comme ça qui est volontaire pour aller se balader dans le camp ennemi là maintenant tout de suite au risque de se faire choper et torturer à mort

gros silence, plus personne respire

- bon fait aga, alors on va tirer à la courte paille, les deux qu'ont la plus courte ils y vont, trouvez des brins de paille

pendant un quart d'heure les mecs fouillent la plage à fond

- j'ai trouvé un bigorneau fait ménélas

- moi j'ai trouvé un bout de bois fait ajax

- moi une vieille cuillère à café un peu rouillée mais ça peut le faire quand même fait diomède

- moi une lance de deux mètres de long fait ulysse aux mille ruses

- ok ok fait aga, bon j'ai une autre idée, soulevez vos jupettes, les deux qu'ont le plus petit zgeg sont volontaires

- chiotte fait diomède qui en a une tellement microscopique, on dirait un foetus d'escargot mort-né

- y'a ulysse qui triche fait ajax, il se la frotte

- même pas vrai fait ulysse

- bon ulysse et diomède au taf

et c'est comme ça que les susnommés se retrouvent comme des cons à ramper vers les troyens

étant donné qu'elle est un peu copine avec ulysse, athéna envoie un héron pour leur faire signe qu'elle est avec eux et courage les mecs, mais sauf que c'est la nuit noire et les deux achéens écrabouillent la bestiole sans même remarquer quoi que ce soit, un héron aussi l'autre, c'est n'importe quoi les dieux, bref ulysse et diomède rampent et ils rampent et ils rampent et à un moment ça fait toc! c'est la caboche d'ulysse qui vient de se cogner dans celle de dôlon, un espion troyen, éleveur de pintades dans le civil, qui rampait dans l'autre sens, nos deux héros l'attrapent par la peau du fion, le torturent un peu pour avoir des trucs à raconter à leur boss et l'éventrent proprement, après quoi ils se grouillent de rentrer au camp en chouravant au passage quelques bigadins et en massacrant une bonne douzaine de types qui roupillaient comme des abrutis, on a pas idée de dormir dans des moments pareils

le gars ulysse, un esthète à ses moments perdus, décore son bateau avec le cadavre de dôlon

après ils vont tous se faire une bouffe et picoler pour fêter leur exploit

(vite la suite!)

17.03.2009

l'enculiade - chant 9

army-penis.jpg(le début)

sur la plage c'est la nuit

un peu plus loin aussi d'ailleurs, c'est la nuit partout en fait, sauf peut-être chez les chinetoques naturellement mais comme ces couards sont restés neutres tout au long de la guerre de troie on s'en branle bien

planqué sous une palourde, le grand roi agamemnon siffle discrètement pour réunir ses potes, du moins ceux dont la tripaille est encore à l'intérieur, on se serre un peu sous la palourde et le boss leur fait comme ça en chialant sa race:

- les mecs, je vous cacherai pas la vérité, on est drôlement marrons, si on veut avoir une chance d'admirer le prochain crépuscule sur la mer à gégé on a plutôt intérêt à mettre les bouts fissa, et même les voiles, zeus m'avait pourtant promis qu'on les niquerait tous, comme vous le constatez c'est qu'un enculé et je vous invite à vous convertir au shintoïsme à la première occasion, bon maintenant tenez-vous prêts, à trois je soulève la palourde et on cavale vers les bateaux

- peau de balle, intervient diomède, retourne te cacher dans ton cul si ça t'amuse aga mais moi qui suis au fond rien qu'un gros con de guerrier basique je continue à me battre jusqu'à la mort au champ d'honneur, enfin quoi merde on est pas des tapettes bordel, vous êtes des tapettes vous autres?

là bien entendu ils font tous euh ben nan nan on est pas des tapettes, et c'est ainsi, par la pure puissance de la rhétorique, que diomède parvint à retourner la situation

après quoi le vieux nestor en remet une couche:

- au fait boss, t'as beau accuser zeus qu'est pas là pour se défendre mais c'est quand même pas mal ta faute si on est dans la mélasse, je te rappelle que t'as piqué sa pute à achille au chant 1 et depuis il tire la gueule dans sa tente, si on l'avait à nos côtés dans la bataille j'aime mieux te dire que les fils de hyènes syphilitiques d'en face rigoleraient moins

- putain, fait aga, je me doutais que t'allais dire ça, c'est bon, va voir achille et donne-lui tout ce qu'il veut, des chevaux, de l'or, mon couteau suisse, des meufs à gogo, mes couilles sur un plateau, tout ce qu'il demandera, même sa petite salope troyenne là, briséis, j'en veux plus d'ailleurs, elle a le con tout sec et elle taille les pipes comme ma femme, pour te dire le boulet que c'est, zyva

sitôt dit sitôt fait, un petit groupe d'émissaire rampe jusqu'à la tente où achille et patrocle sont justement en train de pratiquer l'enculage réciproque et simultané, ou e.r.s., connu également sous le nom de serpent ouroboros, un truc que seuls les grecs arrivaient à faire, c'était même des champions, ils avaient construit un peu partout des stades olympiques où ils s'entraînaient toute la journée rapport au fait que c'est pas évident, ça demande une souplesse incroyable et un savoir-faire qui malheureusement s'est perdu à jamais quand l'atlantide a sombré comme une merde

- tiens tiens, fait achille en s'essuyant la bite, qu'est-ce qui vous amène les mecs? est-ce que par hasard vous auriez des petits soucis?

ulysse toussote et prend la parole:

- déconne pas achille, t'as sûrement lu les gazettes, ce coup-là mon vieux on a vraiment le feu au fion because comme l'a signalé à juste titre diomède on est pas des tapettes, loin de là, et donc on peut pas décemment se barrer en courant sans quoi primo toute la civilisation occidentale va se foutre de notre gueule pendant minimum deux trois mille ans et deuzio nos légitimes à qui on a promis des tas de trucs genre pendeloques en or et troupeaux de prisonniers pour faire le sale boulot à leur place, si on se pointe au bout de dix piges les mains vides et la queue entre les jambes carrément elles vont nous massacrer, et d'un autre côté y'a les troyens qui deviennent méchants comme c'est pas permis, c'est simple: si tu viens pas nous filer un coup de pogne on est tous bons pour se faire enfiler trente centimètres de métal dans le gras du bide pas plus tard que demain matin

là dessus il lui fait la liste des cadeaux, sans oublier la petite briséis au con sec mais aux belles miches

- bah putain, répond achille, faut qu'il ait drôlement la pétoche l'aga pour renoncer à une greluche

- ah mais on se chie tous dessus, ça c'est clair, t'es marrant toi, hector il nous a buté trois cent mille fantassins rien que dans la journée d'hier, viens nous aider quoi merde

- vous pouvez bien crever tas de gros connards puants, d'ailleurs on a déjà fait nos bagages nous autres, hein patrocle

- ouaip

- vous vous barrez?

