20.03.2009
enculé d'écureuil
on croyait qu'il faisait pousser des noisettes dans le respect des conventions collectives et des 35 heures, en réalité c'était une couverture, depuis le début il opérait de juteux placements financiers à court terme ce chacal
enfin cet écureuil
résultat la crise
mondiale!
c'est la naïveté qui nous tuera tous moi je dis
n'empêche avec lisa quand on a appris l'ignoble vérité, on s'est dit bordel de dieu mais faut réagir, on va quand même pas laisser ce crétin à fourrure assassiner l'économie planétaire avec notre pognon
on a tout retiré
le banquier chialait et s'agrippait à ma jupe-culotte avec ses doigts crochus remplis de bagouses en gueulant naaan pitié à l'avenir on sera réglo je vous jure, il a fallu que lisa lui foute un coup de saton sans ça je le traînais jusqu'à l'appart, gras comme il est ce porc c'est épuisant
bon c'est bien joli mais seulement maintenant on est drôlement emmerdées, imagine, les soixante sept mille six cent douze euros cinquante et un (nos éconocroques sur le rmi depuis 1992) on sait pas où les planquer pour pas que les cambrioleurs les trouvent
pourtant on a cherché
sous le lit y'a pas de place, c'est plein de tampax (ou des kleenex je sais pas) usagés et de canettes vides
dans le placard à fringues y'a jamais eu de fringues mais y'a une araignée qui trône, grosse comme la chatte à la voisine et avec le même regard vicieux qu'elle (la voisine), avec lisa on a plus osé s'approcher de la lourde depuis peut-être trois ans
dans mon soutif j'ai essayé mais primo ça fait une bosse ça comme, les gens s'écartent dans la rue, les flics m'arrêtent en criant haut les mains et tout et où qu'est mon permis de port d'arme, bon, deuzio les biffetons deviennent assez rapidement gras et puants et ils en veulent plus à monoprix, ni même à l'arabe du coin, pour te dire
la culotte à lisa, régis y a glissé dix balles un jour qu'on faisait un concours de strip-tease de putes, ben on les a jamais retrouvés
les chiottes c'est risqué, y'a trop de passage
sous l'évier y'a un rat mort
dans le frigo y'a des courts-jus
scotcher le pèze sous la table? impossible, c'est déjà plein de crottes de nez
dans la terre du ficus j'ai pensé, hé hé, génial, c'est pas trop humide vu qu'on l'arrose jamais, c'est depuis qu'un jour ce bâtard verdâtre a failli envahir toute la pièce, on a décidé avec lisa de pas l'encourager dans cette voie, bonne idée la terre du ficus ouais seulement j'ai pas réussi à faire sortir cette saloperie de forme de vie végétale, il a dû faire pousser des racines à travers le pot, le plancher, peut-être une partie de la croûte terrestre pour trouver de l'eau l'enculé, je me disais bien qu'il avait bonne mine ces derniers temps
la baignoire c'est également un des endroits les plus secs de l'appart, mais manque de bol y'a groumpf qui dort dedans
foutre
le pognon c'est que des problèmes continuellement
06:55 Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : humour, économie, pognon, capitalisme, culotte
03.03.2009
mots-clés à la con
"tim spelios"
agence nationale pour le suicide
bandeiras
biaffré
methodes de suicide indolores
boson de higgs métaphysique
bouygues
coeur zgegi
cramouille dégueulasse
culotte sale
dieudonné ramonet
emulitant fermé
esclavage moderne 2009
faurisson
frites tatane
futilités: petits martiens vert de la
grosse truie
j'ai fait l'con streaming
j'ai pas de envie
j'ai pas pu lui parler
rien que pour février hein
franchement les deux petits pédés qu'ont inventé google s'ils savaient toutes les conneries que les gens tapent dedans ils arrêteraient tout de suite
07:30 Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : google, société, humour, culotte, dieudonné, faurisson, truie
11.02.2009
c'est comme vanessa ma nièce
bon elle veut faire travailleuse sociale comme métier, pour aider les sdf, c'est ce qu'elle dit, et d'ailleurs elle va dans la rue et elle leur parle, c'est vrai, je l'ai vue de mes yeux
elle est gentille
tout le monde est gentil
sauf que là, travailleuse sociale c'est rien qu'une couverture
en réalité son projet à ma vanessa c'est juste de se faire déchirer la culotte et bourrer le hangar à saucisses par des types un peu chelou, des sauvages, des déglingués, des que sa daronne (cette truie, ma frangine) elle se pisserait dessus d'horreur si elle les voyait seulement poser leur sale patte sur l'épaule de sa fifille, rien que l'épaule imagine
moi total respect, j'approuve à fond, y'a de l'abnégation, du don de soi, le foutre coule à flots, bref c'est tout ce que j'aime et j'y dis zyva ma cocotte!
