01.05.2009
retirer mes guignols d'irak
et pas dans cent sept ans hein
maintenant!
pendant qu'on y est, retirer les troupes d'afghanistan
retirer les troupes d'un peu partout en fait
rapatrier tous ces pauvres crétins et débloquer du pognon pour leur apprendre un vrai métier
refonder l'assurance maladie, l'assurance chômage, les retraites, arranger tout le bordel de façon à offrir à chacun une vie décente
mettre un terme au hold-up permanent de la finance
avec le blé récupéré, assurer la transition vers la décroissance
quoi d'autre?
ah oui, désarmorcer ces saloperies de missiles nucléaires, bon dieu je sais même pas combien y'en a au juste, démanteler le complexe militaro-industriel quoi merde
rouvrir évidemment le dossier du 11 septembre
avec, pour changer, une commission réellement indépendante
traduire bush et sa clique (et les financiers au-dessus d'eux) en justice pour crimes contre l'humanité
bon là c'est la fête du travail, pas de bol, mais je m'y mets demain matin, promis
08:06 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : bush, obama, usa, politique, golfe, guerre, 11 septembre
17.04.2009
l'enculiade - chant 11
bref au matin chacun enfile son armure en or massif rehaussé d'argent vu que c'est tous des rois bourrés de pognon et, après une tige et un petit kawa sur le pouce, se dirige vers le champ de bataille en rouspétant rapport au fait que la femme de ménage est encore pas passée et y'a des macchabées partout qui jonchent dégueulassement, c'est pas des conditions de travail ça, mais discipline oblige les deux armées se mettent quand même en rang l'une en face de l'autre et commencent à méthodiquement s'entrepercer la viande jusqu'à la pause de trois quarts d'heure à midi, sans compter les pauses pipi ça va de soi, on est pas des chiens
alors agamemnon on sait pas ce qui lui a pris ce jour-là: il était déchaîné
il tuait, il tuait!
les autres c'est pas dur, ils se sont mis à le regarder d'un sale oeil, voire à maugréer dans son dos que c'est rien qu'un enculé de stakhanoviste, c'est quoi ces cadences infernales? qu'est-ce qu'il cherche à démontrer au juste hein? qu'on y va pas à fond de notre productivité potentielle? bordel il a qu'à dire franchement qu'on est des feignasses et c'est marre
bon faut reconnaître n'empêche que grâce à aga les troyens se barrent dans tous les sens, y compris hector qu'est déjà rendu loin loin dans la campagne, caché au milieu d'un troupeau de vaches, quand soudain une greluche à moitié à poil apparaît et lui fait comme ça: valeureux hector, c'est le père éternel qui m'envoie, va donc délivrer orléans et bouter les anglois hors du... merde c'est pas ça, qu'est-ce que j'ai foutu de mes notes... ah voilà: t'inquiète pas valeureux hector, le vent va tourner, retourne au combat vite fait
ah bon tant mieux fait hector, après quoi il rameute ses troupes en fuite et regalope vers le champ d'honneur où, en effet, agamemnon a chopé une ampoule à la main droite à force de couper des têtes, il se réfugie dans sa tente afin de se faire sucer pour oublier la douleur, et hector se met à son tour à massacrer comme un damné, les achéens tombent comme des merdes
c'est le moment pile où achille se réveille avec la gueule de bois en pensant saloperie de foutre on avait dit qu'on levait l'ancre à l'aube, quelle heure il est?
dehors on entend des gens hurler et croiser le fer genre il doit être au moins neuf dix heures
achille sort en gueulant patrocle!
personne
il va pour pisser son bol contre un buisson mais dérape sur une flaque de sang frais
NOM DE DIEU PATROCLE!!
patrocle apparaît et lui fait la bise, il se passe quoi mon chou?
- où t'étais putain, ça fait deux heures que je t'appelle, c'est quoi ce boucan, ces flaques de raisiné partout?
- tu sais bien, la guerre de troie
- hé bé, on dirait qu'une fois de plus ça chie pour les achéens, va voir où ils en sont, pis trouve-moi de l'aspirine, un shoot de blanche, n'importe quoi mais fissa
- ben toi mon coco tu t'es levé du pied gauche
achille balance une pataugas que patrocle évite facilement avant de courir chez le vieux nestor: ça boume? il en est où le score?
- c'est ce gros enculé d'achille qui t'envoie fait nestor, dis-y que diomède, ulysse et agamemnon sont blessés, qu'il nous reste juste trois fantassins armés de coupe-ongles pour tenir tête à hector et son armée, et dis-y aussi qu'on l'emmerde
- bon bon
(vite la suite!)