- ouaip, c'est trop bruyant ici, on peut plus s'enculer tranquille, on lève l'ancre à l'aube

- caltez maintenant crétins

- mais achille...

- TIREZ-VOUS BORDEL DE ZEUS OU JE DISTRIBUE DES COUPS DE BOULE A TOUT CE QUI REMUE

l'instant d'après y'a plus que patrocle et lui dans la tente à se bidonner doucement

- la vache comme ils ont flippé

- des couilles molles, ils ont que dalle sous la jupette

- où on en était au fait?

- phase trois, quand je saisis ton truc par derrière pour me le...

- remarque on pourrait faire une pause

- t'as raison, on reprendra l'entraînement demain sur le bateau, avec le roulis ça sera plus marrant, oah...

- qu'est-ce t'as?

- une crampe du trou de balle

- tape-toi une grognasse, ça te détendra

- bonne idée, à demain

- ciao mon chou

c'est beau les amitiés viriles

(vite la suite!)

28.02.2009

l'enculiade - chant 8

Hector.jpg(le début)

éôs une greluche en jupette safran éclairait toute la terre en chantant hare hare, ça voulait dire que c'est le petit matin, les braves guerriers roupillent, soulés à mort dans les deux camps, écoutez-moi bien les dieux se met soudain à brailler zeus, le cul planté au sommet de l'olympe, et une petite formation de grues d'asie mineure à crète fauve tombe en vrille, foudroyée dès la première syllabe, l'air est électrique et le troupeau des dieux pas bien réveillés flippe sa race tellement on sent que le père éternel a la niaque ce matin, il a dû sniffer un champ de pavot avant de venir, à partir de maintenant attention (dit-il) le premier, ou la première, qui intervient dans la guerre de troie, que ce soit en faveur des crétins à tunique jacquart ou de ceux à sandalettes dessus cuir, je veux pas le savoir, mais le premier, ou la première, qui fourre son grand tarbouif là-dedans, je vous préviens je le, ou la, prends et l'envoie à grands coups de pied au derche bouffer des steaks tartare en enfer jusqu'à la fin de ses jours, alors on laisse faire la nature, les instincts et autres destins suivront leur cours, les morts mourront à l'heure et les pipes seront bien taillées dans le meilleur des monde, ai-je été assez clair?

- mais papa, sauf ton respect nous autres on est immortels et du coup la fin de nos jours c'est comme qui dirait pas possible à déterminer avec précision et par conséquent ta punition tu peux te la...

- ta gueule athéna

- bon, bon, moi ce que j'en disais c'était pour toi, allez tiens mon papounet je te sers une petite mousse, à moins que tu préfères un martini, il est encore tôt remarque, n'empêche que maman et moi on se fait juste du souci pour les gentils achéens qui vont se faire allumer grave si on laisse faire la nature comme tu dis, dans mon idée tant qu'achille boudera dans sa tente et passera son temps à s'enculer avec son petit copain patrocle au lieu de trancher la viande humaine comme c'est son métier, on dira ce qu'on voudra, y'aura un sacré déséquilibre des forces en faveur des troyens

- ta gueule athéna, répète zeus en crachant deux trois boules de feu histoire de bien se faire comprendre, et en même temps il fait semblant d'avaler une gorgée de bibine de travers, c'est pour masquer son trouble, il se dit merde, achille, je l'avais complètement oublié ce con, et dire que j'ai promis à sa daronne de faire gagner les troyens, putain le bordel qu'elles foutent les gonzesses quand elles s'y mettent, maintenant va falloir agir incognito, ça va être coton, le doigté c'est pas trop mon truc, moi en général quand j'essaie de loufer en douce trois volcans entrent en éruption, chienne de vie, faut que je trouve fissa une idée pour faire gagner les troyens sans que personne s'en aperçoive

et donc zeus cogite, et plus il cogite plus il panique, et d'avoir toutes ces sous-merdes de dieux autour de lui qui le regardent comme des débiles profonds en attendant les ordres ça le paralyse, sans parler de l'horloge qui ronronne au salon, qui dit oui qui dit non, qui dit t'es dans la melasse mon couillon mais c'est bien fait pour ta gueule, fallait pas promettre n'importe quoi, le temps bordel, il lui faut du temps pour réfléchir, juste un peu de temps...

alors il contacte cronos par télépathie supraluminique:

- allô p'pa, tu me reçois?

- cinq sur cinq

- j'ai un mega souci p'pa, faut que je réfléchisse à un truc super important mais je suis à la bourre, arrête le temps cinq minutes

- jamais

- je te coupe les roustons

- bof, à mon âge...

- steuplé

- crève

- je dis à m'man où tu planques le pif

- déconne pas, d'ailleurs pourquoi tu viens me faire chier, le dieu du temps c'est pas moi, c'est chronos

- et toi t'es qui?

- bah cronos

- putain l'autre il se fout de ma gueule

- mais nan

bon, j'abrège, au bout d'un million d'années (temps einsteinien) zeus finit par piger qu'il s'est gouré de dieu comme un con et va trouver chronos, celui du temps, là on sait pas de quoi il l'a menacé, on sait juste que chronos fait soudain:

- ok ok t'excite pas, j'arrête le temps, c'est bon, mais pas des heures non plus, ça finirait par se voir

