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01.04.2009

l'enculiade - chant 10

Ulysses_and_the_Sirens.jpg

(le début)

quand on sait qu'on va crever le lendemain matin dans d'atroces souffrances, et par conséquent ne plus jamais jouir de son pognon ni des hordes de petits culs roses plus ou moins consentants qu'on a amassés au fil des opérations de justice immuable, il arrive qu'on ait du mal à fermer l'oeil

même avec deux trois litrons dans la face

si en plus on est un être sensible du genre agamemnon, non seulement on ne se biture qu'à contrecoeur et on roupille guère, mais en plus on s'arrache des poignées de tifs en tournant en rond dans sa tente comme une bête et à un moment merde on finit par enfiler une peau de lion afin de masquer le fait qu'on s'est pas lavé la bite depuis des semaines et on fonce chez le vieux, le sage nestor lui demander conseil

à l'entrée de chez nestor aga tombe sur son frangin ménélas attifé d'une peau de léopard lui

- tiens tiens tu viens voir nestor aussi?

- comme tu vois, je voulais juste lui souhaiter une bonne nuit, et toi?

- pareil

- ahem...

- hé hé...

- belle soirée n'est-ce pas?

- ouais, on sent le printemps qu'arrive

- ouais

- voilàvoilà...

- ahem...

- on va les niquer demain les troyens

- tu m'étonnes, qu'est-ce qu'on va leur foutre hein

- la raclée du siècle

- pis les doigts dans le nez encore

- à part hector c'est pas compliqué c'est tous des brèles là-bas, tous

- hector j'en fais mon affaire

- moi aussi

- pas question, je te dis que je m'en occupe

- laisse frérot, je m'en charge

- mais putain tu vas m'écouter oui ou merde, je te répète que je...

à ce moment-là nestor sort de sa tente en agitant son bonnet de nuit et en râlant c'est pas bientôt fini ce bordel, allez vous engueuler plus loin tas de crétins, ici y'en a qu'essaient de pioncer, pis vous feriez bien d'en faire autant au lieu de discutailler, si vous avez les petits yeux demain matin au champ d'honneur faudra pas venir vous plaindre

- ben justement ô mon vieux nestor, fait aga, on se demandait si c'était bien prudent de se laisser aller à fermer les mirettes vu que l'ennemi campe juste derrière la touffe d'herbes là-bas, est-ce qu'il va pas nous agresser lâchement pendant la nuit?

- ça ils sont capables de tout ces chacals, renchérit ménélas, avec eux c'est plus de la guerre, c'est de la boucherie pure et simple

nestor se marre, ma parole les mecs mais vous flippez comme des tarlouzes, bonjour les deux grands rois grecs, et pis oh vous faites chier, y'a qu'à envoyer un ou deux troufions faire un tour en loucedé chez les troyens, comme ça on saura ce qu'ils préparent et basta

- génial

- trop fort

vite ils réveillent les autres chefs achéens la gueule dans le cul pour une réunion de la dernière chance et agamemnon demande comme ça qui est volontaire pour aller se balader dans le camp ennemi là maintenant tout de suite au risque de se faire choper et torturer à mort

gros silence, plus personne respire

- bon fait aga, alors on va tirer à la courte paille, les deux qu'ont la plus courte ils y vont, trouvez des brins de paille

pendant un quart d'heure les mecs fouillent la plage à fond

- j'ai trouvé un bigorneau fait ménélas

- moi j'ai trouvé un bout de bois fait ajax

- moi une vieille cuillère à café un peu rouillée mais ça peut le faire quand même fait diomède

- moi une lance de deux mètres de long fait ulysse aux mille ruses

- ok ok fait aga, bon j'ai une autre idée, soulevez vos jupettes, les deux qu'ont le plus petit zgeg sont volontaires

- chiotte fait diomède qui en a une tellement microscopique, on dirait un foetus d'escargot mort-né

- y'a ulysse qui triche fait ajax, il se la frotte

- même pas vrai fait ulysse

- bon ulysse et diomède au taf

et c'est comme ça que les susnommés se retrouvent comme des cons à ramper vers les troyens

étant donné qu'elle est un peu copine avec ulysse, athéna envoie un héron pour leur faire signe qu'elle est avec eux et courage les mecs, mais sauf que c'est la nuit noire et les deux achéens écrabouillent la bestiole sans même remarquer quoi que ce soit, un héron aussi l'autre, c'est n'importe quoi les dieux, bref ulysse et diomède rampent et ils rampent et ils rampent et à un moment ça fait toc! c'est la caboche d'ulysse qui vient de se cogner dans celle de dôlon, un espion troyen, éleveur de pintades dans le civil, qui rampait dans l'autre sens, nos deux héros l'attrapent par la peau du fion, le torturent un peu pour avoir des trucs à raconter à leur boss et l'éventrent proprement, après quoi ils se grouillent de rentrer au camp en chouravant au passage quelques bigadins et en massacrant une bonne douzaine de types qui roupillaient comme des abrutis, on a pas idée de dormir dans des moments pareils

le gars ulysse, un esthète à ses moments perdus, décore son bateau avec le cadavre de dôlon

après ils vont tous se faire une bouffe et picoler pour fêter leur exploit

(vite la suite!)

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Commentaires

Et Athéna la déesse aux yeux pers dit à Ulysse aux mille ruses :

- Tain de sa race, il exagère ce con d'Agamemnon. C'est vrai, quoi, une peau de lion sur le zob ça n'a jamais masqué le fait de ne pas se la laver pendant des semaines. Surtout qu'on sait pas où c'est qu'il le trempe, son bout. Résultat ça pue le poisson crevé dans tout le camp militaire. Et ses ptits copains c'est pas mieux.

- Ce que j'aime avec toi, Athéna ma ptite louloute, c'est ta poésie.

Ecrit par : zHANG | 01.04.2009

dans mon idée (mais ça a dû gicler à la relecture) la peau de lion était tellement et cradingue et puante elle-même que ça masquait l'odeur du bout en question, lequel schlingue effectivement sa race dans tout le camp et jusqu'à environ trente kilomètres autour en fonction de la direction du vent

Ecrit par : insanity jane | 01.04.2009

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