08:25 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : guerre, humour, écriture, littérature
12.04.2009
la fin du travail-emploi
Autre piste pour créer artificiellement des postes: salarier toutes les activités humaines, même les plus banales. N'aidez plus les personnes âgées à traverser la rue, c'est le travail d'un jeune sans emploi. Gardez-vous d'aller bècher le jardin du grand-père, c'est l'affaire d'une société de services... Autrement dit, les pays pauvres sont en avance: petit vendeur à la sauvette, cireur de chaussures, nettoyeur de pare-brise sur les parkings, tondeur de pelouse, livreur de pizza, voilà des "emplois de proximité" à créer en Europe! Avec de telles solutions, le statut de salarié stable est en train de devenir un privilège. La pression sur l'emploi tend à restaurer le statut de pur prolétaire, celui qui ne possède que sa force de travail.
Mais l'inventaire des recettes anti-chômage ne s'arrête pas là: on peut aussi chercher les moyens de le masquer. Modifier sa définition administrative, radier des listes les personnes qui omettent le pointage, établir une rotation par le biais des stages, favoriser les préretraites. Et transformer lycées et universités en immenses garderies. Une bonne partie des 2.250.000 étudiants français quitteraient sans doute du jour au lendemain l'université si un travail convenable leur était proposé.
Le point limite sur le chemin de l'absurde finit par être atteint: détruire les produits avant même qu'ils soient portés sur le marché. Utilisée depuis des décennies dans le domaine de l'agriculture (destruction de marchandises pour soutenir les cours), la méthode s'est étendue à l'industrie, et même à l'édition.
D'autres procédés sont plus radicaux: l'achèvement, la clé de voûte du culte de la croissance, c'est évidemment la guerre. De ce point de vue, les guerres modernes ont permis la création d'emplois avec une efficacité étonnante. La production massive d'armes et de munitions -- qui, par définition, ne servent qu'une fois et qui, en se détruisant, détruisent aussi les autres produits -- fournit depuis longtemps des emplois par centaines de milliers. Faut-il rappeler que l'industrie de l'armement offre directement un bon million d'emplois dans l'Union européenne? La soif de produire ne trouve plus ses limites et conduit aux pratiques les plus abjectes. Sarajevo ou Bagdad: sans vergogne, les Etats qui ont laissé se perpétrer les carnages investissent la place avant même la signature de la paix, afin d'être les premiers à empocher les contrats de reconstruction.
Gérard Moreau, Dictature de la croissance, 2005.
07:38 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : gérard moreau, travail, dictature, société, croissance, guerre
01.04.2009
l'enculiade - chant 10
quand on sait qu'on va crever le lendemain matin dans d'atroces souffrances, et par conséquent ne plus jamais jouir de son pognon ni des hordes de petits culs roses plus ou moins consentants qu'on a amassés au fil des opérations de justice immuable, il arrive qu'on ait du mal à fermer l'oeil
même avec deux trois litrons dans la face
si en plus on est un être sensible du genre agamemnon, non seulement on ne se biture qu'à contrecoeur et on roupille guère, mais en plus on s'arrache des poignées de tifs en tournant en rond dans sa tente comme une bête et à un moment merde on finit par enfiler une peau de lion afin de masquer le fait qu'on s'est pas lavé la bite depuis des semaines et on fonce chez le vieux, le sage nestor lui demander conseil
à l'entrée de chez nestor aga tombe sur son frangin ménélas attifé d'une peau de léopard lui
- tiens tiens tu viens voir nestor aussi?
- comme tu vois, je voulais juste lui souhaiter une bonne nuit, et toi?
- pareil
- ahem...
- hé hé...
- belle soirée n'est-ce pas?
- ouais, on sent le printemps qu'arrive
- ouais
- voilàvoilà...
- ahem...
- on va les niquer demain les troyens
- tu m'étonnes, qu'est-ce qu'on va leur foutre hein
- la raclée du siècle
- pis les doigts dans le nez encore
- à part hector c'est pas compliqué c'est tous des brèles là-bas, tous
- hector j'en fais mon affaire
- moi aussi
- pas question, je te dis que je m'en occupe
- laisse frérot, je m'en charge
- mais putain tu vas m'écouter oui ou merde, je te répète que je...