- cinq minutes fait zeus, pas plus

et il se remet à cogiter comme un malade et au bout de trois millions d'années (temps subjectif) il trouve l'idée de génie: il va se planquer dans un coin où les autres dieux le verront pas et lancer des éclairs en loucedé sur les achéens, tout le monde croira que c'est l'orage, bon, c'est juste ça son idée géniale qu'il a mis trois millions d'années à pondre, on dira ce qu'on voudra mais les dieux c'était vraiment pas des flèches au niveau de la boîte à neurones, d'ailleurs c'est pas pour rien qu'ils ont disparu de la face de la terre, hein, sélection naturelle

pendant ce temps-là sur le champ de bataille, ça rigole pas, ça s'encule pas non plus, les mecs ont recommencé à s'éventrer les uns les autres et donc zeus se met à balancer des éclairs qui tuent, ça pète de partout, on se croirait à hiroshima, des paquets d'achéens tombent comme des mouches brûlées au troisième degré, les autres se barrent en courant vers leurs bateaux en disant c'est bon, les dieux sont décidément des fils de pute et surtout ils sont pas de notre côté, on va quand même pas se laisser cramer la gueule comme des agneaux à l'hécatombe, on rentre à la maison

y'a juste un achéen qui fuit pas, c'est un vieux qui s'appelle nestor, ils ont tous des noms crétins, j'y peux rien, donc y'a juste ce nestor qui fuit pas mais c'est pas sa faute, c'est à cause que son canasson a une flèche qui lui traverse le crâne de part en part et donc il galope moins vite, forcément, il galope même plus du tout, il se contente de bramer en se roulant par terre où c'est déjà plein de sang dégueulasse, merde se dit le vieux nestor, saleté de bourrin, moi qui l'ai brossé comme un débile pendant des années

là-dessus le troyen hector arrive au grand galop pour trucider le nestor en question

normal

heureusement le courageux diomède, en train de se cavaler comme tous les achéens, se retournant juste une seconde pour vérifier s'il a pas un ennemi au derche, diomède donc voit hector foncer sur nestor et se dit merde ça craint, alors il regarde le vaillant ulysse qui court à côté de lui et lui fait comme ça:

- dis donc, y'a ce chacal d'hector qui s'apprête à décalquer notre ami nestor, on devrait peut-être voler à son secours

mais en apprenant qu'hector est pas loin derrière eux, le fougueux et indomptable ulysse se met à sprinter deux fois plus vite et disparaît à l'horizon dans un nuage de poussière et de mouches à merde, record du 400 mètres pulvérisé, les autres fuyards applaudissent, bon fait diomède, et il va chercher nestor tout seul en zigzagant entre les éclairs de zeus, putain de métier moi je dis

au même moment agamemnon ordonne à teucros, le frère d'ajax, d'aller dégommer hector, mais teucros lui fait un bras d'honneur en disant:

- t'es malade, il est trop balèze hector

- je te filerai un trépied

- suce mon zgeg connard, j'y vais pas, point barre

- tiens ça rime

- désolé

- deux bigadins et un char jantes alliage

- ta mère à oualpé sur l'acropole

- une gonzesse

- une comment?

- une salope, très salope

- jeune?

- treize quatorze ans je dirais, le con frais et puant comme un bigorneau qu'on vient de pêcher

- déconne pas

- le cul rond et lisse et tendu tel la peau de ton bouclier

- putain là je signe, tu me la gardes au chaud la petite, je massacre l'autre con et je reviens

et c'est comme ça que teucros se fait buter stupidement à deux ans de la retraite

alors là hector plus ça va plus y'a rien qui l'arrête, avec ses potes troyens c'est bien simple il pratique une sorte de génocide à la rwandaise, on nage dans le raisiné, la plaine est couverte de types coupés en rondelles et quelque part planqué dans les buissons y'a un keum qui commence à se demander s'il a choisi le bon sujet pour un feuilleton en 24 épisodes, il s'appelle homère, il est correspondant de guerre pour une gazette à deux balles, il réfléchit déjà aux autres métiers qu'il pourrait faire, maquereau ou voleur de chevaux ou conseiller financier

athéna et héra, les deux connasses olympiques, se font aussi du souci pour les achéens, elles essaient même de venir les aider mais zeus les intercepte et leur fout deux claques

la nuit tombe

hector massacre et massacre, ensuite il s'arrête en s'apercevant qu'à la faveur de l'obscurité il vient de décapiter trois canassons et deux copains troyens dont son beau-frère

- bon il fait, temps mort, je commençais à avoir la dalle, on a bien bossé les mecs, on finira demain, allumez des grands feux pour qu'on voit où on met les nougats, on aurait vite fait de se tordre la cheville avec tous ces macchabées qui trainent

(vite la suite!)

17.02.2009

pour les dinosaures j'ai pas fait exprès

dinosaure.jpgexcusez-moi

c'est la faute à régis aussi, j'y ai pourtant répété quinze mille fois de pas venir m'emmerder aux aurores et lui qu'est-ce qu'il fait, il se radine il était même pas midi en gueulant mon engin mon engin viens voir comme il est beau

pour le calmer net j'y ai lancé le radio-réveil mais cette saloperie s'est arrêtée à au moins vingt centimètres de son pif, penser à mettre une rallonge, tu verrais ça jane il a piaillé, mon engin c'est une pure merveille, bordel régis j'ai fait, c'est pas vrai que tu me tires des bras de morphée pour me faire contempler ton zgeg, t'es stone ou quoi, mais non il a glapi, pas mon zgeg, ma machine temporelle, elle marche du feu de dieu

bon

ça c'est depuis qu'il a trouvé ce job de gardien de nuit au lhc, au lieu d'enculer les rottweilers avec ses collègues mon régis tripote les machines qu'y'a là-bas dans le monde souterrain des savants, il fait des expériences, il appuie sur des boutons pour voir ce que ça va donner, si ça va clignoter ou lui péter à la gueule ou quoi, et récemment en sortant en douce des morceaux de leur accélérateur à microbes il s'est mis à construire ses propres trucs, et ça marche, il m'a montré son branleur atomique, son générateur de doigts dans le cul, son presse-nichon à double plateau et synchronisation au centième de seconde, sa nano-pompe à foutre, ce jour-là on s'en est mis partout mais franchement il m'a trop sciée, c'est une tête mon régis

une machine temporelle j'ai meuglé pour marquer la fin du flashback, pas peu fier il a répondu oui m'dame, et elle fonctionne au quart de poil, viens l'essayer, oah un autre jour j'ai fait, j'ai une gueule de bois à couper au couteau, et là j'ai fait mine de me recoucher, ce qui était pas tellement compliqué vu qu'en fait j'étais pas encore complètement levée à 100%, j'avais juste ouvert un peu les yeux, mais bien sûr régis a insisté, sans ça j'aurais rien à te raconter, nan jane, me fais pas ça, faut absolument que ça soye ce matin, tout de suite, maintenant, je t'expliquerai etc., je sentais bien à travers mon cirage qu'il essayait de m'embrouiller alors en sifflant un reste de kro qui traînait à côté du lit j'ai demandé tu l'as essayée toi la machine au moins, c'est que j'ai pas envie de me retrouver atomisée dans tous les sens moi, déjà que j'ai mal au cheveux, héhé il a répliqué en bougeant les sourcils à toute vitesse, et rien que de le voir faire ça j'avais mal au coeur, héhé, figure-toi ma jane que je suis justement en train de l'essayer

non!

