26.02.2009
y'avait un chinetoque au bord de la route
maigre mais maigre
dans la lutte contre l'obésité c'est pas compliqué, le tiers-monde a des années d'avance
bon c'est pas de ça que je veux parler
je vois souvent des chinetoques dans ce coin, la fac de droit est pas loin, ça les attire, rapport au fait qu'en chine ils ont peut-être les meilleures universités du monde pour apprendre à fabriquer des poêles à frire ou des baskets mais sinon au niveau du droit ils sont encore un peu limite, tandis que nous carrément on a ça dans le sang, les lois, la justice, tout ça c'est comme qui dirait une seconde nature pour nous les européens, par exemple les formalités d'expulsion des négros on les connaît tous par coeur depuis l'enfance, c'est facile y'en a pas, on prend juste le négro et on le met de l'autre côté de la barrière, s'il a une femelle ou des petits on les déplace avec, s'il est vieux et/ou malade on l'expulse plus vite afin d'éviter que des frais d'enterrement retombe bêtement sur la face du contribuable de souche, lequel est chatouilleux, bon c'est des trucs qui nous semblent évidents du fait qu'on a grandi dedans
merde c'est pas ça non plus que je veux dire
pis arrête de regarder l'image sinon tu vas rien comprendre au paragraphe suivant
donc mon chinetoque qui portait un bonnet à pompons mais ça change rien, il se tenait là immobile au bord de la route, tout peinard, juste devant les rayures blanches dessinées par terre, tu sais, j'ai oublié comment ça s'appelle, il attendait, il attendait, tous les jours il doit arriver super en retard au cours de justice et je me suis fait la réflexion dis donc c'est pas étonnant que la chine soye encore une dictature si les chinetoques osent même pas traverser une pauvre route à deux balles pour aller à leur cours de justice, mais si ça se trouve le mec il sort directement de sa cambrousse pleine de bisons musqués et de crétins qui font du vélo à longueur de journée déguisés en mao, il a peut-être jamais vu une bagnole de sa vie, ou alors seulement de loin, entre deux rizières, et d'ailleurs il s'en branlait la pousse de bambou, mais voilà soudain que le roi du parti du comité local général lui ordonne d'accepter une bourse pour aller étudier la justice quelque part en france ou sur la lune, il sait pas encore, bon le chinetoque en question tu lui rajoutes quinze heures de décalage horaire dans le citron et tu le plantes devant un flot ininterrompu de bagnoles en pleine phase d'accélération après le rond-point et qui font vroooaaar comme dans michel vaillant et tu lui dis regarde tchang, la fac c'est juste de l'autre côté, t'as cours dans dix minutes, bonne chance, les chinetoques c'est courageux d'accord, d'ailleurs le mien il avance un pied et vroooaaar, il bouge plus, les bagnoles passent à toute blinde et il bouge plus pendant un bon quart d'heure, tétanisé, c'est à peine s'il ose respirer, vroooooaaaaaaaar, le cours a commencé, tous les étudiants français sont en train d'emmagasiner dans leurs cervelles survitaminées les moindres subtilités de la justice et du droit, comment faire profiter les actionnaires au maximum des fruits de la croissance, comment réduire les pays africains à des tas d'ordures sans porter atteinte à la digestion du contribuable occidental, comment obliger les gosses des pauvres à se prostituer de leur plein gré etc. mais tout ça lui passe sous le nez au chinetoque, il aurait une pelle il creuserait un trou pour s'enterrer tout de suite, d'ailleurs il se dit bon je vais acheter une pelle, seulement juste à ce moment-là une bagnole s'arrête dis donc, sûrement conduite par un étranger, peut-être même un autre chinetoque, un qui connaît, pour les avoir vécues dans sa chair, les difficultés d'intégration du chinetoque rural au milieu urbain pourri de bagnoles, pléonasme, donc une bagnole au lieu de