06.05.2009
quand le créateur eut fini de gerber sa race
il commença par se jeter un vieux fond de ricard pur en travers de la glotte histoire de se remettre la tripaille dans le bon sens
puis il se pencha afin d'examiner sa création
bof
c'était apparemment une galette tout ce qu'y'a de banale, dans les tons ocre tirant sur le rouge et ornée de filets de bile verdâtre parfaitement dégueulasses
puante à tomber par terre, mais le créateur en avait vues d'autres
au centre...
oui c'était ça le plus intéressant: exactement au centre de la flaque immonde on distinguait une petite planète tourbillonnant à toute vitesse
et encore autre chose dessus...
que la lumière a soye bordel de dieu gueula le créateur rapport au fait qu'il y voyait que dalle, et des tas de galaxies multicolores s'allumèrent aussi sec et comme tout le truc prenait soudain un air de fête il s'envoya droit dans le citron un triple scotch puis s'alluma un bon barreau de chaise pour faire couler
à la bonne heure putain
sur quoi il se pencha derechef
intéressante petite planète vraiment, avec en plein milieu, à poil dans une sorte de square, un type minuscule qui se baladait le zgeg à l'air en disant bonjour aux autres bestioles du coin, des tas de bestioles partout, et des saloperies de plantes en veux-tu en voilà
c'est quoi ce foutoir se demanda le créateur
il avait dû penser tout haut une fois de plus car le petit mecton leva la tête un peu surpris avant de se jeter à plat ventre en brâmant ô tout puissant loué sois-tu dans les siècles des...
hé ho mollo coupa le créateur, j'ai une migraine mon pote, t'imagines même pas
désolé
tu pouvais pas savoir va, à la tienne
ça c'est gentil ô tout puissant, j'aurais même bien aimé qu'on trinque seulement...
bon je t'explique: tu prends des raisins -- c'est les fruits violets là-bas -- tu les écrabouilles dans un tupperware et tu laisses macérer disons...
sauf votre respect ça j'ai pigé tout seul
ben alors quoi?
tout puissant soupira le petit mec en se grattant la tête, vous avez pas l'air de vous rendre bien compte de ma situation, non mais regardez un peu autour de moi, qu'est-ce que vous voyez?
des tas de bestiaux
exact! j'aurais pas mieux dit: des tas de bestiaux, c'est exactement ça, seulement dans le lot figurez-vous qu'y'en a pas un qui veut m'aider à faire du jaja, pas un seul, et je sais de quoi je parle hein, j'ai passé la matinée à leur demander à tous, un par un, tu veux m'aider? et toi tu veux pas m'aider? steuplé?... vous me croirez si vous voulez tout puissant, j'ai pas obtenu une seule réponse, ces bestiaux comme vous dites y'a rien à en tirer, rien, que dalle, nada, zéro réponse, d'ailleurs hé pendant que je vous tiens je voulais vous demander un truc: s'ils peuvent même pas me donner un coup de main pour fabriquer l'alcool qui m'aidera à supporter mes soixante-quinze ans d'espérance de vie au milieu de cette bande d'autistes, ça sert à quoi d'avoir créé tous ces animaux? franchement?
aucune idée, y'a des fois tu sais j'ai beau me creuser le citron mes desseins sont impénétrables
ben merde alors
reste poli quand même
z'avez raison, je m'oublie, mais dans ce cas heu... je pourrais vous demander un petit service, tout puissant?
dis toujours
voilà, ce que j'ai pensé c'est qu'il faudrait que je soye pas tout seul comme un con, si j'avais à côté de moi mettons une centaine de types dans mon genre on aurait vite fait de s'organiser pour cultiver le raisin partout là à la place de ces pommiers pourraves que vous avez mis, et vendanger, et fabriquer les tonneaux et les boutanches, et mettre au point la machine à enfiler les bouchons de liège, et dessiner les étiquettes, surtout ça: dessiner les étiquettes, franchement tout puissant moi personnellement je suis trop la pire bite en dessin, et pis merde de toute façon j'ai pas quatre bras et...
bon bon fit le créateur qu'avait de plus en plus mal au crâne, tu veux croître et multiplier ok, moi j'ai rien contre
mais enfin je fais comment? je me branle dans l'herbe et il pousse des bonshommes?
t'excite pas va, je vais te créer une greluche
ouais! j'étais sûr que vous étiez le genre cool, merci tout puissant
je t'en prie
hé
quoi encore?
