19.04.2009
heureusement y'a lalanne
mais si, la maison du bonheur et toutes ces conneries, souviens-toi
il veut (je cite) "sauver l'humanité" le mec
ça tombe bien: comme chanteur il était fini, mais c'est le genre qui rebondit lalanne, jamais en panne d'idées, le chômedu connais pas
bon attention il sauve l'humanité à condition évidemment qu'on vote pour lui au lieu des fachos habituels
voter oui
mais si, souviens-toi, c'est quand tu glisses dans la boîte transparente un papier avec le nom des fachos dessus
car c'est le genre qui croit encore à la république lalanne, à la démocratie, au droit de vote et tout, il te parle du "caractère éminemment citoyen de sa démarche", te cite le gars danton et n'hésite pas à se placer dans la lignée des "malraux, césaire et (tadaaaa!) schwartzenegger"
pour te dire un peu dans quelle merde on est
d'ailleurs il le dit lui-même lalanne: "la patrie est en danger"
sans rire il a dit ça
le mec
je parie qu'il connaît la marseillaise par coeur hein, mais c'est normal aussi, il est chanteur à la base
"il faut prendre la bastille" qu'il dit encore
je sais pas ce qu'on va en foutre mais admettons
"il faut le faire de façon non violente", donc pas comme nos ancètres qu'étaient des vrais sauvages, non, nous c'est différent, ici c'est le 21ème siècle connard, faudrait pas l'oublier, on est au 3ème millénaire après que jésus il a dit "aimez-vous les uns les autres et passe-moi le pinard steuplé", par conséquent sans violence ok, zéro violence, "une révolte par le vote", d'ailleurs entre nous la violence c'est trop has been, aujourd'hui en 2009 plus personne ne s'entretue, les gens sont civilisés putain, c'est l'ère du verseau, haré haré, alors les massacres, les guerres, les génocides, les viols, l'exploitation de l'homme par l'homme et inversement, la démolition méthodique de la planète, tout ça c'est ter-mi-né, on en parle plus, on se contente de voter pour lalanne et basta, il s'occupe du reste
car en effet: "j'ai décidé d'agir"
quelle force hein, on sent le mec qui ira jusqu'au bout de sa décision d'agir
le plus fort c'est quand cette salope de mamiejosette l'interroge perfidement: "Que peut apporter à l'Europe le candidat "écologiste" Francis Lalanne!!!!!!!"
tu noteras les guillements autour d'écologiste, genre elle lui fait comme ça la chiennasse: "écologiste hein mon cul, t'es qu'un gros bouffon francis", seulement après y'a des millions de français qui vont le lire alors elle peut pas trop se lâcher et elle le sait bien cette pute, je vous file son mail pour lui envoyer des gros mots: mamiealive@live.fr, et dites-y aussi de se calmer avec le point d'exclamation, elle risque de péter la touche et de se payer une tendinite en prime, je sais de quoi je parle, ça me l'a fait l'autre jour, je me branlais un peu nerveusement quand soudain je...
bref
réponse du tac au tac (avec des vrais morceaux de tutoiement fraternel dedans) de mon francis: "Pour répondre à ta question, mamiejosette, il faudra d'abord que tu m'élises député européen. Car si je n'ai pu rien faire de concret en tant qu'artiste, je pense pouvoir le faire en tant que député européen. Une chose est sûre, si je ne suis pas député, je continuerai à ne pouvoir rien faire."
là c'est le summum, on touche le fond de sa pensée politique, regarde, il dit clairement:
- "tu votes pour moi et ENSUITE je réponds à tes questions débiles hein, donnant donnant"
- "si t'es pas au moins député tu peux rien faire ma vieille, rien, bon d'accord tu peux chier ton bulletin dans l'urne mais ça sert strictement à que dalle, ce que je vous ai dit précédemment sur le droit de vote et les valeurs républicaines c'était juste du pipeau pour vous enculer, putain les veaux faut tout leur expliquer c'est épuisant"
rien à dire, lalanne connaît déjà toutes les ficelles du métier
08:25 Lien permanent | Commentaires (12) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, société, francis lalanne, humour, musique, écologie, carla bruni, branlette
14.04.2009
j'ai même pas envie de me battre
au fond je sais pas pourquoi je me crève le cul à écrire ou recopier toutes ces conneries, juste pour garder la tête hors de l'eau peut-être mais en vérité j'ai même pas envie de lutter
pourquoi tant de luttes?