si!

la machine?

yes

vu que je comprenais que dalle et histoire de me donner une contenance j'ai titubé jusqu'à la cuisine, ouvert le frigo et passé la tête à l'intérieur en gueulant je comprends que dalle régis, le froid m'a fait du bien, et surtout j'ai repéré à deux pas d'un yaourt recouvert de moisissure bleue une merguez pas finie que j'ai bouffée d'un coup, on entendait un bourdonnement pas catholique, j'espère qu'il va pas tomber en panne je me suis dit en refermant la lourde, mais c'était juste lisa roulée en boule sous la table qui ronflait sa race, serrant contre elle une bouteille de pif, j'y ai aussitôt arrachée seulement merde elle était vide, ok j'ai fait en revenant dans la chambre, je viens à condition qu'on s'arrête acheter un pack à l'arabe avant, bon alors fais vite il a dit, j'ai enfilé mes grolles et ma jupe-culotte par dessus mon pyjama rouge et on est descendus, tu comprends moi je viens du futur il a fait, quand ça j'ai demandé, ben là maintenant, en fait si tu veux je suis le régis de demain soir

non!

si!

putain régis je capte rien

c'est pourtant simple, j'ai fait un petit saut pour chauffer le moteur, c'est pour ça que je peux pas rester longtemps, ah bon pourquoi, ben sinon ça peut causer des oscillations temporelles hypercraignosses figure-toi, j'ai lu ça dans un bouquin des savants, mes atomes ils ont pas le droit d'être là tu comprends, ça provoque un déséquilibre dans la trame du grand tralala et à la longue tout le continuum cosmique peut nous éclater à la gueule, t'as du blé j'ai fait, il a payé l'arabe et on est ressortis dans la rue, bon elle est où ta machine temporelle, il me l'a montrée et c'était ma bagnole, mais c'est ma bagnole j'ai bramé, écoute jane j'ai vu ça dans un film et surtout il me fallait une source d'électricité facile à déplacer alors j'ai branché sur ta batterie, l'enculéééééé, tu veux une mousse, il a hoché négativement en s'asseyant au volant pendant que je m'affalais à la place du mort, bon alors où on va ma jane, y'a une époque que t'as envie de voir, j'ai demandé on peut aller n'importe où, yes mais on restera pas longtemps hein comme je t'ai dit, à cause des atomes et des oscillations, j'ai roté un coup pour m'éclaircir la voix, j'aimerais bien voir crever les dinosaures, moins 65 millions d'années et des bananes, je me suis toujours demandée ce qu'avait bien pu leur arriver, est-ce qu'ils ont voté pour un connard genre sarkozy, est-ce qu'ils ont loufé tous exactement en même temps dans la couche d'ozone ou quoi, et régis a fait no problemo, c'est parti ma cocotte, pendant que je décapsulais une autre canette il s'est mis à tripoter un tas de cadrans qu'il avait vissés sur mon tableau de bord et tout à coup la rue et les immeubles ont disparu, des lumières de toutes les couleurs ont tourbillonné de plus en plus vite, putain régis arrête ça, ma voix était déformée, c'eeeeest booooon a fait régis, ooooooon aaaaaaaaaarrrrriiiiiiiivvvvvvve, le feu d'artifice a cessé brusquement, on était dans une sorte de parc, j'ai sauté de la bagnole et couru lâcher une gerbe énorme et puante derrière le premier arbre, une sorte de pin gigantesque, j'en avais jamais vu des comme ça, tout le secteur était trop zarbi, par terre y'avait pas un seul brin d'herbe ni papier gras ni rien, juste des aiguilles de pin et des merdes grosses comme des maisons à perte de vue, genre qu'à côté ma gerbe pourtant maousse elle faisait pitié, euh jane a chuchoté régis, tu devrais revenir dans la voiture, t'as raison j'ai fait en crachant un machin visqueux, rien de tel qu'une bonne bière pour me remettre l'estomac dans le bon sens, mon salaud tu m'avais pas dit que ça remuait les tripes ta machine à la con, régis a voulu répliquer un truc mais à ce moment-là un 747 a fait péter ses réacteurs juste à dix centimètres de mes oreilles, il est malade ce mec j'ai braillé en me retournant prête à filer des coups de boule à tout l'équipage, seulement au lieu d'un 747 c'était une gueule ça comme avec des dents partout et des bouts de barbaques en décomposition et qui puait pire que la chatte à lisa, j'ai bondi dans la bagnole, verrouillé les portières et décapsulé une mousse, le monstre a levé une patte avec des orteils de trois mètres chacun et comme on dit dans les bouquins le ciel s'est obscurci, fallait que je me grouille si je voulais finir ma canette

et là j'ai entendu deux bruits bizarres

le premier c'était régis qui chialait sa race maman je vais mourir et tout, j'y ai filé une beigne en disant ferme un peu ta grande gueule, écoute voir

l'autre bruit, genre chutes du niagara mais par intermittence, c'était le dinosaure qui reniflait, avec son groin plein d'écailles dégueulasses il avait flairé un truc, il cherchait d'où ça vient, finalement il a gentiment reposé sa papatte juste à côté de la bagnole et s'est éloigné un peu et on a entendu un nouveau bruit, genre encore plus immonde, mais qu'est-ce qu'il fout a demandé régis, il bouffe mon vomi j'ai fait, barrons-nous

mais là rien

ce pauvre crétin était comme foudroyé, incapable de bouger un doigt, il a fallu que je le cogne encore et que j'y fasse boire une canette pour qu'il sorte de sa transe, mais pas plus d'une je me suis dit, vu que c'est lui qui conduit, pendant ce temps-là le monstre avait fini son petit-déj, normal, y'en avait pas lourd, juste un bout de merguez arrosé à la kro, un dinosaure de cette envergure risquait pas l'indigestion, sûrement même que ça lui avait comme qui dirait ouvert l'appétit, il s'est retourné et nous a regardé méchamment, très méchamment, genre ben laden en colère, la gueule immense et béante avec un peu de ma gerbe qui lui coulait sur le côté, mais barrons-nous putain, régis s'est affolé, ses paluches tremblaient, il trouvait plus les commandes, j'ai baissé ma vitre et balancé une bouteille sur le monstre, une vide, pour le ralentir je me disais, mais ça l'a énervé encore plus, il a couru vers la bagnole en rugissant comme un débile, en voyant ça régis a simultanément poussé un hurlement et chié dans son froc, j'ai préféré pas remonter ma vitre, cette fois j'ai pensé c'est la fin ma vieille et comme dans un film projeté en accéléré j'ai revu lisa déguisée en huître marennes-oléron le jour de son anniversaire quand elle s'était déchiré l'utérus en voulant nous faire un numéro d'équilibriste sur le bord de l'évier, j'ai souri, en même temps ça me faisait mal au bide, adieu, adieu mon bel amour, ô lisa te souviens-tu quand nous fourrions à perdre haleine, dire que cette connasse ne s'apercevra pas de ma disparition avant 65 millions d'années, plus 24 heures le temps qu'elle dessoule, merde, c'est trop con la vie je me disais