si possible une avec des gros nichons
08:35 Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : dieu, humour, écriture, beuverie, nichon, zgeg, branlette
29.04.2009
la vérité sur le 11 septembre
trève d'incurie! foin d'incompétence! éructa groumpf
et tout naturellement c'est lui qui fut désigné pour présider la nouvelle commission d'enquête sur les attentats de sinistre mémoire et du 11 septembre, laquelle commission (totalement indépendante) rend aujourd'hui ses conclusions, arrachées de haute lutte aux ténèbres de l'oubli et de la propagande maisonblanchienne, au prix de bien des heures de beuverie et autres tirages de cheveux, sans compter les pauses pipi, caca, pipi-caca, dégueulis, branlette et sandwiches au gruyère
et ces conclusions stupéfiantes les voici:
- le world trade center N'A JAMAIS EXISTE!! ce que vous avez vu (ou cru voir) sur les cartes postales dans le ciel de new york, c'était soit des images de synthèse, soit une maquette d'à peine quelques mètres de haut comme le prouve la photo ci-dessous (rappelons qu'un gorille mâle mesure en moyenne 1,75 m, même en érection):
signé les membres de la commission: lisa, insanity jane, groumpf, régis, le chien à régis, un ami drogué qui passait
ça vous la coupe hein
bon la commission travaille actuellement d'arrache-pied et à bride abattue en vue de produire une DEUXIEME conclusion tout aussi ébouriffante que la première, mais alors là j'ai pas envie d'en parler encore, c'est trop prématuré
08:25 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : 11 septembre, usa, king kong, beuverie, humour, branlette
24.04.2009
groumpf m'a encore culbutée ce matin
je sais plus bien comment ça c'est passé...
ah si! j'allais pisser quand soudain il m'a chopée et han han han sploutch
ce qu'y'a de génial avec groumpf c'est qu'on perd pas de temps à se dire des poèmes ou à se regarder le blanc de l'oeil
vite fait vite fini
on peut se remettre à picoler
par contre hein son foutre y'en a pas lourd mais c'est du concentré, mettez même pas les pieds dans un endroit où il s'est branlé
avec lisa on est sans arrêt enceintes jusqu'au ras des nichons
c'est emmerdant parce qu'ils filent plus de sacs plastique gratuits à monoprix, sous prétexte de sauver la terre, genre l'excuse bidon, du coup on va être obligées d'utiliser des sacs poubelles avec lisa pour transporter nos foetus au container, au niveau discrétion ça le fait mais dis donc le coût n'est pas le même
ça il s'en fout groumpf, le fric et lui ça fait deux
08:30 Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : nichon, beuverie, humour, branlette, pognon, société
01.04.2009
l'enculiade - chant 10
quand on sait qu'on va crever le lendemain matin dans d'atroces souffrances, et par conséquent ne plus jamais jouir de son pognon ni des hordes de petits culs roses plus ou moins consentants qu'on a amassés au fil des opérations de justice immuable, il arrive qu'on ait du mal à fermer l'oeil
même avec deux trois litrons dans la face
si en plus on est un être sensible du genre agamemnon, non seulement on ne se biture qu'à contrecoeur et on roupille guère, mais en plus on s'arrache des poignées de tifs en tournant en rond dans sa tente comme une bête et à un moment merde on finit par enfiler une peau de lion afin de masquer le fait qu'on s'est pas lavé la bite depuis des semaines et on fonce chez le vieux, le sage nestor lui demander conseil
à l'entrée de chez nestor aga tombe sur son frangin ménélas attifé d'une peau de léopard lui
- tiens tiens tu viens voir nestor aussi?
- comme tu vois, je voulais juste lui souhaiter une bonne nuit, et toi?
- pareil
- ahem...
- hé hé...
- belle soirée n'est-ce pas?
- ouais, on sent le printemps qu'arrive
- ouais
- voilàvoilà...
- ahem...
- on va les niquer demain les troyens
- tu m'étonnes, qu'est-ce qu'on va leur foutre hein
- la raclée du siècle
- pis les doigts dans le nez encore
- à part hector c'est pas compliqué c'est tous des brèles là-bas, tous
- hector j'en fais mon affaire
- moi aussi
- pas question, je te dis que je m'en occupe
- laisse frérot, je m'en charge
- mais putain tu vas m'écouter oui ou merde, je te répète que je...
à ce moment-là nestor sort de sa tente en agitant son bonnet de nuit et en râlant c'est pas bientôt fini ce bordel, allez vous engueuler plus loin tas de crétins, ici y'en a qu'essaient de pioncer, pis vous feriez bien d'en faire autant au lieu de discutailler, si vous avez les petits yeux demain matin au champ d'honneur faudra pas venir vous plaindre
- ben justement ô mon vieux nestor, fait aga, on se demandait si c'était bien prudent de se laisser aller à fermer les mirettes vu que l'ennemi campe juste derrière la touffe d'herbes là-bas, est-ce qu'il va pas nous agresser lâchement pendant la nuit?
