02.05.2009
pub et cinéma
La grande pub n'est plus de saison. Il importe de distiller les marques non plus dans des espaces qui leur sont réservés à côté des contenus, mais au sein même de ces contenus. A condition de rendre cette fusion ludique et acceptable. Le phénomène est bien connu des téléspectateurs américains: en 2004, la société PQ Media a comptabilisé 9.334 intrusions de marques dans les émissions télévisées américaines, ce qui représente un investissement d'un montant total de 4,25 milliards de dollars, en hausse de 23% par rapport à 2003. Ainsi, les candidats du jeu de téléréalité "Survivor", isolés sur une île déserte tels des Robinson, survivent-il grâce aux chips Doritos et à la bière Mountain Dew!
Au cinéma, où le placement des produits assure une bonne part du budget des films, des scènes entières sont scénarisées en fonction des impératifs de ces annonceurs clandestins. On sait que les films de James Bond constituent une publicité ambulante pour des marques de voitures, de montres ou de whiskys. Mais Steven Spielberg s'impose aussi comme un des maîtres du genre. En 1982, l'extraterrestre E.T. manifestait un appétit hors norme pour les Reese's Pieces, une marque américaine de bonbons. En 2002, dans Minority Report, dont l'intrigue se déroule en 2054, le réalisateur offre une postérité à des marques comme Pepsi, Reebok, Guinness, Century 21 et Gap grâce à des plans, voire des séquences entières, totalement inutiles mais, pour le plus grand bonheur de la production, grassement rémunérées.
En France, les adeptes de ce Truman Show qui n'a plus rien de futuriste ont pour noms, entre autres, Claude Lelouch ou Luc Besson. Par le truchement de sa société de production EuropaCorp, ce dernier assure une publicité suivie pour Peugeot dans la série des films "Taxi".
Marie Bénilde, On achète bien les cerveaux, 2008.
accuser notre ami E.T. maintenant...
jusqu'où ira la paranoïa de mme bénilde?
d'autant que:
La publicité du XXIème siècle sera éthique ou ne sera pas.
Jacques Séguéla.
08:18 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : marie bénilde, jacques séguéla, publicité, cinéma, médias, usa, marketing
26.03.2009
bertrand tavernier - les double-peine de lyon
documentaire de 2001
(voir le film entier grâce à mon copain emule)
la réforme de la double peine (2003) est aujourd'hui mal appliquée: la Cimade recense à Lyon une moitié positive de 50 demandes d'abrogation; en région parisienne, 5 réponses positives pour 39 demandes
voir aussi l'article: La double peine n'est toujours pas abolie...
07:38 Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : justice, police, politique, afrique, société, cinéma
05.02.2009
guerre en direct
La couverture de l'opération "Tempête du désert", lors de la guerre du Golfe, en 1991, ne pouvait donner lieu qu'à un malentendu, les médias promettant de montrer la "guerre en direct", alors que les militaires avaient décidé de ne proposer aux journalistes que des leurres.
[...] Le professeur Mark Cristin-Miller, de l'université de New York, le confirme: "'Tempête du désert' a été une opération de propagande d'une dimension sans précédent. Ce fut un désastre pour la presse occidentale et pour le peuple américain, car tout a été orchestré comme une chorégraphie et manipulé par le Pentagone. Et les médias l'ont accepté."
[...] Les guerres, dans un univers surmédiatisé, sont devenues de grandes opérations de promotion politique qui ne sauraient être conduites en dehors des impératifs de relations publiques. Elles doivent produire des images propres, limpides, répondant aux critères du discours de propagande ou, en termes contemporains, du discours publicitaire.