à ce moment-là nestor sort de sa tente en agitant son bonnet de nuit et en râlant c'est pas bientôt fini ce bordel, allez vous engueuler plus loin tas de crétins, ici y'en a qu'essaient de pioncer, pis vous feriez bien d'en faire autant au lieu de discutailler, si vous avez les petits yeux demain matin au champ d'honneur faudra pas venir vous plaindre
- ben justement ô mon vieux nestor, fait aga, on se demandait si c'était bien prudent de se laisser aller à fermer les mirettes vu que l'ennemi campe juste derrière la touffe d'herbes là-bas, est-ce qu'il va pas nous agresser lâchement pendant la nuit?
- ça ils sont capables de tout ces chacals, renchérit ménélas, avec eux c'est plus de la guerre, c'est de la boucherie pure et simple
nestor se marre, ma parole les mecs mais vous flippez comme des tarlouzes, bonjour les deux grands rois grecs, et pis oh vous faites chier, y'a qu'à envoyer un ou deux troufions faire un tour en loucedé chez les troyens, comme ça on saura ce qu'ils préparent et basta
- génial
- trop fort
vite ils réveillent les autres chefs achéens la gueule dans le cul pour une réunion de la dernière chance et agamemnon demande comme ça qui est volontaire pour aller se balader dans le camp ennemi là maintenant tout de suite au risque de se faire choper et torturer à mort
gros silence, plus personne respire
- bon fait aga, alors on va tirer à la courte paille, les deux qu'ont la plus courte ils y vont, trouvez des brins de paille
pendant un quart d'heure les mecs fouillent la plage à fond
- j'ai trouvé un bigorneau fait ménélas
- moi j'ai trouvé un bout de bois fait ajax
- moi une vieille cuillère à café un peu rouillée mais ça peut le faire quand même fait diomède
- moi une lance de deux mètres de long fait ulysse aux mille ruses
- ok ok fait aga, bon j'ai une autre idée, soulevez vos jupettes, les deux qu'ont le plus petit zgeg sont volontaires
- chiotte fait diomède qui en a une tellement microscopique, on dirait un foetus d'escargot mort-né
- y'a ulysse qui triche fait ajax, il se la frotte
- même pas vrai fait ulysse
- bon ulysse et diomède au taf
et c'est comme ça que les susnommés se retrouvent comme des cons à ramper vers les troyens
étant donné qu'elle est un peu copine avec ulysse, athéna envoie un héron pour leur faire signe qu'elle est avec eux et courage les mecs, mais sauf que c'est la nuit noire et les deux achéens écrabouillent la bestiole sans même remarquer quoi que ce soit, un héron aussi l'autre, c'est n'importe quoi les dieux, bref ulysse et diomède rampent et ils rampent et ils rampent et à un moment ça fait toc! c'est la caboche d'ulysse qui vient de se cogner dans celle de dôlon, un espion troyen, éleveur de pintades dans le civil, qui rampait dans l'autre sens, nos deux héros l'attrapent par la peau du fion, le torturent un peu pour avoir des trucs à raconter à leur boss et l'éventrent proprement, après quoi ils se grouillent de rentrer au camp en chouravant au passage quelques bigadins et en massacrant une bonne douzaine de types qui roupillaient comme des abrutis, on a pas idée de dormir dans des moments pareils
le gars ulysse, un esthète à ses moments perdus, décore son bateau avec le cadavre de dôlon
après ils vont tous se faire une bouffe et picoler pour fêter leur exploit
07:30 Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : histoire, guerre, écriture, zgeg, beuverie, humour, littérature, fion
22.03.2009
la révolte gronde!
La colère de la population est grandissante depuis que les éoliennes implantées sur la commune viennent perturber les images des téléviseurs. Même les villages voisins connaissent le même souci. Nous ne savions pas que les éoliennes provoquaient de telles traces.
Raymond Froment, maire de Léhaucourt (Aisne), cité dans L'Elu d'aujourd'hui, janvier 2009.
ouh là!
attention hein les mecs
et là je rigole plus
démerdez-vous comme vous voulez, doublez le nombre de centrales nucléaires s'il faut, déclarez la guerre au monde entier pour avoir les dernières gougouttes de pétrole mais surtout
surtout!