- ça ils sont capables de tout ces chacals, renchérit ménélas, avec eux c'est plus de la guerre, c'est de la boucherie pure et simple
nestor se marre, ma parole les mecs mais vous flippez comme des tarlouzes, bonjour les deux grands rois grecs, et pis oh vous faites chier, y'a qu'à envoyer un ou deux troufions faire un tour en loucedé chez les troyens, comme ça on saura ce qu'ils préparent et basta
- génial
- trop fort
vite ils réveillent les autres chefs achéens la gueule dans le cul pour une réunion de la dernière chance et agamemnon demande comme ça qui est volontaire pour aller se balader dans le camp ennemi là maintenant tout de suite au risque de se faire choper et torturer à mort
gros silence, plus personne respire
- bon fait aga, alors on va tirer à la courte paille, les deux qu'ont la plus courte ils y vont, trouvez des brins de paille
pendant un quart d'heure les mecs fouillent la plage à fond
- j'ai trouvé un bigorneau fait ménélas
- moi j'ai trouvé un bout de bois fait ajax
- moi une vieille cuillère à café un peu rouillée mais ça peut le faire quand même fait diomède
- moi une lance de deux mètres de long fait ulysse aux mille ruses
- ok ok fait aga, bon j'ai une autre idée, soulevez vos jupettes, les deux qu'ont le plus petit zgeg sont volontaires
- chiotte fait diomède qui en a une tellement microscopique, on dirait un foetus d'escargot mort-né
- y'a ulysse qui triche fait ajax, il se la frotte
- même pas vrai fait ulysse
- bon ulysse et diomède au taf
et c'est comme ça que les susnommés se retrouvent comme des cons à ramper vers les troyens
étant donné qu'elle est un peu copine avec ulysse, athéna envoie un héron pour leur faire signe qu'elle est avec eux et courage les mecs, mais sauf que c'est la nuit noire et les deux achéens écrabouillent la bestiole sans même remarquer quoi que ce soit, un héron aussi l'autre, c'est n'importe quoi les dieux, bref ulysse et diomède rampent et ils rampent et ils rampent et à un moment ça fait toc! c'est la caboche d'ulysse qui vient de se cogner dans celle de dôlon, un espion troyen, éleveur de pintades dans le civil, qui rampait dans l'autre sens, nos deux héros l'attrapent par la peau du fion, le torturent un peu pour avoir des trucs à raconter à leur boss et l'éventrent proprement, après quoi ils se grouillent de rentrer au camp en chouravant au passage quelques bigadins et en massacrant une bonne douzaine de types qui roupillaient comme des abrutis, on a pas idée de dormir dans des moments pareils
le gars ulysse, un esthète à ses moments perdus, décore son bateau avec le cadavre de dôlon
après ils vont tous se faire une bouffe et picoler pour fêter leur exploit
07:30 Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : histoire, guerre, écriture, zgeg, beuverie, humour, littérature, fion
13.03.2009
groumpf, fils de pute des âges farouches
c'est le jour des dinosaures qu'on a déconné
avec régis
en pays étranger, sur une route de campagne et tout, c'est bourré de chinetoques et autres négros à l'affût tapis dans l'ombre pour te piquer tes euros ou te vendre sa petite soeur prépubère, on en a fait encore une fois la triste expérience
avec régis
ne jamais descendre de voiture sans une excellente raison, jamais
seulement moi tu comprends après sept bières et de nombreuses émotions j'avais comme qui dirait la vessie au bord des petites lèvres, une de ces envies de pisser c'est bien simple j'aurais pu remplir le stade de france à l'aise, comme johnny, et j'ai dit à régis qui pilotait comme un fou ma bagnole intertemporelle en faisant profil bas à cause de la merde en train de sécher dans son froc arrête-toi là j'en peux pu, il a freiné en catastrophe et je me suis vidée dans l'herbe en feulant comme une bête tellement c'était bon
et je pissais et je pissais, ça en finissait plus
soudain j'entends la portière qui se referme doucement et le moteur qui fait vroo vroooar, putain je me retourne en gueulant régis je t'en supplie me laisse pas toute seule dans cette contrée inconnue, mais bizarrement la bagnole avait pas bougé et la portière était toujours ouverte comme je l'avais laissée, régis se penche et me crie mais non voyons, je fais juste tourner le moteur pour pas qu'elle cale, imagine qu'elle cale ici et qu'elle démarre plus, on serait mal hein
bon toute tremblante je finis de me pisser à moitié sur les guiboles en demandant on est où au fait?