et là le dino s'est arrêté net, s'est mis à tousser, à cracher, à gueuler et à se tordre comme lisa la fois où elle avait bouffé les médocs du chien à régis quand il a des pustules (le chien) et ensuite il s'est effondré raide mort (le dino)

silence pesant sur le crétacé

mais pas bien longtemps, des bestioles de toutes les tailles et de toutes les couleurs ont commencé à rappliquer de partout, elles se sont jetées sur le cadavre pour le bouffer et bien sûr se sont mis à crever à leur tour en poussant des hurlement de souffrance et j'ai fait remarquer à régis que le tas de barbaque en expansion menaçait de s'écrouler sur la bagnole, compris il a fait, brusquement il avait recouvré son sang froid et même si ça puait la merde j'ai quand même sifflé une bière pour fêter ça pendant qu'il pianotait comme un fou sur ses cadrans et on a réintégré le temps présent en bonne et due forme, lisa dormait toujours mais pour en déduire l'heure macache, d'une pichenette j'ai décapsulé la dernière mousse (c'était un pack de sept) pendant que dehors régis faisait un créneau pour garer la machine temporelle, je crois que c'est mon vomi qui les a tués, les histoires de météorite géante c'était du pipeau

13.02.2009

l'enculiade - chant 7

cadavres.jpg(le début)

alors hector retourne dans la plaine et gueule écoutez voir ô mes poteaux, et vous aussi tas de fieffés connards venus nous briser les noix depuis l'autre côté de la mer, le coup du duel dans le fond c'était pas une mauvaise idée, on va refaire ça mais seulement faudrait pas que les dieux s'en mêlent comme la dernière fois, bon, qui s'y colle?

chez les achéens un mec s'avance, ajax, surnommé le nettoyeur, rapport au fait que tout gosse les bidasses l'ont pris en charge et dressé, entre autres, à nettoyer les chiottes à la brosse à dents, très con mais un colosse, rien qu'à le regarder faire bouger ses deux quintaux de viandasse t'es déjà mort à moitié

en face évidemment personne, les troyens regardent en l'air ou font semblant d'être soudain super occupés à s'éclater les boutons d'acné, on entend schplit schplit schplit, de petites gerbes de pus jaillissent ici et là en décrivant de joyeuses paraboles au-dessus du charnier, schplit schplit schplit et schplouf, là ça vient de derrière le canasson de pâris, c'est là qu'il est planqué, il vient à nouveau de se fienter dessus le salaud, bon ça va j'ai compris fait hector en s'avançant au devant d'ajax

les deux adversaires se saluent respectueusement en se crachant sur les godasses et en essayant de se broyer mutuellement la pogne, les autres font cercle et se curent le pif, le duel commence, hector balance un bon coup de latte dans l'estomac d'ajax, l'achéen réplique en lui crevant un oeil, manque de pot la nuit tombe juste à ce moment-là, chiotte fait hector, bordel renchérit ajax, les dieux sont drôlement relous ces derniers temps, tu m'étonnes, on remet ça demain, ça le fait, t'es un brave toi tiens je te file ma ceinture à clous, merci, accepte mon couteau suisse en échange, cool, à demain, ciao, bye

chacun rentre dans son camp, grosse beuverie des deux côtés avec des taureaux à la broche et des chansons pornos, à un moment pâris sort son zgeg énorme et tente de pisser dans une amphore à trois mètres mais il est tellement raide qu'il se pète la gueule et se met à ronfler aussi sec la bite au vent, phénoménal, on entend les troyens se marrer jusque dans le camp adverse où agamemnon pose son litron et soupire en disant c'est quand même crétin qu'on soye obligés de tous les buter ces chacals, finalement quand tu regardes bien ils sont pas très différents de nous autres, et ménélas la bouche pleine de bidoche et de graisse lui répond en postillonant dans tous les sens bien vrai ça, mais qu'est-ce que tu veux, la guerre c'est la guerre, et pis je me permets de te rappeler qu'ils m'ont carotté ma gonzesse

- une pute

- n'empêche, frérot, n'empêche, c'est question de principe

- ouais, question d'honneur

- tu l'as dit bouffi, l'honneur nom de dieu c'est ça qui fait un bonhomme, le reste c'est rien que de la branlette, c'est de la merde

- à propos tu trouves pas que ça sent bizarre ici

- la viande rôtie?

- nan c'est pas ça

- les panards à ajax?

- nan

- bon j'ai loufé ma race, ça doit être la bière

- pas ça non plus, je sais bien que t'es qu'un gros porc mais je reconnaîtrais l'odeur

- alors je vois pas fait ménélas en haussant les épaules, à part les milliers de cadavres qu'y'a autour de nous je vois vraiment pas ce qui...

- mais c'est ça! putain je les avais carrément oubliés! nos frères, nos cousins germains, nos potes, nos compagnons d'armes, nos collègues de branlette, nos...

- rhooooooo déconne pas aga, je te vois venir mais on en a tous plein les bottes, on verra ça demain

seulement agamemnon, même à jeun, il perd jamais une occasion de montrer à tout le monde qui c'est le chef incontesté et les voilà qui posent à contrecoeur leurs litrons pour se mettre à entasser les macchabées dans un coin et y foutre le feu, ça refoule encore pire qu'avant, heureusement que les mecs c'est des guerriers, des durs, blindés d'honneur et d'alcool, et pendant qu'ils triment aga se saoule à mort, le ciboulot en effervescence il lui vient plein d'idées, là on va creuser un fossé pour que ces enculés de troyens tombent dedans comme des cons, ici on va construire un rempart en bois pour protéger nos bateaux des attaques surprise et ainsi de suite, bon, les achéens sont tous tellement d'équerre qu'ils obéissent

pendant ce temps chez les troyens ça s'engueule à moitié, un type a proposé de mettre fin à la guerre en restituant à ménélas sa grognasse et son pognon, ok pour le pognon concède pâris, mais la meuf pas question, vous me l'enlèverez pas, pour une fois que j'en trouve une qui suce correctement et qu'avale le foutre sans faire de simagrées excuse-moi mais c'est niet

alors un jeune troufion un peu juste au niveau des neurones est désigné pour porter l'offre de paix aux achéens, agamemnon lui fait gentiment casse-toi, tu vois pas qu'on est en plein boulot, mais l'autre insiste pour avoir sa réponse et les achéens qui commencent à avoir mal aux cheveux sont obligés de l'étriper, la guerre c'est sans pitié

après ça tout le monde va se pieuter

(vite la suite!)