Ignacio Ramonet, La Tyrannie de la communication, 2001.
tempête du désert... attends ça me dit quelque chose...
c'est pas la suite de la guerre des clones?
avec will smith c'est ça?
ouais, si je me souviens bien c'est quand le joker (qu'on croyait mort) refait surface déguisé en ben laden et menace de sodomiser mère teresa si on lui refile pas fissa les clés du faucon millenium vu qu'il en a un besoin urgent pour échapper aux griffes de la malédiction de la momie transgénique d'hitler
on l'a vu avec lisa
(le film, pas le joker)
je te raconte pas comme on a chialé à la fin surtout quand le brillant général américain bourré de médailles et de tempes grisonnantes rate une marche en descendant de son bombardier atomique et se foule une cheville et qu'on lit la souffrance et l'incompréhension dans ses yeux égarés et qu'il pousse sa gueulante déchirante sur fond de villes bougnoules irradiées:
WHY!
ça m'a tuée
06:59 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : guerre, usa, médias, golfe, cinéma, ignacio ramonet, politique
27.11.2008
american splendor, 2003
09:55 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, emule, société, usa, écriture, p2p
24.11.2008
silent running, 1972
film amerloque prétendument sf mais authentiquement de merde, je sais pas comment c'est le titre en français vu que dans ma version les mecs dégoisent en italien, c'est le joies d'internet, remarque j'ai tout pigé quand même, y'a quatre jeunes bradpitts avec la raie au milieu de l'espace enfermés dans une sorte de grande poutrelle en ferraille piquée au 2001 de kubrick sauf qu'ils ont rajouté une forêt en conserve, une "nature" à la walt disney avec des arbres et des petits lapins, de la flotte et des brins d'herbe et tout et tout, ils ont juste oublié les mouches à merde mais y'a même un potager où lowell (notre héros) se fait pousser des melons et des fraises rapport au fait qu'il aime pas le vomi lyophilisé que l'ordinateur de bord leur sert à la cantoche, lowell pour tout vous dire c'est un rebelle, une sorte de josé bové intergalactique, d'ailleurs son prénom c'est freeman, le mec libre, pendant que ses potes font des courses de quads dans les coursives en ricanant comme des cons, lui il s'habille en jésus pour repiquer ses oignons, bon chacun son truc, là dessus ils reçoivent un appel radio comme quoi il faut faire exploser tous leurs écosystèmes en bouteille et rentrer à la maison les mecs, la mission est finie, youpi! s'écrient les trois copains de lowell et aussi sec, avec visiblement une grande jouissance (des gens qui aiment leur boulot ça fait plaisir à voir) ils se mettent à planter des bâtons de dynamite entre les rangs de choux-fleurs mais notre ami lowell préfère les assassiner (ses copains, pas les choux-fleurs, assassiner un chou-fleur c'est pas un assassinat, soyons sérieux) il préfère assassiner ses trois potes afin de sauver sa forêt, ses piafs et ses poireaux, même si bon je reconnais que le premier meurtre c'était comme qui dirait un accident ok, en tout cas pour les deux autres y'a pas photo, freeman lowell t'es qu'un pourri comme tout le monde et pis c'est marre, d'ailleurs le mec il a des remords à mort alors comme il a rien à picoler il essaie de prendre la tangente, laquelle à cette époque-là traverse justement les anneaux de saturne, un genre d'ouragan en couleurs très chouette sur grand écran quoiqu'aussi dépourvu de vérité scientifique que ma petite nièce de poils de cul, cependant lowell sait pertinemment qu'il est dans un film amerloque et que par conséquent il n'échappera pas à la justice des hommes ni à ces cauchemars horribles dans lesquels il revoit les trois blaireaux crever, c'est vrai ils faisaient exprès d'écrabouiller ses tulipes avec leurs quads de merde mais quand même putain qu'est-ce qu'ils lui manquent au père lowell! surtout que les robots savent pas jouer au poker, ou alors ils gagnent ces bâtards, bref la vie a pris un arrière-goût de chiotte et freeman, pas con, préfère en finir en se faisant sauter le caisson avec tout ce qu'y'a autour, vaisseau, robots, dildos mais surtout pas ses nanarbres chéris, son air pur en boîte, ses crapauds bien cleans, ses topinambours, ça jamais! notre héros les envoie continuer seuls leur route dans la nuit sidérale avec juste un petit robot reprogrammé exprès pour en prendre soin, planter des arbres, arracher les mauvaises herbes, faire gicler les intestins des limaces entre les doigts d'acier de sa servopince, peut-être bouffer des radis, ça on sait pas