chais pas, la préhistoire ça se ressemble partout
barrons-nous maintenant
yes
et là on réintègre le présent pour de vrai
sauf qu'au moment d'entrer dans l'appart on aperçoit une sorte d'ours qui nous suit en faisant une sorte de bruit genre groumpf groumpf groumpf
putain non je fais à régis, pour ton clebs à la limite ça c'est arrangé, mais un ours lisa voudra jamais
mais je le connais pas cet ours!
groumpf groumpf
on a réveillé lisa de sous la table de la cuisine: tu le connais toi?
nan c'est qui?
groumpf
on dirait qu'il veut nous dire son nom a déclaré régis en plissant les yeux sous l'effort intellectuel
groumpf groumpf
moi jane j'ai fait en m'esquintant le nichon gauche d'un coup de poing
moi groumpf a fait groumpf
je crois que c'est pas un ours a fait régis
ben non a fait lisa, c'est un mec préhistorique, ça se voit au premier coup d'oeil, moi lisa
moi groumpf
pour les présentations c'est réglé a fait régis
un immigrant clandestin j'ai fait, ce salaud a profité que je pissais pour se glisser à l'arrière de la bagnole, et toi t'as rien vu
ben non a fait régis
on peut même plus s'arrêter pisser au paléolithique, c'est un monde
en parlant de pisser a fait lisa, il reste des bières?
merde j'ai fait, qui a du pognon?
moi j'ai que dalle a fait lisa
moi je t'ai tout donné tout à l'heure a fait régis
moi groumpf a fait groumpf
merde j'ai encore fait
mais finalement j'ai déniché un peu de pognon dans le bac à glaçons et on est allés chez l'arabe, groumpf et moi, prendre deux packs et du jambon blanc, l'arabe s'est marré, on dirait mon imam il a fait, c'est groumpf j'ai fait, c'est un mec préhistorique, il sort tout droit de sa cambrousse et connaît que dalle au monde moderne c'est pourquoi je l'ai pris sous mon aile afin de lui apprendre des machins essentiels comme le langage et le pognon, s'il a besoin d'un permis de séjour a fait l'arabe en glissant un clin d'oeil entre sé et jour, putain c'est vrai j'ai fait t'as même pas de papiers je parie, moi groumpf il a fait
après on a couru à l'appart, je venais de me rappeler un truc, régis j'ai gueulé, tout le continuum va péter d'une seconde à l'autre!
hein? mais non a fait régis, cette histoire d'oscillations c'était juste pour te décider à m'accompagner
j'y ai filé un coup de boule et ensuite on a décapsulé la bibine, pour se mettre à l'aise groumpf a enlevé ses espèces de peaux de bêtes dégueulasses et on a pu voir qu'il avait un zgeg énorme et des dispositions pour la picole
c'est déjà ça je me suis dit
07:52 Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : humour, écriture, beuverie, zgeg, nichon, pognon
24.02.2009
"le pouvoir d'achat c'est la solution!"
tu noteras les guillemets je te prie, pour une fois c'est pas moi qui dis la connerie, c'est les communistes, oui, nos communistes à nous, les bons vieux cocos français, dans un petit papelard que j'ai vu passer l'autre jour à peu près à l'heure de ma troisième branlette matinale, juste avant ma cuite à la vodka transgénique, ça m'a surpris d'ailleurs, tiens je me suis dit ils font de la politique maintenant, mais en fait non ils réclament juste du pognon comme d'habitude, comme tout le monde, du bon pognon pour "soutenir la demande" et, incontournable, "relancer l'économie"
quelle galère l'économie
quelqu'un l'a lancée un jour y'a très longtemps, il a dû la lancer super fort le mec, elle est montée super haut, dans la stratosphère, après elle est retombée à toute blinde, elle a rebondi une bonne douzaine de fois en écrasant des tas de négros qui roupillaient juste en dessous comme des cons, elle a encore roulé un moment et voilà, elle s'est arrêtée
plus personne sait comment faire repartir cette saloperie
si ça se trouve c'est tout pété à l'intérieur et on a pas les pièces de rechange
heureusement y'a les communistes
tadaaaaa!