soyons zen
convaincre? convaincre les autres qu'il faut être anticapitaliste et décroissant? tu veux dire expliquer le truc à des crétins tellement obtus qu'ils pigent pas ça tout seuls? j'aime encore mieux foutre la tête dans le con d'une femelle éléphant (bukowski), y'a des trucs qui s'expliquent pas
ok t'énerve pas, sois zen je te dis, sinon je te pète la gueule
bon admettons que j'arrive à convaincre cinq abrutis, mettons groumpf, régis, le chien à régis, ma soeur (cette truie) et l'autre enculé qu'elle a épousé, çui qui hurle à la mort et castagne ses chiards à coups de ceinturon quand ils foutent un coude sur la table ou qu'ils ont une mauvaise note à l'école, lui pour le convaincre il me faudra bien dix ans et après on va où avec une équipe de bras cassés pareille hein?
et même soyons fous, supposons qu'en pétant je répande des vapeurs hypnotiques ou alors que mon style s'améliore à tel point que j'arrive au bout de vingt piges d'efforts à convaincre comme besancenot avec sa belle gueule des centaines, voire des milliers de pauvres cons, bon, on fait quoi?
décroissance c'est bien joli mais ça veut rien dire
on se fixe des objectifs réalistes, c'est ce qu'ils disent dans le manuel du petit résistant, on fait "pouf-pouf-ce-se-ra-toi-qui-se-ra-ré-so-lu-en-pre-mier-mais-si-le-roi-ne-le-veut-pas..." etc. et là ça tombe disons sur le problème de la bagnole, alors mon troupeau d'adorateurs et moi on fait la grève de la bagnole, on fait plein de manifs et surtout on roule en vélo tous les jours, la révolution ça commence par son propre mode de vie, on a super l'air con au milieu des embouteillages mais on s'en branle et un jour on crève du cancer comme tout le monde et on a rien résolu, les milliards d'autres veaux ont continué à polluer sans se poser la moindre question dans leur cervelle bien lavée par la télé, à part de se dire qu'est-ce qu'elle me fait chier cette salope avec sa bécane pourrave pourquoi qu'elle se range pas je vais être en retard au taf sale pute écolo de mes couilles etc., c'est même pas qu'ils soient tellement cons les milliards de veaux en question, pas plus cons que moi, ça serait dur, mais c'est juste qu'ils y pensent pas, ils pensent à que dalle, ils ont la caboche remplie par les nouvelles du 20 heures et ça leur suffit, ça occupe toute la place
et même même alors puisque t'insistes supposons même qu'avec mes milliers de lèche-culs au lieu de faire du vélo comme des mongoliens on foute le feu à l'élysée et qu'on installe une dictature féroce interdisant les bagnoles, la pub, la guerre, les salaires de plus de mille euros, le nucléaire, l'agriculture chimique, le concours de miss france et des flopées d'autres trucs dangereux pour la santé
bon
on peut faire le malheur des gens contre leur gré hein, ça s'est vu, alors pourquoi pas le bonheur?
mettons que ça marche, je veux dire que non seulement des hordes de débiles en liesse me supplient de rester encore au pouvoir pendant 99 ans et après on verra, mais en plus l'eau redevient (au bout de quatre ou cinq générations hein) potable, l'air respirable, les villes habitables, la bouffe bouffable etc. et c'est là, à ce moment précis que l'échec retentissant de toute une vie de lutte me saute en pleine face en faisant zip quand il roule et bap quand il tourne et brrr quand il marche hé ho attends une minute...