consternant
et le mot est faible
bordel mr lowell (et aussi mr trumbull, réalisateur de ce caca sur celluloïd) m'enfin les arbres se plantent tout seuls! vous saviez pas? les forêts, les petits lapins, mr lowell, ils ont absolument pas besoin de ta face de pet pour vivre et croître et prospérer, ils ont juste besoin qu'on arrête de les tuer, nuance, car des millions d'années avant que le bon dieu de bush et d'obama n'aie l'idée saugrenue d'inventer ta race de crétins les arbres savaient déjà pousser comme des grands, ça te la coupe ça hein? c'est des safe-made-trees les arbres, lowell, alors tu vois ton petit robot boiteux avec son sécateur et son arrosoir joliment colorié tu peux te les carrer profond dans le cul
en douceur toutefois (à cause du sécateur)
y'a même une sorte de serment solennel que lowell a affiché au dessus de son lit dans le vaisseau: moi, en tant qu'americain, je jure de préserver la nature et gnagnagna... là j'ai failli gerber
ceci dit j'aime bien les films sf des années 70
je les regarde sans penser à rien
comme une bouse
11:21 Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : science-fiction, cinéma, usa, environnement, nature, merde, brad pitt
20.09.2008
le cauchemar de darwin
encore un doc (vost en français) avec des petits négros qui crèvent
la routine quoi
cette fois c'est à cause de poiscailles, il paraîtrait que y'a des tas de poiscailles dans le lac victoria, ou plutôt non, pas des tas, juste un poiscaille, la perche du nil, un poiscaille introduit exprès et qu'a bouffé tous les autres et qu'est en train de tuer le lac à petit feu, bref des avions se pointent, pilotés par des ukrainiens pas chers, embarquent la viande de poiscaille vers tous les auchan de la douce europe démocratique et avancée et voilà
seulement la bonne viande hein, les arêtes et toute la merdasse on leur laisse aux petits négros, faut bien qu'ils bouffent eux aussi avant de crever du sida à poil sur leur tas d'ordures
on leur laisse - pardon: on leur vend! - aussi des armes en échange
ils disent merci
toi en revanche tu dis putain c'est révoltant
si t'es dans un de tes bons jours tu verses même une larmichette au dessus de ton assiettée de poiscaille pas cher
révoltant
et puis personne se révolte, ni là bas ni ici, personne bouge et personne bougera jamais, exactement comme ces cons de juifs à auschwitz, ouais ils avaient pas d'armes mais ils étaient cent fois plus nombreux, crever pour crever ils auraient pu se remuer le fion, pas un n'a bougé, pour un crouton de pain ils étaient même tout contents d'aider les boches à cramer les copains, nous c'est pareil, tant qu'on a des auchan avec du poiscaille pas cher dedans on bouge pas, même on collabore à fond de train, on vote, on court après deux euros d'augmentation, on défile, on applaudie, on fait joujou sur internet, on appuie sur des tas de boutons qui déclenche des tas de trucs dont on a même pas idée, on oublie, on oublie tout, on se dépêche d'oublier
12:29 Lien permanent | Commentaires (12) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : emule, p2p, cinéma, capitalisme, afrique, guerre, société
15.09.2008
bourdieu - l'économie du bonheur
extrait du film de pierre carles la sociologie est un sport de combat
disponible ici: 1ère partie - 2ème partie
"moi je suis pas un moraliste" dixit à la fin de la séquence t'as vu?
les capitalistes peuvent commettre toutes les saloperies qu'ils veulent c'est pas lui (bourdieu) qui va leur faire des reproches
bon alors c'est qui? le pape?