"le pouvoir d'achat c'est la solution", il faut "relever de façon importante les salaires" comme ça on pourra s'acheter encore plus de jupettes cousues en chine, de dvd de oui-oui et de bagnoles en plastique qui polluent ta race et ça va à coup sûr "relancer l'économie" au moins jusqu'à jupiter ô marie-george si tu m'entends, grâce au réchauffement ta mère sucera bientôt des écureuils au pôle nord mais surtout ne change rien à ta mise en pli
07:47 Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : économie, capitalisme, société, humour, consommation, branlette, beuverie
17.02.2009
pour les dinosaures j'ai pas fait exprès
c'est la faute à régis aussi, j'y ai pourtant répété quinze mille fois de pas venir m'emmerder aux aurores et lui qu'est-ce qu'il fait, il se radine il était même pas midi en gueulant mon engin mon engin viens voir comme il est beau
pour le calmer net j'y ai lancé le radio-réveil mais cette saloperie s'est arrêtée à au moins vingt centimètres de son pif, penser à mettre une rallonge, tu verrais ça jane il a piaillé, mon engin c'est une pure merveille, bordel régis j'ai fait, c'est pas vrai que tu me tires des bras de morphée pour me faire contempler ton zgeg, t'es stone ou quoi, mais non il a glapi, pas mon zgeg, ma machine temporelle, elle marche du feu de dieu
bon
ça c'est depuis qu'il a trouvé ce job de gardien de nuit au lhc, au lieu d'enculer les rottweilers avec ses collègues mon régis tripote les machines qu'y'a là-bas dans le monde souterrain des savants, il fait des expériences, il appuie sur des boutons pour voir ce que ça va donner, si ça va clignoter ou lui péter à la gueule ou quoi, et récemment en sortant en douce des morceaux de leur accélérateur à microbes il s'est mis à construire ses propres trucs, et ça marche, il m'a montré son branleur atomique, son générateur de doigts dans le cul, son presse-nichon à double plateau et synchronisation au centième de seconde, sa nano-pompe à foutre, ce jour-là on s'en est mis partout mais franchement il m'a trop sciée, c'est une tête mon régis
une machine temporelle j'ai meuglé pour marquer la fin du flashback, pas peu fier il a répondu oui m'dame, et elle fonctionne au quart de poil, viens l'essayer, oah un autre jour j'ai fait, j'ai une gueule de bois à couper au couteau, et là j'ai fait mine de me recoucher, ce qui était pas tellement compliqué vu qu'en fait j'étais pas encore complètement levée à 100%, j'avais juste ouvert un peu les yeux, mais bien sûr régis a insisté, sans ça j'aurais rien à te raconter, nan jane, me fais pas ça, faut absolument que ça soye ce matin, tout de suite, maintenant, je t'expliquerai etc., je sentais bien à travers mon cirage qu'il essayait de m'embrouiller alors en sifflant un reste de kro qui traînait à côté du lit j'ai demandé tu l'as essayée toi la machine au moins, c'est que j'ai pas envie de me retrouver atomisée dans tous les sens moi, déjà que j'ai mal au cheveux, héhé il a répliqué en bougeant les sourcils à toute vitesse, et rien que de le voir faire ça j'avais mal au coeur, héhé, figure-toi ma jane que je suis justement en train de l'essayer
non!
si!
la machine?
yes
vu que je comprenais que dalle et histoire de me donner une contenance j'ai titubé jusqu'à la cuisine, ouvert le frigo et passé la tête à l'intérieur en gueulant je comprends que dalle régis, le froid m'a fait du bien, et surtout j'ai repéré à deux pas d'un yaourt recouvert de moisissure bleue une merguez pas finie que j'ai bouffée d'un coup, on entendait un bourdonnement pas catholique, j'espère qu'il va pas tomber en panne je me suis dit en refermant la lourde, mais c'était juste lisa roulée en boule sous la table qui ronflait sa race, serrant contre elle une bouteille de pif, j'y ai aussitôt arrachée seulement merde elle était vide, ok j'ai fait en revenant dans la chambre, je viens à condition qu'on s'arrête acheter un pack à l'arabe avant, bon alors fais vite il a dit, j'ai enfilé mes grolles et ma jupe-culotte par dessus mon pyjama rouge et on est descendus, tu comprends moi je viens du futur il a fait, quand ça j'ai demandé, ben là maintenant, en fait si tu veux je suis le régis de demain soir
non!
si!