NE PAS PERTURBER LES EMISSIONS DE TELE!!
d'autant que le veau rural n'a que ça et la vinasse pour se distraire, soyez un peu humains et compréhensifs bordel
07:44 Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : télévision, médias, société, humour, pollution, environnement, écologie, guerre, pétrole
17.03.2009
l'enculiade - chant 9
sur la plage c'est la nuit
un peu plus loin aussi d'ailleurs, c'est la nuit partout en fait, sauf peut-être chez les chinetoques naturellement mais comme ces couards sont restés neutres tout au long de la guerre de troie on s'en branle bien
planqué sous une palourde, le grand roi agamemnon siffle discrètement pour réunir ses potes, du moins ceux dont la tripaille est encore à l'intérieur, on se serre un peu sous la palourde et le boss leur fait comme ça en chialant sa race:
- les mecs, je vous cacherai pas la vérité, on est drôlement marrons, si on veut avoir une chance d'admirer le prochain crépuscule sur la mer à gégé on a plutôt intérêt à mettre les bouts fissa, et même les voiles, zeus m'avait pourtant promis qu'on les niquerait tous, comme vous le constatez c'est qu'un enculé et je vous invite à vous convertir au shintoïsme à la première occasion, bon maintenant tenez-vous prêts, à trois je soulève la palourde et on cavale vers les bateaux
- peau de balle, intervient diomède, retourne te cacher dans ton cul si ça t'amuse aga mais moi qui suis au fond rien qu'un gros con de guerrier basique je continue à me battre jusqu'à la mort au champ d'honneur, enfin quoi merde on est pas des tapettes bordel, vous êtes des tapettes vous autres?
là bien entendu ils font tous euh ben nan nan on est pas des tapettes, et c'est ainsi, par la pure puissance de la rhétorique, que diomède parvint à retourner la situation
après quoi le vieux nestor en remet une couche:
- au fait boss, t'as beau accuser zeus qu'est pas là pour se défendre mais c'est quand même pas mal ta faute si on est dans la mélasse, je te rappelle que t'as piqué sa pute à achille au chant 1 et depuis il tire la gueule dans sa tente, si on l'avait à nos côtés dans la bataille j'aime mieux te dire que les fils de hyènes syphilitiques d'en face rigoleraient moins
- putain, fait aga, je me doutais que t'allais dire ça, c'est bon, va voir achille et donne-lui tout ce qu'il veut, des chevaux, de l'or, mon couteau suisse, des meufs à gogo, mes couilles sur un plateau, tout ce qu'il demandera, même sa petite salope troyenne là, briséis, j'en veux plus d'ailleurs, elle a le con tout sec et elle taille les pipes comme ma femme, pour te dire le boulet que c'est, zyva
sitôt dit sitôt fait, un petit groupe d'émissaire rampe jusqu'à la tente où achille et patrocle sont justement en train de pratiquer l'enculage réciproque et simultané, ou e.r.s., connu également sous le nom de serpent ouroboros, un truc que seuls les grecs arrivaient à faire, c'était même des champions, ils avaient construit un peu partout des stades olympiques où ils s'entraînaient toute la journée rapport au fait que c'est pas évident, ça demande une souplesse incroyable et un savoir-faire qui malheureusement s'est perdu à jamais quand l'atlantide a sombré comme une merde
- tiens tiens, fait achille en s'essuyant la bite, qu'est-ce qui vous amène les mecs? est-ce que par hasard vous auriez des petits soucis?
ulysse toussote et prend la parole:
- déconne pas achille, t'as sûrement lu les gazettes, ce coup-là mon vieux on a vraiment le feu au fion because comme l'a signalé à juste titre diomède on est pas des tapettes, loin de là, et donc on peut pas décemment se barrer en courant sans quoi primo toute la civilisation occidentale va se foutre de notre gueule pendant minimum deux trois mille ans et deuzio nos légitimes à qui on a promis des tas de trucs genre pendeloques en or et troupeaux de prisonniers pour faire le sale boulot à leur place, si on se pointe au bout de dix piges les mains vides et la queue entre les jambes carrément elles vont nous massacrer, et d'un autre côté y'a les troyens qui deviennent méchants comme c'est pas permis, c'est simple: si tu viens pas nous filer un coup de pogne on est tous bons pour se faire enfiler trente centimètres de métal dans le gras du bide pas plus tard que demain matin
là dessus il lui fait la liste des cadeaux, sans oublier la petite briséis au con sec mais aux belles miches
- bah putain, répond achille, faut qu'il ait drôlement la pétoche l'aga pour renoncer à une greluche
- ah mais on se chie tous dessus, ça c'est clair, t'es marrant toi, hector il nous a buté trois cent mille fantassins rien que dans la journée d'hier, viens nous aider quoi merde
- vous pouvez bien crever tas de gros connards puants, d'ailleurs on a déjà fait nos bagages nous autres, hein patrocle
- ouaip
- vous vous barrez?