bien sûr qu'elle a raison
les sdf, si on voulait vraiment les aider, le truc à faire ça serait la révolution mondiale, seulement on est pas prêts, alors en attendant ils vont crever certes mais juste avant ils auront tâté un peu de fesse blanche et lisse comme du fromage blanc, de la fesse de petite bourge bien emballée dans du kookaï, et mis les doigts dans une chatte parfumée à autre chose que la vinasse, ça pour eux ça n'a pas de prix
un peu la dernière clope du condamné
brave petite vanessa
le tout dans la vie c'est de se fixer des objectifs réalistes
07:03 Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : société, sdf, capitalisme, logement, révolution, culotte
22.10.2008
file-moi ta culotte
je vous jure, c'est exactement les mots qu'elle a employés: file-moi ta culotte et demain en échange je te rends deux culottes, zéro risque
- mais lisa voyons, une culotte ça donnera jamais deux culottes
elle a juste roté et ricané en faisant: tu verras, tu verras
- comment tu comptes t'y prendre?
- trop complexe ma chérie, je peux absolument pas t'expliquer
et comme j'hésitais encore elle a fait semblant de se foutre en rogne: allez sale morue, c'est sans risque pour toi je te dis, le procédé est sûr à 100% garanti sur facture, allez putain tope là
là j'ai commencé à vaguement soupçonner un truc chelou, mettez-vous à ma place, mais pour gagner du temps j'y ai filé ma culotte et j'ai joué la bonne fille bien obéissante et pour tout dire bien conne, manque de personnalité, manque de tout, un rôle pour lequel je m'entraîne depuis toujours et soit dit en passant je suis pas mauvaise
ensuite on a sorti les bières et on s'est mis à lever le coude sérieux et même si au départ j'avais fermement dans l'idée de rester sur le coup je dois dire qu'à un moment donné j'ai lamentablement zappé l'histoire des culottes tout en lâchant une ignoble gerbe d'un vert acide sur l'accoudoir du canapé mais il en a vu d'autres, après quoi tout s'embrouille, y'a qu'une chose dont je sois relativement sûre c'est qu'on a rampé de concert jusqu'au pieu en chantant la digue la digue et en se foutant des grandes claques de débiles entre les omoplates, même que lisa s'est salement amoché à cause que j'ai cogné un peu fort et manque de bol elle s'est éclaté le menton sur le béton à l'endroit où la moquette a disparu depuis l'incendie de l'autre soir
au matin bien entendu les draps étaient tout durs de sang coagulé mais ce qui m'a ruiné d'un coup ma gueule de bois ç'a été de voir le ventre de lisa quand j'ai tiré tout ce merdier pour le foutre dans la baignoire à tremper: le nombril gonflé avec un cercle pointillé gros comme une grosse noix autour, son speech des culottes multipliées par deux m'est revenu comme un flash et ça a fait jbing dans ma tête: aucun doute, ma lisa -- si belle, si rude, si bonne siffleuse de canettes -- mon amour qui dormait là, toute ronflante, auréolée de pureté et de taches de pipi -- ma lisa s'était fait mordre par un CAPITALISTE!
j'ai été m'enfermer dans les chiottes pour gerber sans la réveiller
clope au bec je me suis refais la scène dans ma tête, comme si j'y étais, ma lisa seule à la maison et ce mec entrant sous un prétexte quelconque, beau gosse, cravate, n'oublions pas qu'ils ont le pouvoir de changer leur apparence, elle se méfie pas ma lisa si pure ou alors s'il est plus de midi elle est déjà schlass ô mon amour, elle entrave que dalle, le monstre en profite pour lui fourguer d'abord un petit compte épargne, l'air de rien, bientôt elle est à point, à genoux elle lui pompe le dard et l'appelle mon sauveur et tout et alors ce chacal lui balance le coup de grâce: des obligations à 15% l'an ma petite dame et sans risque aucun ça vous tente? à ce moment précis on dirait que ma lisa se réveille d'une sorte d'hypnose, elle veut résister, fuir, mais en posant le pied sur une canette à moitié vide elle se viande à faire trembler l'immeuble et quand la poussière retombe on voit le capitaliste penchée au dessus d'elle, imprimant sa marque hideuse en forme de pièce de deux euros sur le ventre flasque et immaculé de ma pauvre lisa ô lisa j'ai mal ton innocence foudroyée et moi qui vais devoir te fuir pour pas que tu m'entubes et toute ta vie désormais lisa cette faim inextinguible POURQUOI?!
dégueulasse
pour oublier ces horreurs j'ai été chercher quelque chose à boire
17:16 Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : écriture, capitalisme, humour, pognon, culotte