putain régis je capte rien
c'est pourtant simple, j'ai fait un petit saut pour chauffer le moteur, c'est pour ça que je peux pas rester longtemps, ah bon pourquoi, ben sinon ça peut causer des oscillations temporelles hypercraignosses figure-toi, j'ai lu ça dans un bouquin des savants, mes atomes ils ont pas le droit d'être là tu comprends, ça provoque un déséquilibre dans la trame du grand tralala et à la longue tout le continuum cosmique peut nous éclater à la gueule, t'as du blé j'ai fait, il a payé l'arabe et on est ressortis dans la rue, bon elle est où ta machine temporelle, il me l'a montrée et c'était ma bagnole, mais c'est ma bagnole j'ai bramé, écoute jane j'ai vu ça dans un film et surtout il me fallait une source d'électricité facile à déplacer alors j'ai branché sur ta batterie, l'enculéééééé, tu veux une mousse, il a hoché négativement en s'asseyant au volant pendant que je m'affalais à la place du mort, bon alors où on va ma jane, y'a une époque que t'as envie de voir, j'ai demandé on peut aller n'importe où, yes mais on restera pas longtemps hein comme je t'ai dit, à cause des atomes et des oscillations, j'ai roté un coup pour m'éclaircir la voix, j'aimerais bien voir crever les dinosaures, moins 65 millions d'années et des bananes, je me suis toujours demandée ce qu'avait bien pu leur arriver, est-ce qu'ils ont voté pour un connard genre sarkozy, est-ce qu'ils ont loufé tous exactement en même temps dans la couche d'ozone ou quoi, et régis a fait no problemo, c'est parti ma cocotte, pendant que je décapsulais une autre canette il s'est mis à tripoter un tas de cadrans qu'il avait vissés sur mon tableau de bord et tout à coup la rue et les immeubles ont disparu, des lumières de toutes les couleurs ont tourbillonné de plus en plus vite, putain régis arrête ça, ma voix était déformée, c'eeeeest booooon a fait régis, ooooooon aaaaaaaaaarrrrriiiiiiiivvvvvvve, le feu d'artifice a cessé brusquement, on était dans une sorte de parc, j'ai sauté de la bagnole et couru lâcher une gerbe énorme et puante derrière le premier arbre, une sorte de pin gigantesque, j'en avais jamais vu des comme ça, tout le secteur était trop zarbi, par terre y'avait pas un seul brin d'herbe ni papier gras ni rien, juste des aiguilles de pin et des merdes grosses comme des maisons à perte de vue, genre qu'à côté ma gerbe pourtant maousse elle faisait pitié, euh jane a chuchoté régis, tu devrais revenir dans la voiture, t'as raison j'ai fait en crachant un machin visqueux, rien de tel qu'une bonne bière pour me remettre l'estomac dans le bon sens, mon salaud tu m'avais pas dit que ça remuait les tripes ta machine à la con, régis a voulu répliquer un truc mais à ce moment-là un 747 a fait péter ses réacteurs juste à dix centimètres de mes oreilles, il est malade ce mec j'ai braillé en me retournant prête à filer des coups de boule à tout l'équipage, seulement au lieu d'un 747 c'était une gueule ça comme avec des dents partout et des bouts de barbaques en décomposition et qui puait pire que la chatte à lisa, j'ai bondi dans la bagnole, verrouillé les portières et décapsulé une mousse, le monstre a levé une patte avec des orteils de trois mètres chacun et comme on dit dans les bouquins le ciel s'est obscurci, fallait que je me grouille si je voulais finir ma canette
et là j'ai entendu deux bruits bizarres
le premier c'était régis qui chialait sa race maman je vais mourir et tout, j'y ai filé une beigne en disant ferme un peu ta grande gueule, écoute voir
l'autre bruit, genre chutes du niagara mais par intermittence, c'était le dinosaure qui reniflait, avec son groin plein d'écailles dégueulasses il avait flairé un truc, il cherchait d'où ça vient, finalement il a gentiment reposé sa papatte juste à côté de la bagnole et s'est éloigné un peu et on a entendu un nouveau bruit, genre encore plus immonde, mais qu'est-ce qu'il fout a demandé régis, il bouffe mon vomi j'ai fait, barrons-nous
mais là rien
ce pauvre crétin était comme foudroyé, incapable de bouger un doigt, il a fallu que je le cogne encore et que j'y fasse boire une canette pour qu'il sorte de sa transe, mais pas plus d'une je me suis dit, vu que c'est lui qui conduit, pendant ce temps-là le monstre avait fini son petit-déj, normal, y'en avait pas lourd, juste un bout de merguez arrosé à la kro, un dinosaure de cette envergure risquait pas l'indigestion, sûrement même que ça lui avait comme qui dirait ouvert l'appétit, il s'est retourné et nous a regardé méchamment, très méchamment, genre ben laden en colère, la gueule immense et béante avec un peu de ma gerbe qui lui coulait sur le côté, mais barrons-nous putain, régis s'est affolé, ses paluches tremblaient, il trouvait plus les commandes, j'ai baissé ma vitre et balancé une bouteille sur le monstre, une vide, pour le ralentir je me disais, mais ça l'a énervé encore plus, il a couru vers la bagnole en rugissant comme un débile, en voyant ça régis a simultanément poussé un hurlement et chié dans son froc, j'ai préféré pas remonter ma vitre, cette fois j'ai pensé c'est la fin ma vieille et comme dans un film projeté en accéléré j'ai revu lisa déguisée en huître marennes-oléron le jour de son anniversaire quand elle s'était déchiré l'utérus en voulant nous faire un numéro d'équilibriste sur le bord de l'évier, j'ai souri, en même temps ça me faisait mal au bide, adieu, adieu mon bel amour, ô lisa te souviens-tu quand nous fourrions à perdre haleine, dire que cette connasse ne s'apercevra pas de ma disparition avant 65 millions d'années, plus 24 heures le temps qu'elle dessoule, merde, c'est trop con la vie je me disais