- ouaip, c'est trop bruyant ici, on peut plus s'enculer tranquille, on lève l'ancre à l'aube
- caltez maintenant crétins
- mais achille...
- TIREZ-VOUS BORDEL DE ZEUS OU JE DISTRIBUE DES COUPS DE BOULE A TOUT CE QUI REMUE
l'instant d'après y'a plus que patrocle et lui dans la tente à se bidonner doucement
- la vache comme ils ont flippé
- des couilles molles, ils ont que dalle sous la jupette
- où on en était au fait?
- phase trois, quand je saisis ton truc par derrière pour me le...
- remarque on pourrait faire une pause
- t'as raison, on reprendra l'entraînement demain sur le bateau, avec le roulis ça sera plus marrant, oah...
- qu'est-ce t'as?
- une crampe du trou de balle
- tape-toi une grognasse, ça te détendra
- bonne idée, à demain
- ciao mon chou
c'est beau les amitiés viriles
07:24 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : humour, guerre, écriture, littérature, zgeg, merde, histoire, trou de balle, fion
05.03.2009
flow, d'irena salina (2008)
pollution, sécheresse, accaparement par les cons cravatés...
la guerre de l'eau a commencé
07:11 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : capitalisme, guerre, pollution, tiers-monde, environnement, santé, malnutrition
28.02.2009
l'enculiade - chant 8
éôs une greluche en jupette safran éclairait toute la terre en chantant hare hare, ça voulait dire que c'est le petit matin, les braves guerriers roupillent, soulés à mort dans les deux camps, écoutez-moi bien les dieux se met soudain à brailler zeus, le cul planté au sommet de l'olympe, et une petite formation de grues d'asie mineure à crète fauve tombe en vrille, foudroyée dès la première syllabe, l'air est électrique et le troupeau des dieux pas bien réveillés flippe sa race tellement on sent que le père éternel a la niaque ce matin, il a dû sniffer un champ de pavot avant de venir, à partir de maintenant attention (dit-il) le premier, ou la première, qui intervient dans la guerre de troie, que ce soit en faveur des crétins à tunique jacquart ou de ceux à sandalettes dessus cuir, je veux pas le savoir, mais le premier, ou la première, qui fourre son grand tarbouif là-dedans, je vous préviens je le, ou la, prends et l'envoie à grands coups de pied au derche bouffer des steaks tartare en enfer jusqu'à la fin de ses jours, alors on laisse faire la nature, les instincts et autres destins suivront leur cours, les morts mourront à l'heure et les pipes seront bien taillées dans le meilleur des monde, ai-je été assez clair?
- mais papa, sauf ton respect nous autres on est immortels et du coup la fin de nos jours c'est comme qui dirait pas possible à déterminer avec précision et par conséquent ta punition tu peux te la...
- ta gueule athéna
- bon, bon, moi ce que j'en disais c'était pour toi, allez tiens mon papounet je te sers une petite mousse, à moins que tu préfères un martini, il est encore tôt remarque, n'empêche que maman et moi on se fait juste du souci pour les gentils achéens qui vont se faire allumer grave si on laisse faire la nature comme tu dis, dans mon idée tant qu'achille boudera dans sa tente et passera son temps à s'enculer avec son petit copain patrocle au lieu de trancher la viande humaine comme c'est son métier, on dira ce qu'on voudra, y'aura un sacré déséquilibre des forces en faveur des troyens
- ta gueule athéna, répète zeus en crachant deux trois boules de feu histoire de bien se faire comprendre, et en même temps il fait semblant d'avaler une gorgée de bibine de travers, c'est pour masquer son trouble, il se dit merde, achille, je l'avais complètement oublié ce con, et dire que j'ai promis à sa daronne de faire gagner les troyens, putain le bordel qu'elles foutent les gonzesses quand elles s'y mettent, maintenant va falloir agir incognito, ça va être coton, le doigté c'est pas trop mon truc, moi en général quand j'essaie de loufer en douce trois volcans entrent en éruption, chienne de vie, faut que je trouve fissa une idée pour faire gagner les troyens sans que personne s'en aperçoive
et donc zeus cogite, et plus il cogite plus il panique, et d'avoir toutes ces sous-merdes de dieux autour de lui qui le regardent comme des débiles profonds en attendant les ordres ça le paralyse, sans parler de l'horloge qui ronronne au salon, qui dit oui qui dit non, qui dit t'es dans la melasse mon couillon mais c'est bien fait pour ta gueule, fallait pas promettre n'importe quoi, le temps bordel, il lui faut du temps pour réfléchir, juste un peu de temps...
alors il contacte cronos par télépathie supraluminique:
- allô p'pa, tu me reçois?