faire vrooooooaaar avec les loups s'arrête, et même il semblerait qu'y'ait un être vivant à l'intérieur, un humanoïde, constate mon chinetoque, et pour comble l'humanoïde on dirait bien qu'il lui fait signe de traverser la route au chinetoque, seulement hé ho prudence mon petit tchang se dit-il, comment être sûr que le geste veut vraiment dire ça, comment savoir si c'est pas une sorte de bras d'honneur à l'occidentale ou un truc qui veut dire zyva, fais seulement un pas et je t'écrabouille sale chinetoque, quand t'as quinze heures de décalage horaire dans les gencives et que tu rates systématiquement les cours de justice française tu deviens rapidement infoutu de faire la différence entre le bien et le mal, et d'ailleurs si t'observes bien les bagnoles continuent de rouler à fond la caisse dans l'autre sens, ça prouve bien qu'on le laissera jamais passer mon chinetoque, jamais, au mieux il restera coincé sur le terre-plein central et là pour acheter une pelle macache, à la fin du cursus il rentrera dans son bled chinetoque et croisera le présidium local du comité salutaire du parti, alors tchang ces études en france, ça s'est bien passé, pas mal il répondra mon pauvre chinetoque tout maigre, et la justice c'est comment hein tchang la justice occidentale, raconte un peu, hein, allez raconte, et c'est là qu'il craquera mon chinetoque, ses petits yeux bridés fondront en larmes amères, il tombera à genoux dans la merde de yack laineux et implorera le pardon du conseil suprême des anciens sous-secrétaires antitrotskystes locaux du XIIème carcan en partant de la gauche alors que nous les occidentaux on en a rien à branler des bagnoles, franchement, tu m'écrases, tu m'écrases pas, qu'est-ce que tu veux que ça me foute connard, nous autres les démocrates on a la plus forte consommation d'anti-dépresseurs, un taux de suicide qui décoiffe wall street tous les matins, alors zyva, t'arrête pas, rentre-moi dans le lard et cabosse ton pare-choc, la justice occidentale est avec toi, on dira que je marchais trop vite et t'as pas pu freiner à temps et...
nan nan et nan!
ce que je voulais dire c'est qu'un chinetoque arrivait pas à traverser ce matin
juste ça
c'est comme pour chier, y'a des jours ça vient pas facilement
07:36 Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : société, politique, justice, occident, humour, démocratie, dictature, chine
07.02.2009
s'informer sans effort est une illusion
Tandis que s'entrechoquent des géants pesant plusieurs milliards de dollars, comment pourrait survivre une information indépendante? Dans un monde de plus en plus piloté par des entreprises colossales qui obéissent à la loi du business et aux seules logiques commerciales, et où tant de gouvernements semblent passablement débordés par les mutations en cours, comment être certains que nous ne sommes pas médiatiquement manipulés?
[...] Beaucoup de citoyens estiment que, confortablement installés dans le canapé de leur salon à regarder sur le petit écran une sensationnelle cascade d'événements à base d'images souvent fortes, violentes et spectaculaires, ils peuvent s'informer sérieusement. C'est une erreur totale. Pour trois raisons: d'abord parce que le JT, structuré comme une fiction, n'est pas conçu pour informer, mais pour distraire. Ensuite, parce que la rapide succession de nouvelles brèves et fragmentées (une vingtaine par JT) produit un double effet négatif de surinformation et de désinformation: il y a trop de nouvelles, mais trop peu de temps consacré à chacune d'elles. Enfin, parce que vouloir s'informer sans effort est une illusion qui relève du mythe publicitaire plutôt que de la mobilisation civique. S'informer fatigue, et c'est à ce prix que le citoyen acquiert le droit de participer intelligemment à la vie démocratique.
Ignacio Ramonet, La Tyrannie de la communication, 2001.