et là le dino s'est arrêté net, s'est mis à tousser, à cracher, à gueuler et à se tordre comme lisa la fois où elle avait bouffé les médocs du chien à régis quand il a des pustules (le chien) et ensuite il s'est effondré raide mort (le dino)
silence pesant sur le crétacé
mais pas bien longtemps, des bestioles de toutes les tailles et de toutes les couleurs ont commencé à rappliquer de partout, elles se sont jetées sur le cadavre pour le bouffer et bien sûr se sont mis à crever à leur tour en poussant des hurlement de souffrance et j'ai fait remarquer à régis que le tas de barbaque en expansion menaçait de s'écrouler sur la bagnole, compris il a fait, brusquement il avait recouvré son sang froid et même si ça puait la merde j'ai quand même sifflé une bière pour fêter ça pendant qu'il pianotait comme un fou sur ses cadrans et on a réintégré le temps présent en bonne et due forme, lisa dormait toujours mais pour en déduire l'heure macache, d'une pichenette j'ai décapsulé la dernière mousse (c'était un pack de sept) pendant que dehors régis faisait un créneau pour garer la machine temporelle, je crois que c'est mon vomi qui les a tués, les histoires de météorite géante c'était du pipeau
07:26 Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : humour, zgeg, beuverie, histoire, écriture, littérature, lhc
06.02.2009
j'ai rêvé que je dormais
c'est complètement con je sais
le cerveau quand tu regardes bien c'est une véritable usine à conneries, tu le laisses sans surveillance pendant sept ou huit heures il t'en pond des kilomètres, un peu comme hollywood
bref même quand je dors je fais des trucs complètement débiles, c'est comme ça, on y peut rien
d'un autre côté c'était reposant
si ça se trouve je rêvais que je dormais en rêvant
l'emmerdant c'est que je me suis réveillée avant d'avoir fini de dormir en rêve
trop dommage
je saurai jamais à quoi je rêvais dans mon sommeil au carré, un truc génial sûrement, si ça se trouve je rêvais que je dormais en rêvant que je dormais
imagine le délire
si ça se trouve même je rêvais que je dormais en rêvant que je suis une insomniaque qu'a pris douze somnifères avec un reste de vodka, en plus le cassoulet froid me reste un peu sur le bide, mes connards de voisins écoutent encore leur saloperie techno, des bombes nucléaires d'un million de mégatonnes pleuvent de partout, ben laden fait un come back déguisé en grand schtroumpf, celui avec la barbe, ma daronne m'envoie mail sur mail pour que j'y répare son linux, régis veut m'épouser, enfin c'est l'horreur, je rêve que je me réveille en sursaut toute tremblotante au niveau du gras et dégoulinante de sueur qui pue sa race et ouf lisa est à mes côtés, on s'aime comme au premier jour, on se torche la gueule avec un pack de villageoise en se foutant des doigts partout où ça fait du bien sans gêner l'écoulement de l'alcool
classe quoi
où est-ce que j'ai lu que les fachos espagnols voulaient supprimer la sieste?
ils ont raison n'empêche, pour relancer l'économie faut qu'on arrête de dormir, c'est clair, tout ce temps improductif, un tiers de notre vie bordel, un tiers, vingt-cinq putain d'années à roupiller sans rien faire, tas de fainéants, c'est l'indécence même
les fachos eux ils dorment jamais, ils veillent 24 heures sur 24 à ce qu'on fasse pas de conneries
alors bon les fabricants de literie vont faire un peu la gueule au début, c'est sûr, mais comme la production d'amphètes va exploser, les labos les embaucheront, ou sinon on continuera à fabriquer des plumards mais juste pour s'enfiler vite fait avant de retourner bosser
cachetons pour tout le monde
caviar pour les autres
07:20 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : humour, capitalisme, société, économie, beuverie, ben laden
02.01.2009
i had a dream
j'ai rêvé que j'avais enfanté six milliards de mouflets
ça me causait pas mal d'angoisse
au début d'accord ils étaient tous bien sages à jouer à touche-pipi et je-te-tiens-par-la-bistouquette sous la table, mais au bout d'un moment ils en ont eu marre et se sont éparpillés partout à la surface de la terre, j'ai eu beau brancher mes caméras de surveillance et mes satellites espions et même enfermer les plus turbulents dans le local à poubelles, j'avais quand même la trouille qu'un de ces adorables garnements n'échappe à ma sagacité et n'en profite pour se droguer ou manger du caca ou jeter des cailloux sur les voitures du haut du pont de l'autoroute ou...