- cinq sur cinq
- j'ai un mega souci p'pa, faut que je réfléchisse à un truc super important mais je suis à la bourre, arrête le temps cinq minutes
- jamais
- je te coupe les roustons
- bof, à mon âge...
- steuplé
- crève
- je dis à m'man où tu planques le pif
- déconne pas, d'ailleurs pourquoi tu viens me faire chier, le dieu du temps c'est pas moi, c'est chronos
- et toi t'es qui?
- bah cronos
- putain l'autre il se fout de ma gueule
- mais nan
bon, j'abrège, au bout d'un million d'années (temps einsteinien) zeus finit par piger qu'il s'est gouré de dieu comme un con et va trouver chronos, celui du temps, là on sait pas de quoi il l'a menacé, on sait juste que chronos fait soudain:
- ok ok t'excite pas, j'arrête le temps, c'est bon, mais pas des heures non plus, ça finirait par se voir
- cinq minutes fait zeus, pas plus
et il se remet à cogiter comme un malade et au bout de trois millions d'années (temps subjectif) il trouve l'idée de génie: il va se planquer dans un coin où les autres dieux le verront pas et lancer des éclairs en loucedé sur les achéens, tout le monde croira que c'est l'orage, bon, c'est juste ça son idée géniale qu'il a mis trois millions d'années à pondre, on dira ce qu'on voudra mais les dieux c'était vraiment pas des flèches au niveau de la boîte à neurones, d'ailleurs c'est pas pour rien qu'ils ont disparu de la face de la terre, hein, sélection naturelle
pendant ce temps-là sur le champ de bataille, ça rigole pas, ça s'encule pas non plus, les mecs ont recommencé à s'éventrer les uns les autres et donc zeus se met à balancer des éclairs qui tuent, ça pète de partout, on se croirait à hiroshima, des paquets d'achéens tombent comme des mouches brûlées au troisième degré, les autres se barrent en courant vers leurs bateaux en disant c'est bon, les dieux sont décidément des fils de pute et surtout ils sont pas de notre côté, on va quand même pas se laisser cramer la gueule comme des agneaux à l'hécatombe, on rentre à la maison
y'a juste un achéen qui fuit pas, c'est un vieux qui s'appelle nestor, ils ont tous des noms crétins, j'y peux rien, donc y'a juste ce nestor qui fuit pas mais c'est pas sa faute, c'est à cause que son canasson a une flèche qui lui traverse le crâne de part en part et donc il galope moins vite, forcément, il galope même plus du tout, il se contente de bramer en se roulant par terre où c'est déjà plein de sang dégueulasse, merde se dit le vieux nestor, saleté de bourrin, moi qui l'ai brossé comme un débile pendant des années
là-dessus le troyen hector arrive au grand galop pour trucider le nestor en question
normal
heureusement le courageux diomède, en train de se cavaler comme tous les achéens, se retournant juste une seconde pour vérifier s'il a pas un ennemi au derche, diomède donc voit hector foncer sur nestor et se dit merde ça craint, alors il regarde le vaillant ulysse qui court à côté de lui et lui fait comme ça:
- dis donc, y'a ce chacal d'hector qui s'apprête à décalquer notre ami nestor, on devrait peut-être voler à son secours
mais en apprenant qu'hector est pas loin derrière eux, le fougueux et indomptable ulysse se met à sprinter deux fois plus vite et disparaît à l'horizon dans un nuage de poussière et de mouches à merde, record du 400 mètres pulvérisé, les autres fuyards applaudissent, bon fait diomède, et il va chercher nestor tout seul en zigzagant entre les éclairs de zeus, putain de métier moi je dis
au même moment agamemnon ordonne à teucros, le frère d'ajax, d'aller dégommer hector, mais teucros lui fait un bras d'honneur en disant:
- t'es malade, il est trop balèze hector
- je te filerai un trépied
- suce mon zgeg connard, j'y vais pas, point barre
- tiens ça rime
- désolé
- deux bigadins et un char jantes alliage
- ta mère à oualpé sur l'acropole
- une gonzesse
- une comment?
- une salope, très salope
- jeune?