06:54 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ignacio ramonet, médias, démocratie, politique, société, capitalisme, publicité
04.12.2008
l'orchestre noir
un "attentat terroriste" à bombay il y a quelques jours
un autre en italie il y a quarante ans, commis par d'autres hommes, tuant d'autres innocents, pour d'autres raisons
des milliers d'autres attentats, des milliers d'hommes et de raisons de tuer
tout va bien
ce ne sont pas des attentats, c'est juste la guerre
celle qui n'a pas de nom, elle n'en a d'ailleurs pas besoin puisqu'officiellement elle n'existe pas
la guerre pourtant
celle au milieu de laquelle nous sommes nés
celle qui n'est pas terminée
la guerre partout, tout le temps
à cause d'elle nous côtoyons des soldats armés de fusils mitrailleurs dans nos gares, nos stations de métro, nos aéroports
à cause d'elle nous acceptons tranquillement leur présence
ils font partie de nos vies
ils nous protègent contre nos ennemis nombreux, invisibles mais bien réels
tout va bien, tout est normal
toute l'histoire du 20ème siècle est à reconsidérer, en particulier l'après 1945, ce qu'on nous en a appris, ce qui est écrit dans les livres d'école est mensonger
07:51 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : société, guerre, démocratie, médias, histoire, terrorisme
05.11.2008
le bonheur de diriger
frédéric lordon dans manière de voir d'avril-mai 2007:
La société est menacée quand l'une de ses puissances, devenue hégémonique, écrase toutes les autres et les asservit, impose ses réquisits comme les seules priorités effectives et peut tout subordonner à son expansion indéfinie. Certaines sociétés ont connu la domination d'une Eglise; d'autres ont été sous la coupe d'un parti unique; d'autres encore craignent leur armée, plus puissante qu'aucune autre institution. La société capitaliste actuelle, toute démocratique qu'elle s'imagine, expérimente elle aussi le joug d'un groupe surpuissant, affranchi de toute force de rappel, par conséquent prêt à pousser son avantage jusqu'où bon lui semblera. Ce groupe, ignorant des limites et en proie à la démesure, c'est [tadaaa!...] la finance actionariale.
alors jusque là bon je crois que c'est l'évidence à l'état pur et qu'aujourd'hui, à part peut-être quatre ou cinq milliards de cons, tout le monde est d'accord
mais c'est après que ça devient rigolo:
[...] On comprend sans peine l'empressement fébrile des managers à maintenir le profit à tout prix, puisqu'en bout de course, dans cette affaire, ils ne jouent rien moins que leur tête.
souligné par mézigue, et à ce stade j'estime de mon devoir de rappeler au lecteur (ou -teuse) mal informé(e) que, depuis quelques années, la décollation semble en effet de nouveau en vogue au sein des grandes entreprises, ainsi qu'en témoigne la photo ci-dessus prise au siège de nestlé à l'issue d'un conseil d'administration par ailleurs chiant
mais lordon poursuit:
Maillon à la fois faible et fort, le responsable [sic] de l'entreprise est simultanément le plus sensible aux menaces de la finance dès lors qu'elle a les moyens de le priver de son bonheur de diriger et de ses avantages en nature, bref de toute sa vie...
ô bonheur de diriger! joie ineffable d'être obéi -- que dis-je! CRAINT par des milliers de prolos tout crasseux bouseux baveux jusques en leur cervelle atrophiée! extase aigüe, à peine supportable, de contempler la course éperdue des jeunes cadres rasés parfumés cravatés souliers sombres et vernis dans les couloirs sans issue de l'organigramme labyrinthe!... voilà un plaisir qui n'est certainement pas à la portée des simples mortels
les avantages en nature par contre bon: la voiture de fonction, les notes de frais, les lèvres humides de la jeune secrétaire sous la table etcétéra ça tout le monde pige, c'est le côté humain du manager
15:46 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : capitalisme, société, travail, économie, démocratie, pipe, frédéric lordon
29.10.2008
j'ai les mêmes qualifications pour parler des affaires du monde que henry kissinger
... ou n'importe qui au Département de Science politique, ou que des historiens professionnels -- aucune que vous ne possédiez vous-même. [...] Si quelqu'un me demandait de donner une conférence sur la physique quantique, je refuserais, parce que je ne m'y connais pas suffisamment. Mais les affaires du monde sont banales: rien dans les sciences sociales ou l'histoire ou je ne sais quoi n'est au-delà des capacités intellectuelles d'un jeune de quinze ans. Il faut travailler un peu, lire un peu, réfléchir -- rien de très profond.