(me dis-je)
il faut se battre pour avoir de l'eau propre maintenant?!
alors là plutôt crever
d'ailleurs ça tombe bien, je suis lâche
08:16 Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : capitalisme, société, politique, pollution, écologie, croissance
24.03.2009
la baguette magique de dubaï
îles artificielles, gratte-ciels géants, hôtels sous-marins, pistes de ski indoor dans un pays où il fait facilement du 50° à l'ombre, lingots d'or en vente à la super-superette du coin, répliques des pyramides d'Egypte à l'échelle 1:1...
La baguette magique de Dubaï, c'est évidemment le "pic pétrolier": chaque fois que vous dépensez 50 $ pour faire le plein de votre voiture, vous contribuez à irriguer l'oasis d'El Maktoum [l'enfoiré d'émir-pdg-dictateur local]. Les prix du pétrole sont actuellement tirés à la hausse par la demande de l'industrie chinoise autant que par la peur de la guerre et du terrorisme dans les régions productrices. D'après le Wall Street Journal, "les consommateurs ont dépensé en produits pétroliers 12.000 milliards de dollars de plus en 2004 et 2005 qu'en 2003". Comme dans les années 1970, il s'opère un transfert de richesses gigantesque, qui est aussi un facteur de déséquilibre, entre pays consommateurs et pays producteurs de pétrole. En outre, on voit pointer à l'horizon le "pic de Hubbert", à savoir le moment à partir duquel les nouvelles réserves de pétrole ne pourront plus satisfaire la demande mondiale, propulsant les prix du brut à des niveaux carrément stratosphériques. Dans un scénario économique utopique, ces gigantesques profits pourraient servir à financer la conversion de l'économie mondiale à l'ère de l'énergie renouvelable, en étant investis dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre et l'augmentation de l'efficacité écologique des systèmes urbains. Mais, dans le monde réel du capitalisme, ils alimentent la débauche de luxe apocalyptique dont Dubaï est l'illustration exemplaire.
[...] Le philosophe-roi du Dubaï (l'un des projets d'île artificielle sera d'ailleurs une réplique géante d'une épigramme de son cru) sait parfaitement que c'est la peur qui tire à la hausse les revenus pétroliers qui ont permis de tranformer les dunes de sables en forêt de gratte-ciels et de centres commerciaux. Chaque fois que des rebelles font exploser un pipeline dans le delta du Niger, chaque fois qu'un martyr lance son camion piégé contre un immeuble de Riyad, chaque fois que Washington et Tel Aviv piquent une colère contre Téhéran, le prix du pétrole (et les revenus de Dubaï) bénéficie de la hausse du niveau général d'anxiété sur les tout puissants marchés à terme. Autrement dit, la capitalisation des économies du Golfe n'est pas seulement indexée sur la production de pétrole, mais aussi sur la crainte d'une interruption de l'approvisionnement. La peur est une véritable manne pour les pays producteurs de pétrole.
Mike Davis, Le Stade Dubaï du capitalisme, 2007.
07:32 Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : capitalisme, économie, pétrole, golfe, écologie, mike davis
22.03.2009
la révolte gronde!
La colère de la population est grandissante depuis que les éoliennes implantées sur la commune viennent perturber les images des téléviseurs. Même les villages voisins connaissent le même souci. Nous ne savions pas que les éoliennes provoquaient de telles traces.
Raymond Froment, maire de Léhaucourt (Aisne), cité dans L'Elu d'aujourd'hui, janvier 2009.
ouh là!
attention hein les mecs
et là je rigole plus
démerdez-vous comme vous voulez, doublez le nombre de centrales nucléaires s'il faut, déclarez la guerre au monde entier pour avoir les dernières gougouttes de pétrole mais surtout
surtout!
NE PAS PERTURBER LES EMISSIONS DE TELE!!
d'autant que le veau rural n'a que ça et la vinasse pour se distraire, soyez un peu humains et compréhensifs bordel
07:44 Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : télévision, médias, société, humour, pollution, environnement, écologie, guerre, pétrole
10.03.2009
économie de marché de dupes
Depuis le début des années 1960, l'ensemble des arbitrages sociaux et économiques a favorisé les procédés et les consommations à fort contenu énergétique; la pierre et la brique ont été remplacées, dans le bâtiment, par le béton, l'acier, l'aluminium; le cuir par les matières plastiques; les emballages en verre consignés par les emballages jetables; les fibres naturelles par les fibres synthétiques; les transports collectifs par les transports individuels; les villes moyennes par l'agglomération de banlieues immenses autour des grandes villes; les engrais biologiques par les engrais de synthèse, etc.