heureusement une sorte de superman a surgi en faisant wooosh!
il avait un kärcher à la main
- my name is zy, qu'il a fait, sarko zy
mais soudain mes six milliards de gnomes l'ont bouffé car c'était l'heure du goûter et j'ai été réveillée brutalement quand lisa m'a gerbé sur l'omoplate
vous en pensez quoi docteur?
c'est grave?
si ça peut vous aider, j'ajouterais que:
- mon moi ça va, enfin disons on fait aller, c'est pas le mauvais cheval
- mon surmoi par contre je lui cause plus, c'est rien qu'un enfoiré cryptocapitaliste qui veut sans arrêt que j'aille bosser au lieu de rester au lit à fumer des joints, vous vous rendez compte? alors moi ce que je fais, je vide un grand verre de gin cul-sec, en général ça l'endort
- mon sousmoi est une vrai merde, pardonnez-moi l'expression mais y'a pas d'autre mot
- mon arrièremoi... je préfère pas en parler
- mon ça à vrai dire j'ai jamais beaucoup communiqué avec lui, c'est quelqu'un d'assez fermé si vous voyez ce que je veux dire
- mon cecicela fait n'importe quoi, comme d'hab, mais on s'entend plutôt pas mal lui et moi, il me fait marrer, surtout après deux ou trois packs quand il commence à raconter ses histoires de toto, je suis sûre qu'il les invente ce con, par exemple vous la connaissiez vous celle de toto qui va aux putes avec un arrosoir à la main et...
bref
y'a un truc aussi qui me turlupine depuis toujours, doc... vous êtes payé pour inventer toutes ces conneries?
07:18 Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, humour, beuverie, capitalisme, caca
29.10.2008
cohabiter avec un de ces types tout bleus
c'est pire
avec lisa y'a longtemps on a fait un pacte
- clause 1 - on se quitte jamais
- clause 2 - on se suicide pas volontairement
- clause 3 - on a toujours à boire et des clopes et (sous-clause 3 bis) si faut que l'une de nous deux taille des pipes pour qu'on ait les ronds, ben pas question, on ira plutôt racketter régis
- clause 4 - chacune fait son possible pour pas vomir sur l'autre (dite par conséquent clause de self control des fonctions gerbatoires) notamment quand on baise
- clause 5 - pour la vaisselle, descendre la poubelle et toutes ces horreurs, on s'en remet à la bienveillance des forces du hasard, de la théorie du chaos ou (à défaut) d'une divinité n'importe laquelle pourvu qu'elle existe on est pas chiantes comme filles
le tout rédigé d'un certain nombre de mains tremblantes (d'émotion) sur l'envers en carton recyclé d'un pack de 12 x 33 cl qui probablement, vu sa consistance actuelle, trempa ensuite dans des litres et des litres de mousse éventée ou peut-être, vu l'odeur, dans la pisse de quelqu'un et à l'heure actuelle pour être franche le pacte en question doit être en train de pourrir au fond d'un tiroir dégueulasse ou sous le lit à gauche derrière les vieux tampax mais dans notre esprit par contre il garde toute sa force
sauf que ce mec a tout foutu par terre
déjà il tient pas l'alcool, au bout de trois litrons il devient tout mou et roupille, dans un sens c'est pas mal, au début ça nous a bien fait marrer lisa et moi, on en a même un peu profité pour lui couper les cheveux pendant son sommeil et lui faire une tête de ouf pour voir si ses patrons allaient le virer, des trucs comme ça, mais en fait à la longue c'est devenu chiant et on s'est dit que s'il sont tous comme ça les capitalistes bleus venus du fin fond de l'espace franchement dans trois mois les usines à bière sont toutes fermées et là on est mal
eux remarque ils s'en foutent, ils veulent laver la race
éradiquer toutes ces conneries qu'on a inventées depuis la dernière fois qu'ils sont venus
16:34 Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : économie, capitalisme, société, humour, beuverie, pipe