[...] En fait, l'idée qu'il faut posséder des qualifications spéciales pour parler des affaires du monde n'est qu'une escroquerie de plus [...] une nouvelle technique pour faire croire à la population qu'elle ne sait rien, qu'elle devrait rester en dehors de tout ça et laisser les types intelligents s'occuper de tout. [...] C'est un autre façon d'essayer de marginaliser les gens et il ne faut pas s'y laisser prendre.
Chomsky, Comprendre le pouvoir.
11:15 Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : chomsky, démocratie, politique, histoire, société, henry kissinger
16.10.2008
ronald reagan et le futur de la démocratie
Ça ne marche que si nous avons des médias obéissants qui vont se mettre en quatre pour le présenter comme un merveilleux personnage qui a tellement de charisme, vous savez: "le président le plus populaire de l'histoire", "il a créé une révolution", "la chose la plus étonnante depuis la crème glacée" et "comment pourrions-nous le critiquer? tout le monde l'adore". Si vous pouvez le faire, alors vous aurez fait un bon bout de chemin vers la marginalisation du public.
[...] Dans tous les livres publiés par des proches de l'administration Reagan, il a été très difficile de cacher le fait que Reagan n'avait pas la moindre idée de ce qui se passait. A chaque fois qu'il n'avait pas été bien programmé, les choses qui sortaient de sa bouche étaient comme -- ce n'était pas des mensonges -- étaient comme une sorte de verbiage d'enfant. [...] Pour être capable de mentir, il faut un certain degré de compétence.
[...] Toute la carrière de Reagan a consisté à lire les lignes qu'avaient écrites pour lui des gens riches. D'abord c'était comme porte-parole pour General Electric [...] et il a seulement continué à la Maison Blanche. [...] Il a fait cela pendant huit ans, ils le payaient bien, et lui, apparemment, il aimait ça, il avait l'air heureux d'être là, il pouvait faire la grasse matinée.
[...] La façon dont il a disparu est très frappante. Pendant huit ans, l'industrie des relations publiques et les médias avaient prétendu que ce type révolutionnait l'Amérique. [...] Arrivé à la fin de son contrat, ils l'ont renvoyé chez lui, c'était fini. Aucun journaliste n'aurait même imaginé d'aller voir Reagan après ça pour lui demander son opinion sur quoi que ce soit, parce que chacun savait qu'il n'avait aucune opinion sur rien. Et ils le savaient depuis le début.
[...] Maintenir le fonctionnement du système, mais en le vidant de sa substance.
Noam Chomsky, Comprendre le pouvoir.
15:22 Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : chomsky, démocratie, société, politique, usa, reagan, pognon
14.10.2008
dieudo à la télé en 2006
22:16 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : dieudonné, humour, démocratie, humanité, société, afrique, le pen
08.10.2008
je vote pas
j'ai essayé mais pas longtemps, un peu comme batman et la politique
je vote pas, c'est tous des cons (avides) et les rares qui soient (peut-être) pas trop des cons ils ont aucune chance dans l'état actuel des choses et en fait ils auront jamais la moindre chance tant que la connerie (avidité) sera aussi profondément ancrée dans l'homme
on a les élus qu'on mérite
voter pour qui? pour quoi? pour choisir la couleur des bombes atomiques qu'on engrange en vue de la prochaine der des ders? pour décider si la constitution de l'europe fasciste (libre circulation du fric et du flic) sera adoptée avec ou sans ma bénédiction?