En même temps, la durée de vie des produits a été artificiellement abaissée. Le nylon, notamment, subit un traitement qui le fragilise; les biens dits durables sont étudiés pour ne pas durer plus de sept années en moyenne; beaucoup d'appareils sont conçus de manière à ne pas pouvoir être réparés; la majorité des tôles ne sont pas traitées contre la corrosion ou le sont insuffisamment; les réfrigérateurs sont mal isolés et consomment deux fois plus de courant qu'il y a quinze ans; les machines à laver consomment trois fois plus d'énergie que nécessaire et usent le linge plus vite que ne le permettrait une mise au point rationnelle.
Ces gaspillages ont permis au capitalisme de rentabiliser des capitaux de plus en plus importants en faisant augmenter le volume de la consommation (et de la production) dans des proportions fantastiques. Pour le consommateur, cette augmentation du volume des biens a été souvent un marché de dupes; il est obligé d'acheter un plus grand volume de biens pour se procurer une même valeur d'usage.
André Gorz, Ecologica, 2008.
07:07 Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : andré gorz, consommation, capitalisme, écologie, société, politique, marketing
08.03.2009
l'idéologie sociale de la bagnole
Le vice profond des bagnoles, c'est qu'elles sont comme les châteaux ou les villas sur la côte: des biens de luxe inventés pour le plaisir exclusif d'une minorité de très riches et que rien, dans leur conception et leur nature, ne destinait au peuple. Le luxe, par essence, cela ne se démocratise pas: si tout le monde y accède, plus personne n'en tire d'avantages. Au contraire: tout le monde roule, frustre et dépossède les autres et est frustré, roulé et dépossédé par eux. Et pourtant les démagogues abondent, qui affirment que chaque famille a droit à au moins une bagnole et que c'est à l'"Etat" qu'il appartient de faire en sorte que chacun puisse stationner à son aise, rouler à son aise en ville et partir en même temps que tous les autres, à 150 km/h sur les routes du week-end ou des vacances.
[...] Paradoxe de la voiture automobile: en apparence, elle conférait à ses propriétaires une indépendance illimitée, leur permettant de se déplacer aux heures et sur les itinéraires de leur choix, à une vitesse égale ou supérieure à celle du chemin de fer. Mais, en réalité, cette autonomie apparente avait pour envers une dépendance radicale: à la différence du cavalier, du charretier ou du cycliste, l'automobiliste allait dépendre, pour son alimentation en énergie comme pour la réparation de la moindre avarie, des marchands et spécialistes de la carburation, de la lubrification, de l'allumage et de l'échange des pièces standard. A la différence de tous les propriétaires passés de moyens de locomotion, l'automobiliste allait avoir un rapport d'usager et de consommateur -- et non pas de possesseur et maître -- au véhicule dont, formellement, il était le propriétaire.
[...] La bagnole a rendu la grande ville inhabitable. Elle l'a rendue puante, bruyante, asphyxiante, poussiéreuse, engorgée... Alors, puisque les bagnoles ont tué la ville, il faut davantage de bagnoles encore plus rapides pour fuir sur des autoroutes vers des banlieues encore plus lointaines. D'objet de luxe et source de privilège, la bagnole est ainsi devenu l'objet d'un besoin vital: il en faut une pour s'évader de l'enfer citadin de la bagnole. Pour l'industrie capitaliste, la partie est donc gagnée: le superflu est devenu nécessaire. Inutile désormais de persuader les gens qu'ils désirent une bagnole: sa nécessité est inscrite dans les choses. On n'est pas libre d'avoir une bagnole ou pas: l'univers urbain est agencé en fonction d'elle.
[...] Un endroit pour travailler, un autre pour "habiter", un troisième pour s'approvisionner, un quatrième pour s'instruire, un cinquième pour se divertir... L'agencement de l'espace continue la désintégration de l'homme commencée par la division du travail à l'usine. Il coupe l'individu en rondelles, il coupe son temps, sa vie, en tranches bien séparées afin qu'en chacune vous soyez un consommateur passif livré sans défense aux marchands.