21.01.2009

l'enculiade - chant 6

hector.jpg(le début)

et donc tous les connards en présence repartent à se foutre sur la gueule comme des gros bouffons et le récit devient emmerdant comme tout: gégé trucide louison qui trucide abdel qui trucide jean-rené qui trucide michael qui trucide bokassa qui trucide miloud qui trucide un gars dont j'ai oublié le nom qui trucide gilou la touze qui manque de peu de trucider ménélas qui trucide personne du fait que le type qu'il avait pécho (appelons-le andré) préfère lui lécher les couilles sous la jupette en échange de sa pitoyable existence de bidasse troyen à deux balles

agamemnon quand il voit ça, jaloux comme il est, il vient engueuler son frangin en ces termes (je cite):

- qu'est-ce que tu fous? on massacre ou on s'encule? faudrait savoir! je te rappelle que c'est quand même pour l'honneur du boule de ta sale teupu d'épouse qu'on est tous là à s'entredéchirer joyeusement la viandasse

- putain t'as raison, qu'il répond ménélas, j'avais la tête ailleurs

sur quoi d'un coup de genou boudeur il éclate la cervelle audit andré et (c'est un gars qu'aime bien finir le boulot) lui écrabouille en fait tout l'espèce de sac rempli de vomi qui lui tient lieu de dépouille mortelle, à l'exception toutefois de la rondelle à merde et d'un bout de rectum sanguinolent qu'il conserve par devers lui pour s'amuser les soirs d'hiver dans sa chambrette, car en effet (les dieux m'en soient témoins) les soirs d'hiver à sparte sont particulièrement chiant, surtout quand on est un gros lourdaud analphabète genre ménélas, flanqué d'une légitime un peu chaudasse sur les bords du con, certes, mais pas souvent à la maison

à un moment donné ça commence à vraiment sentir pas bon pour les troyens, alors hector se dit comme ça qu'il serait peut-être temps de faire une petite prière à cette conne d'athéna, qu'elle vienne nous aider quoi

évidemment c'est qu'un prétexte pour se planquer dans la ville, seulement ses copains sont tellement abrutis qu'ils s'en rendent pas compte et continuent de se faire éventrer par bataillons entiers pendant que l'autre chacal d'hector court à la ville rameuter toutes les pouffiasses, et voilà que dans la ville aussi (où jusqu'à présent on se contentait de se frotter mutuellement la moule en attendant le retour des hommes) on se met à étriper à qui mieux mieux, bon d'accord cette fois c'est juste des vaches, des moutons et des prisonniers politiques qu'on saigne mais t'avoueras quand même qu'ils ont drôlement le goût du sang tous ces fondateurs de la civilisation occidentale

moi ce que j'en dis

et vas-y que je te découpe la barbaque, et que je te fais cramer tout ça pour faire plaisir aux dieux qu'en ont de toute façon rien à branler, bref, entre la guerre et les sacrifices de bestiaux, dans les environs de troie ça commence sérieusement à refouler pire qu'à auschwitz

là dessus hector en profite pour passer voir sa meuf, andromaque, avec l'idée d'éventuellement la sauter vite fait, après tout il va peut-être mourir au combat juste après, il se dit que ce serait dommage de clamser les valseuses pleines de foutre, pas vrai?

il tombe sur son frangin pâris et la salope hélène toujours en train de niquer depuis tout à l'heure (voir chant 3), pire que des animaux ces deux-là franchement, aucun respect pour les milliers de mongoliens qui s'entretuent par leur faute de l'autre côté des murailles, d'ailleurs hector se fait pas prier pour traiter son frère d'enculé mais hélène intervient et lui fait comme ça en lui mettant ses nichons sous le nez:

- calme-toi donc mon totor! tu bois un coup avec nous? un petite pipe?

- pas le temps, je cherche ma gonzesse, vous l'auriez pas vue par hasard?

- allez... juste une petite...

bon bref, après bien des péripéties hector finit par retrouver sa légitime, seulement pour la culbuter macache: elle a le gamin dans les pattes!  (c'est le jour de rtt de la nounou) et le gamin, lui, quand il voit venir ce grand connard chelou, pas rasé, couvert de sang et de bouts de métal des pieds à la tête, puant la sueur, la merde et la vinasse, brandissant un coutelas long comme le bras et une lance avec des morceaux de cuir chevelu encore accrochés au bout, évidemment il se met à chialer et à pousser des cris de terreur, mets-toi à sa place

- qu'il est con ce gosse, qu'elle fait andromaque, tu vois pas que c'est papa?

sur quoi le mouflet chiale deux fois plus fort

- fous-y une rouste ok? qu'il fait hector, et il se casse

pâris lui court après:

- hector! attends-moi!

- ben alors tu viens massacrer finalement?

- j'ai le zgeg en feu et les roustons comme des vieux pruneaux qu'on aurait oublié au fond d'un placard depuis le début de la guerre, qu'il répond pâris, l'autre pute arrête pas de vouloir me le pomper, je préfère affronter les achéens

- les femelles et les chiards hein, quelle merde!

(vite la suite!)