y'a ceux qui disent "t'es conne, t'as vu le nombre de types qui sont morts pour que TOI tu aies le droit de voter?..." longtemps ça m'a travaillée ça (il en faut pas beaucoup pour me culpabiliser) mais je me dis que de toutes façons des tas de pauvres types se sont toujours étripés pour des tas de raisons et j'en ai jamais vu une seule qui soit bonne, si des types sont morts pour MOI franchement ils auraient mieux fait d'aller à la pêche, le droit de vote c'est pas un combat, y'a pas de combat qui vaille la peine, toutes ces histoires de luttes et de grandes causes c'est depuis le début de la merde en boite avec une belle étiquette
d'autres: "t'es conne, tu fais le jeu de la droite (ou de la gauche, ou des extrèmes, ou des forces du Mal etc...)" je fais le jeu de personne putain je te dis que je vote pas, ça c'est vraiment un argument de débile, moi je suis hors jeu et je t'emmerde, continue à faire mumuse avec ta zombie-démocratie, continue à te faire croire que c'est vraiment toi qui choisit, que si y'en a un ou deux qui ont les mains pas trop propres c'est pas grave au fond, que ton truc là, ton espèce de dictature du plus con avec chambres à gaz à tous les étages c'est juste le moins pire des systèmes, tout ça c'est des grosses conneries qu'on traine comme des boulets depuis la nuit des temps, moi je m'en branle le vagin, je vote ni blanc ni nul ni protestataire ni rien je vous dis que je vote pas, point barre, je vous laisse vous arranger entre vous, que les cons bouffent les chacals ou l'inverse m'est totalement indifférent
je me plains pas, c'est le monde où je suis tombée et je l'accepte dans certaines limites: je veux bien me faire enculer et même éventrer (pas de problème) mais je fournis pas le couteau
hein?
non, la bite non plus
16:08 Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : société, politique, démocratie, humanité, branlette
29.09.2008
architectes & ingénieurs pour la vérité sur le 11 septembre
théorème: au 21ème siècle, l'impact d'un avion peut provoquer l'effondrement vertical et symétrique d'une tour d'acier et de béton de 110 étages
c'est un fait scientifique, donc reproductible: la seconde tour s'est effondrée exactement comme la première
pour faire bonne mesure et convaincre définitivement la populace, un troisième immeuble (wtc7, plus petit mais 47 étages quand même) s'effondre quelques heures plus tard, atteint dit-on par des débris lors des deux effondrements hautement scientifiques et susmentionnés
le fait que le wtc7 abritait des documents des services secrets américains n'est pas un fait scientifique
au 21ème siècle, 3.000 personnes peuvent être tuées brutalement et les faits scientifiques suffisent à expliquer pourquoi et comment
mais je m'emporte
interview de richard gage, co-fondateur de "architects & engineers for 9/11 truth" qu'ont rejoint plus de 400 professionnels du bâtiment et qui reprend en gros les arguments déjà rencontrés notamment dans "loose change" et connus de tous ceux qui ont pris la peine de jeter un oeil sur les vidéos: explosions visibles et audibles juste avant l'effondrement, tonnes de métal en fusion, projections de débris à des distances inexplicables, témoignages de pompiers, flics et autres new-yorkais qui mettent à mal la version officielle, effondrement gentiment tout droit pour pas trop abimer la fière capitale économique du monde etc... le simple fait que nous ayons pu avaler une seule seconde cette fable en dit long sur la mainmise des médias et des soi-disants experts sur nos cervelles
aveuglés par des décennies de propagande, épuisés par notre course quotidienne après le fric et le bien-être, nous sous-estimons largement la puissance et l'absence de scrupules colossales de l'ennemi
ça sera quoi la prochaine fois?
la main invisible du marché avec ses cinq doigts bienveillants (dont un pouce opposable)?
les krachs boursiers orchestrés par des aliens anthropophages qui se planquent en iran ou en corée du nord?
sans blague?
22:02 Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : société, 11 septembre, capitalisme, guerre, démocratie, emule, p2p
30.08.2008
ce qui reste de la démocratie
"... c'est essentiellement le droit de choisir entre des marchandises. Les dirigeants du monde des affaires expliquent depuis longtemps qu'il convient d'imposer à la population une philosophie de la futilité, une absence d'objectifs, afin de focaliser l'attention des gens sur les choses les plus superficielles, qui répondent pour la plupart à des effets de mode.
Soumis depuis leur plus tendre enfance à un déluge de propagande de ce genre, les gens pourront accepter leur vie insignifiante et subordonnée, et oublier ces idées ridicules autour de la gestion collective de leurs affaires. Ils s'en remettront à des chefs d'entreprise et à l'industrie de la publicité, ainsi que, sur le plan politique, aux minorités intelligentes autoproclamées qui servent et administrent le pouvoir."
Noam Chomsky, Dominer le monde ou sauver la planète?, 2003.
19:18 Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, démocratie, capitalisme, société, chomsky