André Gorz, Ecologica, 2008.
07:39 Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : capitalisme, andré gorz, écologie, consommation, société, politique
09.01.2009
vivre sur une planète morte
On inscrit côté "profits" une forêt que l'on rase pour les grumes, le bois scié, le charbon de bois, le mobilier, etc., qu'on en tire. L'épuisement du capital naturel que représente cette forêt et la disparition des "services" qu'elle procure -- sa capacité d'absorber le CO2, de stabiliser les sols, d'abriter la biodiversité -- ne figurent nulle part.
[...] Si une entreprise de pêcherie cesse d'employer les grands filets dérivants pour permettre un repeuplement des espèces de poissons, des rivaux moins scrupuleux vont en profiter pour prélever tout ce qui reste comme poisson et ruiner en même temps l'entreprise qui s'est montrée la plus écologiquement responsable. Les intérêts à court terme jouent ici un rôle fondamental.
Personne ne veut être le premier à franchir le pas, si bien que tous se battent pour être les derniers. Les entrepreneurs ne veulent pas d'Etats trop puissants, capables d'imposer des règles sévères au monde des affaires, et encore moins d'un gouvernement mondial, afin que personne ne puisse assurer une régulation globale. Nul ne peut se permettre, seul, un revirement de sa politique industrielle, si bien que la destruction continue.
Néanmoins, comme vivre sur une planète morte?
Susan George, Le Rapport Lugano, 2000.
dans ce bouquin, l'auteure donne la parole à un think-tank imaginaire d'experts chargé d'étudier froidement et scientifiquement les dangers qui guettent le capitalisme au 21ème siècle et, en toute logique, les solutions pour y faire face
des solutions, comment dire?... finales
07:03 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : capitalisme, écologie, politique, société, économie, susan george
04.01.2009
écologie: les nazis toujours à la pointe du progrès
pourrir l'atmosphère pour mettre un terme à la déplorable aventure humaine
à ton avis c'est qui qu'a eu l'idée en premier?
ben hitler
parfaitement
le coup du camion avec le tuyau d'échappement retourné vers l'intérieur
bon évidemment c'était artisanal
attends t'es marrant, faut replacer ça dans l'époque, le contexte
dans l'allemagne à adolf, même en rajoutant l'autriche et un bout de la tchécoslovaquie, il était tout simplement impossible de faire entrer les millions de bagnoles et d'usines nécessaires à la production de tous ces gaz nocifs
pas assez de place
d'où le besoin d'espace vital, tu piges?
hitler avait pigé
tout
les alliés, eux, ils ont pigé aussi mais trop tard: incompris, le fürher s'était déjà donné la mort
c'est consternant, je sais, mais c'est comme ça
ensuite bon les savants nazis émigrés en amérique ou ailleurs ont expliqué le topo et le monde entier s'est trouvé tout con d'avoir pas pigé plus tôt, du coup on s'est vite mis à construire partout tout ce qu'il fallait, comme je t'ai dit: bagnoles, camions, centrales à charbon, usines à fumée, incinérateurs à caca...
et ça marche! les effets commencent sérieusement à se faire sentir!
comme quoi hein, quand les hommes de bonne volonté veulent bien se donner la main...
07:55 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : écologie, environnement, humour, société, pollution, hitler
03.01.2009
comment les riches détruisent le monde
Les trois ou quatre générations situées à la charnière du 3ème millénaire sont les premières dans l'histoire de l'humanité, depuis que les bipèdes arpentent la planète, à se heurter aux limites de la biosphère. Cette rencontre ne se fait pas sous le signe de l'harmonie, mais sous celui d'une crise écologique majeure.
[...] Pourquoi, alors, nos sociétés ne s'orientent-elles pas vraiment vers les politiques qui permettraient d'éviter l'approfondissement de la crise écologique? C'est la question cruciale. Pour y répondre, il faut analyser les rapports de pouvoir dans nos sociétés. Elles sont en effet organisées pour bloquer ces politiques nécessaires.