- treize quatorze ans je dirais, le con frais et puant comme un bigorneau qu'on vient de pêcher
- déconne pas
- le cul rond et lisse et tendu tel la peau de ton bouclier
- putain là je signe, tu me la gardes au chaud la petite, je massacre l'autre con et je reviens
et c'est comme ça que teucros se fait buter stupidement à deux ans de la retraite
alors là hector plus ça va plus y'a rien qui l'arrête, avec ses potes troyens c'est bien simple il pratique une sorte de génocide à la rwandaise, on nage dans le raisiné, la plaine est couverte de types coupés en rondelles et quelque part planqué dans les buissons y'a un keum qui commence à se demander s'il a choisi le bon sujet pour un feuilleton en 24 épisodes, il s'appelle homère, il est correspondant de guerre pour une gazette à deux balles, il réfléchit déjà aux autres métiers qu'il pourrait faire, maquereau ou voleur de chevaux ou conseiller financier
athéna et héra, les deux connasses olympiques, se font aussi du souci pour les achéens, elles essaient même de venir les aider mais zeus les intercepte et leur fout deux claques
la nuit tombe
hector massacre et massacre, ensuite il s'arrête en s'apercevant qu'à la faveur de l'obscurité il vient de décapiter trois canassons et deux copains troyens dont son beau-frère
- bon il fait, temps mort, je commençais à avoir la dalle, on a bien bossé les mecs, on finira demain, allumez des grands feux pour qu'on voit où on met les nougats, on aurait vite fait de se tordre la cheville avec tous ces macchabées qui trainent
07:36 Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : écriture, littérature, humour, poésie, guerre, massacre, fion, zgeg
13.02.2009
l'enculiade - chant 7
alors hector retourne dans la plaine et gueule écoutez voir ô mes poteaux, et vous aussi tas de fieffés connards venus nous briser les noix depuis l'autre côté de la mer, le coup du duel dans le fond c'était pas une mauvaise idée, on va refaire ça mais seulement faudrait pas que les dieux s'en mêlent comme la dernière fois, bon, qui s'y colle?
chez les achéens un mec s'avance, ajax, surnommé le nettoyeur, rapport au fait que tout gosse les bidasses l'ont pris en charge et dressé, entre autres, à nettoyer les chiottes à la brosse à dents, très con mais un colosse, rien qu'à le regarder faire bouger ses deux quintaux de viandasse t'es déjà mort à moitié
en face évidemment personne, les troyens regardent en l'air ou font semblant d'être soudain super occupés à s'éclater les boutons d'acné, on entend schplit schplit schplit, de petites gerbes de pus jaillissent ici et là en décrivant de joyeuses paraboles au-dessus du charnier, schplit schplit schplit et schplouf, là ça vient de derrière le canasson de pâris, c'est là qu'il est planqué, il vient à nouveau de se fienter dessus le salaud, bon ça va j'ai compris fait hector en s'avançant au devant d'ajax
les deux adversaires se saluent respectueusement en se crachant sur les godasses et en essayant de se broyer mutuellement la pogne, les autres font cercle et se curent le pif, le duel commence, hector balance un bon coup de latte dans l'estomac d'ajax, l'achéen réplique en lui crevant un oeil, manque de pot la nuit tombe juste à ce moment-là, chiotte fait hector, bordel renchérit ajax, les dieux sont drôlement relous ces derniers temps, tu m'étonnes, on remet ça demain, ça le fait, t'es un brave toi tiens je te file ma ceinture à clous, merci, accepte mon couteau suisse en échange, cool, à demain, ciao, bye
chacun rentre dans son camp, grosse beuverie des deux côtés avec des taureaux à la broche et des chansons pornos, à un moment pâris sort son zgeg énorme et tente de pisser dans une amphore à trois mètres mais il est tellement raide qu'il se pète la gueule et se met à ronfler aussi sec la bite au vent, phénoménal, on entend les troyens se marrer jusque dans le camp adverse où agamemnon pose son litron et soupire en disant c'est quand même crétin qu'on soye obligés de tous les buter ces chacals, finalement quand tu regardes bien ils sont pas très différents de nous autres, et ménélas la bouche pleine de bidoche et de graisse lui répond en postillonant dans tous les sens bien vrai ça, mais qu'est-ce que tu veux, la guerre c'est la guerre, et pis je me permets de te rappeler qu'ils m'ont carotté ma gonzesse
- une pute
- n'empêche, frérot, n'empêche, c'est question de principe
- ouais, question d'honneur
- tu l'as dit bouffi, l'honneur nom de dieu c'est ça qui fait un bonhomme, le reste c'est rien que de la branlette, c'est de la merde
- à propos tu trouves pas que ça sent bizarre ici
- la viande rôtie?