13.01.2009

l'enculiade - chant 5

aphrodite.jpg(le début)

la guerre de troie, quand on regarde bien, depuis le début c'est la faute aux dieux

parfaitement

si les dieux étaient pas venus y fourrer leur grand pif, non seulement toute cette navrante histoire se résumerait à un simple entrelardage de deux trois heures entre abrutis casqués (comme le jt en est rempli) mais en plus elle aurait pas fait dix lignes dans les journaux du soir, quelque part entre le stérilet puant de madonna et le dernier procès à dieudonné, au lieu de quoi on en finit pas de se farcir ces conneries et de se les raconter à tort et à travers depuis plus de trois mille ans, merci bien

c'est les dieux et les femmes les responsables de tout ce bordel

et les pires responsables c'est les ceusses qui cumulent les deux handicaps: les déesses

alors là les déesses...

prends cette garce d'athéna par exemple, déjà qu'afin de réchauffer les esprits elle a plus ou moins transpercé d'une flèche le bide à ce gros cocu de ménélas, la voilà maintenant qui refile ses pouvoirs magiques à un nommé diomède, un troufion achéen plutôt molasson en temps normal et qu'avait rien demandé à personne mais qui se met soudain à baver et cracher des boules de feu sur l'ennemi au mépris des conventions de genève, tu trouves ça fair play toi?

bon

alors grondant tel le lion qui veut épater sa meuf, diomède:

  1. éventre
  2. décapite
  3. énuclée
  4. châtre
  5. charcute
  6. déchiquette
  7. écrabouille
  8. défigure
  9. massacre
  10. ruine
  11. nique
  12. trucide
  13. lacère
  14. hache menu
  15. envoie valser dents, couilles et calottes crâniennes
  16. tranche cous et pines
  17. arrache nez, oreilles, langues, coeurs, reins, foies, vésicules biliaires, cheveux, ongles, doigts de pieds mal fixés
  18. se livre à un tas d'autres actes tellement barbares que je préfère pas en parler ok?

dans sa furie goldorakesque il manque même de bousiller un noble et courageux trouduc troyen qui s'appelle énée et qui va pas tarder à se cavaler à toutes jambes en pleurant sa race pour fonder à l'autre bout de la terre l'empire de sinistre mémoire que tu sais, mais pas tout de suite, non, pour le moment énée et diomède roulent dans la poussière en poussant des cris de loufdingues que leurs abrutis de papas respectifs ont dû leur apprendre les soirs de cuite

la routine quoi

mais revenons en arrière d'une vingtaine d'années si tu veux bien (sinon c'est pareil)

il est treize heures, tout est calme, c'est le plein mois d'août et l'ardeur assassine de l'astre diurne abrutit la plaine troyenne à grands coups de rayons cancérigènes

digérant ses souvlakis au vieux rouge qui tache, un certain anchise pique un roupillon sous son pommier préféré pendant que ses vaches (car il est péquenot) se contentent de brouter telles des connes dépolitisées

QUAND SOUDAIN !

une forme vaguement bizarre plonge sur lui du haut du ciel en criant banzaï! et s'empale droit sur sa queue (car il avait la gaule)

genre on peut même plus se remonter la jupette pour s'aérer le trou de balle à l'ombre des pommiers

c'est un monde

devine qui a fait le coup

encore une déesse, bien entendu

cette fois c'est aphrodite, déesse de la beauté et du feu au derche

neuf mois plus tard (car pour les déesses c'est exactement comme pour les grognasses normales) dans un jaillissement de merdasse sanglante cette grosse truie donne naissance au gars énée, lequel grandit, grandit et GRANDIT à n'en plus finir jusqu'au jour où nous le retrouvons comme je t'ai dit sous les remparts de troie, fort occupé à déchiqueter les intestins à diomède avec les dents tandis que ce dernier lui cisaille le poumon gauche au moyen d'un vieux coupe-ongles ébréché

alors là, aussi sec, maman aphrodite (dont le sang n'a fait qu'un tour) s'interpose pour sauver son chiard

seulement bon c'est pas trop le moment et elle se prend évidemment un coup de sabre laser qui lui ouvre la viande en deux du menton jusqu'au nombril, c'est rigolo remarque, ça lui fait comme une deuxième chagatte gigantesque et violacée, tu vois, mais elle au lieu d'en profiter pour se faire enfiler d'un seul coup par cette double armée de branleurs bien échauffés (pour ne pas dire turgescents) elle préfère se réfugier dans les nuages en pleurnichant telle une gourde

bon débarras

sauf que, pisseuse jusqu'au bout, elle va illico se plaindre aux autres dieux et qu'arès lui-même, dieu de la baston et des bites au cirage, arrête son char pour venir se frotter le gourdin aux boucliers de peau des troyens, ce que voyant zeus renvoie aussi sec l'athéna avec mission de soutenir les achéens, bref ces enfoirés de dieux recommencent à foutre leur merde et pervertir les lois de la guerre civilisée et carrément ça devient grave torride sous les murs de troie, surtout pour le simple mortel évidemment, toujours le même à trinquer, le petit gars au fion à peine poilu qu'a signé par hasard un soir où il était raide pété au fond d'un bar, on lui a filé une jupette kaki, une lance, un paquet de clopes et le voilà comme un con à des milliers de stades de chez lui, entouré de gros lourdauds et d'armes de destruction massive mais je vais te dire: lui on s'en branle, ce qui nous intéresse c'est les grosses légumes du genre zeus, athéna, aga, hector et compagnie, ceux qu'ont du répondant question pognon, tandis que les autres, les qui figurent pas dans le bottin mondain, on les trucide par paquet de cent et on se dépèche d'oublier leurs noms

tiens! pendant que je te raconte tout ça y'a diomède (avec un petit coup de pouce d'athéna) qui éventre un peu le gars arès, lequel file au ciel pour dire à papa zeus que c'est pas de jeu et ça suffit comme ça vos conneries, l'autre avec son épée il a failli me ruiner ma mise en plis

et zeus lui fait comme ça en se décapsulant une mousse: je t'emmerde ok?

(vite la suite!)

10.01.2009

l'enculiade - chant 4

usa_army_wallpapers_1.jpg(le début)

en regardant le match toute la fine équipe des dieux se biture joyeusement au pastaga mêlé de nectar (deux tiers, un tiers) quand soudain leur chef (zeus) se met à gerber et gerber, après quoi (tout en s'essuyant  grossièrement avec sa barbe) il déclare que bon visiblement c'est ce gros sac à foutre de ménélas le vainqueur du duel hein, y'a pas photo, qu'il emporte sa teupu sans trop de chahut et basta, on s'est bien marrés quand même, pas vrai? merci les humains, c'était du grand spectacle, maintenant soyez gentils, serrez vous la pogne et rentrez chez vous faire vos prières ok?