[...] Que se passe-t-il dans une société très inégalitaire? Elle génère un gaspillage énorme, parce que la dilapidation matérielle de l'oligarchie -- elle-même en proie à la compétition ostentatoire -- sert d'exemple à toute la société. Chacun à son niveau, dans la limite de ses revenus, cherche à acquérir les biens et les signes les plus valorisés. Médias, publicité, films, feuilletons, magazines "people" sont les outils de diffusion du modèle culturel dominant.
[...] La proposition de baisse de la consommation matérielle peut sembler provocante dans le bain idéologique dans lequel nous sommes plongés. Mais, aujourd'hui, l'augmentation de la consommation matérielle globale n'est plus associée à une augmentation du bien-être collectif -- elle entraîne au contraire une dégradation de ce bien-être. [...] Face à la crise écologique, il nous faut consommer moins pour répartir mieux.
Hervé Kempf dans Manière de voir de juin-juillet 2008.
non mais vous avez vu ça?
"depuis que les bipèdes arpentent la planète..."
te gêne surtout pas hervé, t'as qu'à me piquer mon style si tu veux
le culot des gens
07:19 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : société, capitalisme, écologie, consommation, médias, hervé kempf
30.12.2008
tous acteurs du développement durable!
Le discours écologique qui invite chacun à combattre la pollution percute un autre discours qui l'incite à consommer sans retenue des objets polluants (tant à fabriquer qu'à utiliser ou à jeter). Sur des marchés saturés, les fournisseurs de produits ont intérêt à ce que le consommateur renouvelle ses achats fréquemment. Ainsi les produits sont-ils conçus pour tomber irrémédiablement en panne au bout de quelques années (d'après un vendeur, il faut trois ans pour un téléphone, six ans pour un lave-linge, cinq ans pour un écran de télévision plasma). Depuis que les besoins des consommateurs solvables sont satisfaits, les plans stratégiques [des entreprises, du marketing] visent à accélérer l'obsolescence des produits vendus, à les démoder rapidement. Le chef du Technocentre d'Orange déclare dans la presse que son ambition est de "tuer les produits". Selon lui, "il n'est pas anormal d'en tuer 20% par an". Dans ce processus d'accélération du renouvellement des achats, le destin du produit, que l'on n'entretient pas, ne répare pas et que l'on jette dès qu'il dysfonctionne, se réduit à celui d'un kleenex. En outre, les entreprises ont intérêt à multiplier les emballages pour être visibles, individualiser les portions (barquettes individuelles, dosettes, etc.) et sécuriser les produits contre le vol. Le fait que la consommation soit polluante est donc davantage le résultat de l'offre que de la demande. Les consommateurs, au fond, n'étaient sans doute pas plus malheureux de n'avoir à changer leur lave-linge "que" tous les vingt ans.
Or, on observe que la contradiction propre à l'actuelle économie de marché -- produire sans limite en exploitant des ressources naturelles limitées -- est largement reportée sur le consommateur sous forme de travail moral et pratique lorsqu'il prend sur lui de réaliser les multiples gestes "écolos", au premier rang desquels le tri sélectif des déchets.
Mais pour sortir de la contradiction morale dans laquelle il se trouve, le consommateur peut aussi payer "cash": le nouveau marché de l'écologie vient rappeler que l'économie de marché se nourrit de sa critique. Car, pour se déculpabiliser de polluer et de participer à une économie mondialisée en quête d'une main d'oeuvre sous-payée, le consommateur peut payer plus cher des produits dits écologiques ou équitables. La pomme bio, le T-shirt "made in France", la voiture supposément "propre" et le café "éthique" sont plus chers, mais offrent la possibilité de s'économiser du travail moral. L'éthique, l'écologie, la lutte contre l'exploitation deviennent alors aussi des marchés rentables qui ont revigoré le capitalisme de consommation.
Marie-Anne Dujarier, Le Travail du consommateur, 2008.
07:40 Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : marie-anne dujarier, consommation, écologie, société, capitalisme, travail