- nan c'est pas ça
- les panards à ajax?
- nan
- bon j'ai loufé ma race, ça doit être la bière
- pas ça non plus, je sais bien que t'es qu'un gros porc mais je reconnaîtrais l'odeur
- alors je vois pas fait ménélas en haussant les épaules, à part les milliers de cadavres qu'y'a autour de nous je vois vraiment pas ce qui...
- mais c'est ça! putain je les avais carrément oubliés! nos frères, nos cousins germains, nos potes, nos compagnons d'armes, nos collègues de branlette, nos...
- rhooooooo déconne pas aga, je te vois venir mais on en a tous plein les bottes, on verra ça demain
seulement agamemnon, même à jeun, il perd jamais une occasion de montrer à tout le monde qui c'est le chef incontesté et les voilà qui posent à contrecoeur leurs litrons pour se mettre à entasser les macchabées dans un coin et y foutre le feu, ça refoule encore pire qu'avant, heureusement que les mecs c'est des guerriers, des durs, blindés d'honneur et d'alcool, et pendant qu'ils triment aga se saoule à mort, le ciboulot en effervescence il lui vient plein d'idées, là on va creuser un fossé pour que ces enculés de troyens tombent dedans comme des cons, ici on va construire un rempart en bois pour protéger nos bateaux des attaques surprise et ainsi de suite, bon, les achéens sont tous tellement d'équerre qu'ils obéissent
pendant ce temps chez les troyens ça s'engueule à moitié, un type a proposé de mettre fin à la guerre en restituant à ménélas sa grognasse et son pognon, ok pour le pognon concède pâris, mais la meuf pas question, vous me l'enlèverez pas, pour une fois que j'en trouve une qui suce correctement et qu'avale le foutre sans faire de simagrées excuse-moi mais c'est niet
alors un jeune troufion un peu juste au niveau des neurones est désigné pour porter l'offre de paix aux achéens, agamemnon lui fait gentiment casse-toi, tu vois pas qu'on est en plein boulot, mais l'autre insiste pour avoir sa réponse et les achéens qui commencent à avoir mal aux cheveux sont obligés de l'étriper, la guerre c'est sans pitié
après ça tout le monde va se pieuter
07:31 Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : écriture, littérature, humour, poésie, guerre, zgeg, merde
05.02.2009
guerre en direct
La couverture de l'opération "Tempête du désert", lors de la guerre du Golfe, en 1991, ne pouvait donner lieu qu'à un malentendu, les médias promettant de montrer la "guerre en direct", alors que les militaires avaient décidé de ne proposer aux journalistes que des leurres.
[...] Le professeur Mark Cristin-Miller, de l'université de New York, le confirme: "'Tempête du désert' a été une opération de propagande d'une dimension sans précédent. Ce fut un désastre pour la presse occidentale et pour le peuple américain, car tout a été orchestré comme une chorégraphie et manipulé par le Pentagone. Et les médias l'ont accepté."
[...] Les guerres, dans un univers surmédiatisé, sont devenues de grandes opérations de promotion politique qui ne sauraient être conduites en dehors des impératifs de relations publiques. Elles doivent produire des images propres, limpides, répondant aux critères du discours de propagande ou, en termes contemporains, du discours publicitaire.
Ignacio Ramonet, La Tyrannie de la communication, 2001.
tempête du désert... attends ça me dit quelque chose...
c'est pas la suite de la guerre des clones?
avec will smith c'est ça?
ouais, si je me souviens bien c'est quand le joker (qu'on croyait mort) refait surface déguisé en ben laden et menace de sodomiser mère teresa si on lui refile pas fissa les clés du faucon millenium vu qu'il en a un besoin urgent pour échapper aux griffes de la malédiction de la momie transgénique d'hitler
on l'a vu avec lisa
(le film, pas le joker)
je te raconte pas comme on a chialé à la fin surtout quand le brillant général américain bourré de médailles et de tempes grisonnantes rate une marche en descendant de son bombardier atomique et se foule une cheville et qu'on lit la souffrance et l'incompréhension dans ses yeux égarés et qu'il pousse sa gueulante déchirante sur fond de villes bougnoules irradiées:
WHY!
ça m'a tuée
06:59 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : guerre, usa, médias, golfe, cinéma, ignacio ramonet, politique










