28.04.2009

pub et politique

Rabin-Mitterand-et-Peres.jpgUn président porté au pouvoir grâce à la pub? Plus que tout autre, François Mitterrand aura contribué à installer la publicité au coeur des campagnes électorales des années 1980. En la matière, un personnage va jouer un rôle centrale: Jacques Pilhan, collaborateur de Jacques Séguéla pour la campagne sur la "force tranquille" et, dès 1981, conseiller en communication de l'Elysée et de Matignon. C'est lui qui convertit la gauche à l'idée que la communication à l'américaine peut être un instrument non seulement de conquête mais aussi de pérennisation du pouvoir. En 1984, il crée une agence chargée de promouvoir l'image du président de la République ainsi que celle d'entreprises ou d'institutions publiques. La publicité n'est plus vue comme un mal nécessaire propre à toute société capitaliste mais comme la marque d'une civilisation moderne au diapason de laquelle les nouvelles générations socialistes doivent s'accorder. L'argent coule à flots, les affiches sont imprimées en masse et les valises de billets circulent.

[...] Jacques Pilhan a poussé si loin le sens du produit "branché" et de l'adaptation au marché qu'il s'est mis au service de Jacques Chirac et de sa fille Claude lors de l'élection présidentielle de 1995. Sept ans plus tard, Lionel Jospin puise à son tour dans le sérail de Jacques Séguéla pour mener campagne sur le "présider autrement". A l'écoute de ses spin doctors, le locataire de Matignon en oublie de faire appel aux militants du Parti socialiste, priés de s'effacer devant le savoir-faire des gourous de la communication. Une stratégie couronnée de succès le 21 avril 2002.

[...] Quand la publicité se mêle de politique, ce n'est évidemment pas de façon désintéressée. Une campagne électorale fournit toujours l'occasion de nouer des relations étroites avec de futurs gouvernants susceptibles de faire alléger les lois contraignantes et de confier à une agence un budget de communication publique ou une campagne d'intérêt général. [...] La proximité d'intérêts des grandes agences avec les idées libérales ne fait guère de doute. Seule une idéologie prônant un interventionnisme minimal de l'Etat, la privatisation des biens et la mise en concurrence des services joue en faveur d'un développement des dépenses de publicité et, partant, de la rémunération des agences. La posture mitterrandienne d'un Jacques Séguéla ne doit donc pas faire illusion: la publicité s'est mise au service d'un discours électoral, d'un homme, avant de s'employer à le faire évoluer dans un sens conforme à ses intérêts: "Mitterrand est le premier qui comprendra qu'il fallait passer de la propagande à l'information et, très vite, de l'information à la communication", dit-il. Les temps se prêtent alors à la mise en scène publicitaire: tournant de la rigueur et promotion du slogan "Vive la crise!", réhabilitation du profit... Si les agences de publicité mettent leur "art" au service des politiques, elles sont d'abord à l'écoute des grandes entreprises capitalistes qui les font vivre. Ainsi la propagande électorale a-t-elle fini par se fondre dans les intérêts de la publicité.

Marie Bénilde, On achète bien les cerveaux, 2008.

 

mais tout ça n'est probablement qu'un tissu de calomnies puisque:

La publicité du XXIème siècle sera éthique ou ne sera pas.

Jacques Séguéla.

03.04.2009

elf, la pompe afrique

de/par Nicolas Lambert qui déclare à un journaleux:

On est face à des gens qui ne comprennent pas qu'on puisse leur reprocher de s'être servi du système, et ils sont cohérents dans la mesure où ce ne sont pas les seuls à s'en être servi. Quand ils étaient à Gaz de France, à la SNCF, chez Alcatel etc., ils disent "mais je faisais la même chose! Comment voulez-vous avoir des contrats? C'est comme ça!"

et aussi:

Nous on est arrivés avec une différence de l'espace d'une main entre le niveau des Africains et le niveau des Français, et maintenant on a un abime qui est insurmontable tant que des compagnies transnationales continueront à exploiter ces peuples et ces terres.

11.09.2008

dans la peau de john sarkovitch (8)

kennedy.jpg(toute ressemblance avec êtres vivants appartenant à la même espèce que moi seraient à se flinguer)

... je me demande c'est qui cette pute là edvige tout le monde en parle mais on lui voit jamais les poils du cul encore un coup de borloo toujours à copuler en suisse le bâtard putain fais tourner merde on est une équipe tiens c'est comme leur machin là le lhc j'ai eu beau survoler en hélicoptère faire le tour à vélo et tout j'ai pas vu la queue d'une seule particule bon encore une combine pour doubler les amerloques claquer le pognon des pauvres et foutre en l'air l'état socialo ça j'ai pigé mais toutes ces histoires de quarks qui s'enculent dans le vide c'est quand même trop zarbi comme délire j'aimais mieux les magouilles classiques à la mitterrand-chirac déjà clearstream franchement j'ai rien capté même sous la torture je saurais pas dire par quel chemin les trois cent mille trilliards d'euros ont atterri sur mon compte en suisse alors là mystère si ça se trouve c'est à ça que ça sert le lhc en fait c'est un accélérateur de pognon les mecs oh putain trop mort de rire n'empêche le trouduc qui l'a inventé je lui file la légion d'honneur minimum je lui file même carla si il veut elle suce comme un parpaing mais sinon en branlette faut reconnaître qu'elle a fait pas mal de progrès le lhc sérieux ça mérite carrément un nobel de la branlette genre euh oui la civilisation et l'écosystème se barrent en couille par tous les bouts mais nous autres on s'en branle on est des chercheurs des scientifiques avec un grand c comme cervelas nous on veut juste savoir la température rectale du big bang la consistance de la matière noire et toutes ces conneries y'a que ça qui nous fait bander c'est pour ça qu'on a besoin de cinq cents milliards et d'un bon troupeau d'esclaves pour construire le truc ah les cons ça me rappelle les trois crétins qui se baladaient sur la lune avec leurs scaphandres qui brillent et tout un petit pas pour ma trogne un pas de géant pour l'impérialisme amerloque sacré kennedy je l'aimais bien cet enculé au fond c'est dommage qu'il s'est fait allumer par ben laden...