- ben merde alors! qu'elle fait héra sa bourgeoise (c'est toujours par les femmes que le bronx arrive au fond, on en a la preuve une fois de plus) et elle explique en tortillant du cul pour essayer d'envoûter zeus: ces petits pédés de troyens vont quand même pas s'en tirer comme ça sans mise à sac ni enculage en masse, ce serait pas sport, attends, les achéens ça fait dix ans qu'ils sont là! dix ans qu'ils bavent de désir au pied des remparts, à s'astiquer le manche en attendant le jour où ils pourront enfin défoncer murs et fions dans un même élan cathartique... et pis surtout... euh... je leur ai promis la ville moi sacré bordel de chiotte!

aussi sec zeus lui fout une rouste olympienne pour lui apprendre la politesse mais au final, comme il a le coeur tendre, il cède et appelle athéna, déesse de la guerre et d'un tas de trucs:

- fais un saut sur le terrain, cocotte, et explique à ces crétins d'achéens que la guerre c'est la guerre quoi, les serments, pactes et autres machins solennels ont pas plus de valeur que ton premier poil de chatte

bien obéissante (limite lèche-cul) athéna se pointe au milieu des deux armées et là il lui vient soudain des scrupules de petite merdeuse et elle pense dans sa cervelle de dinde: 'tain, je peux quand même pas leur dire de recommencer à s'entrelarder les uns les autres et qu'on en a rien à branler nous les dieux, ça se fait pas etcétéra etcétéra

bref comme il se trouve qu'elle est aussi déesse de la sagesse (ça me revient maintenant) et que les dieux sont franchement plus à une saloperie près, elle a une idée dégueulasse: avec ses pouvoirs extrasensoriels elle hypnotise un trouffion troyen moyen qui passait par là et lui ordonne de décocher une flèche sur ménélas là maintenant tout de suite et alors là t'as mon ménélas qui se met à gueuler: oh naaaaaaaaaan! chuis mort les mecs! aaargh! c'est l'autre là-bas avec les cheveux crépus! je l'ai vu! il m'a transpercé le coeur! regardez! la vache! comme ça pisse le sang! je meurs! chuis déjà à moitié clamsé! juste au moment où j'allais récupérer mon boudin conjugal! enfer et foutre c'est trop pas cool etcétéra etcétéra... à vrai dire il braille tel la pire chochotte pendant un bon quart d'heure en caguant dans son froc non stop jusqu'à ce que son frangin aga(memnon) lui fasse discrètement remarquer que bon il a juste une égratignure d'un millimètre et qu'il remonte sur son canasson fissa car (je cite) l'heure est venue qu'on aille leur faire bouffer du sable aux troyens

d'ailleurs à ce moment-là des deux côtés du terrain retentit le même cri unanime et vengeur:

- kowabunga!

et les dieux se remettent à se poivrer en ricanant

(vite la suite!)

06.11.2008

l'enculiade - chant 3

Helen_Menelaus_Louvre_G424.jpg(le début)

les deux armées s'avancent en se regardant dans le blanc des yeux, on sent un frémissement dans l'air matutinal et poussiéreux de la plaine troyenne, exactement le genre de frémissement qu'on sent quand ça va pas tarder à chier des bulles

en tête des achéens t'as ménélas, catégorie super lourd, un gros tas de muscles méchant comme pas deux, capable de décapiter un cheval d'un coup de dents, frangin à aga et roi lui aussi, tu peux pas te tromper tfaçons c'est tous des dieux ou des rois de quelque chose les mecs, et les nanas des putes, comme quoi même y'a deux cent mille ans la société reposait déjà sur des bases solides

en tête des troyens: pâris, catégorie brad pitt

pâris je peux difficilement le passer sous silence vu que d'abord c'est le fils de priam, roi de troie, mais surtout c'est lui le responsable de tout ce bordel, à savoir la guerre, pâris a piqué pas mal de pognon à ménélas, il lui a même gaulé sa meuf, une espèce de marie-salope dont je tairai le nom par charité, ménélas fin énervé a rameuté aussi sec tous ses copains arsouilles et voilà pourquoi on les retrouve dix ans après le glaive à l'air sous les remparts de troie tu piges? venger l'affront qu'ils disent, en d'autres termes couper les couilles à pâris et récupérer la greluche

bref les armées s'avancent tandis que là haut tout là haut zeus et ses potes -- qu'ont jamais rien d'autre à branler, note bien -- matent et se resservent un pastis

et flaf! en voyant la carrure à ménélas, pâris vient de chier une grosse bouse dans sa jupette, il va pour faire demi tour et courir se planquer quelque part en chine quand y'a son frère hector qui l'attrape par les couettes et lui fait:

- dis donc la tapette! alors comme ça tu fous ta zone et après tu te débines?

- moi? oh putain t'as raison totor, chu qu'un misérable, et d'ailleurs c'est dommage qu'on soit des millions et des millions de valeureux guerriers là dans la plaine à s'entrelarder à cause d'une morue hein, alors plutôt je vais me battre en duel avec ce gros con de ménélas, seul à seul, çui qui gagne embarque la pouf et c'est marre, qu'est-ce t'en dis?

bon hector lève le pouce bien haut et va trouver agamemnon et ménélas pour leur proposer le deal, et ménélas fait:

- ok mais on écrit tout ça sur papier, j'ai pas envie de me faire enculer deux fois

aga se fend la gueule et lui donne une claque dans le dos à lui décoller les poumons:

- sacré couillon! tu sais bien qu'on sait pas écrire, on est tous des bidasses et des rois

- alors euh on demande à zeus de faire comme qui dirait le notaire et cochon qui s'en dédit

- ça marche, fait aga

- ça le fait, approuve hector

vite ils attrapent deux trois moutons, les égorgent et se foutent du sang partout en gueulant ô zeus immortel au petit zgeg, écoute un peu ce qu'on a pensé nous autres etcétéra, et bien entendu zeus était déjà au courant mais bon il fait semblant d'écouter en ricanant dans sa barbe et en toussant un peu à cause de la fumée et de l'odeur dégueulasse des moutons cramés, il devrait pourtant avoir l'habitude mais bon, ensuite le duel commence, dès la première reprise ménélas estourbit pâris en lui lançant une crotte de nez, lui envoie valser toutes les dents d'un coup de genou, fait un double noeud gordien avec ses roupettes et le retourne afin de l'enculer comme c'est l'usage pour le vainqueur depuis la nuit des temps mais soudain aphrodite, déesse de l'amour et des plumes dans le fion, emporte le petit blaireau à travers les nuages, je sais pas ce qu'elles lui trouvent toutes à pâris, il a peut-être une bite énorme si ça se trouve, en tout cas aphrodite le rafistole vite fait et pâris atterrit dans sa chambrette juste à côté de l'enjeu du duel -- la meuf à ménélas tu sais? cette chiennasse sur qui je prèfère pas m'appesantir vu que probablement toute la gent masculine grecque a dû lui défiler sur le berlingot -- qu'il se met à troncher incontinent pendant que dehors ménélas s'écrit ouèèèèè on a gagné les mecs! bon filez-moi ma salope de femme maintenant et bonjour chez vous ok?

(vite la suite!)

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