ça sous-entend aussi que l'être humain a beau être (paraît-il) intelligent, il est en revanche totalement dénué de sens moral, la preuve: pour qu'il arrête ses crasses il faut que quelque chose (son propre intérêt, une loi etc.) l'y oblige
l'humanité n'existe pas, y'a que des brutes avides qui errent à la recherche de leur pitance et d'un maximum de plaisirs, depuis toujours
gerbant
19:55 Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : bourdieu, société, capitalisme, cinéma, p2p, emule
08.09.2008
je suis (encore) une (pire) légende
on va éventuellement me reprocher de tirer sur une ambulance morte mais à propos de ce film y'a encore deux trois trucs qui me sont venus comme ça pendant que je me branlais la mouche velue
d'abord le héros, regardez, il habite seul une belle et immense et confortable baraque équipée de tout un tas de trucs geeks, conduit alternativement un 4x4 et un bolide échappé des 24 h du mans, se sape comme un dieu avec des fringues cleans et bien repassées, cause dans le poste en faisant des phrases et tout, pratique le golf et la chasse
espace, confort, hi-tech, élégance, loisirs, éducation... c'est marrant ça me fait penser à ces psychopathes là tu sais les mecs qu'ont plein de gros pognon
les riches c'est ça, je cherchais le mot
les zombies du film, eux, c'est légèrement pas pareil: ils crèchent dans des sortes de vieux hangars humides et dégueulasses, ont même pas une seule bagnole pour dix, font exprès de déchirer leurs fringues de couleurs ternes et en fait passent leur temps à moitié à oualpé comme des bêtes, sont totalement infoutus d'émettre un mot intelligible, même en verlan, ont absolument pas de loisirs vu que leur seule occupation c'est se foutre sur la gueule et crever
on dirait des pauvres
non, disons plutôt les pauvres vus par les riches
les pauvres-vus-par-les-riches ne pensent qu'à bouffer un maximum de types du genre will (le riche), on peut donc dire qu'ils sont méchants, foncièrement et incurablement mauvais, parlez-leur d'Ordre, de Morale, de Civilisation etc. il ne leur vient aucune larme attendrie, ils représentent le Mal Absolu, ils ont basculé du côté obscur de la Force!
le riche en revanche est Bon et s'applique comme un fou à faire le Bien mais, cruelle destinée, il est horriblement tout seul face à une marée de pauvres qui grouillent comme des cafards et l'assiègent
il en découle évidemment que le riche est armé jusqu'aux dents (mais c'est uniquement pour se défendre, mets-toi à sa place!) et se barricade derrière des portes blindées pleines de verrous qui font clac vlan, voire (dernière image du film) dans une espèce de manoir en pleine cambrousse entouré de murs, barbelés, grilles et autres miradors putain c'est pas marrant d'être riche au fond mais y'a des compensations, notamment on peut buter impunément autant de pauvres qu'on veut, la police ne dit rien étant donné que la police = le riche = will (vous suivez?)
comme qui dirait dramatisation du repli sur soi des classes friquées, peur paranoïaque des pauvres
peut-être un sentiment de culpabilité refoulé qui revient à la surface?
n'exagérons rien
quand on sait que le revenu d'un étazunien moyen est inversement proportionnel à son taux de mélanine, c'est quand même marrant que ça soye un black qui joue le rôle du riche hein? mais pas n'importe quel black: un ex-prince de bel air, un qui a gratté dans les 80 millions de dollars l'an dernier, rien qu'avec des films pourraves, un héros je vous dis!
16:54 Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, société, capitalisme, pognon, usa
04.09.2008
dieudonné, la bête noire?
17:05 Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (1) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, dieudonné, p2p, emule, politique, médias
25.08.2008
4ème guerre mondiale

chiapas, argentine, palestine, corée, afrique du sud, amérique du nord, europe...
quelques nouvelles du front anticapitaliste
*
à voir absolument
(sinon je vous cause plus)
*
oubliez pas les sous-titres en français
*
vive la palestine, la dopamine et les tartines!
12:28 Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, société, capitalisme, guerre, p2p, palestine






