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31.12.2008
capitaine, nous plongeons au coeur du trou noir!
- branchez les aérofreins bon dieu!
- inutile capitaine, dans l'espace y'a pas d'air, d'ailleurs le trou noir est trop puissant, il a déjà englouti des milliards de milliards d'euros, plus trois continents avec les gens qui vont avec et aussi une famille de ratons-laveurs qui passait par là
- enfer! je hais les ratons-laveurs
- moi aussi capitaine
- pilote, vos trous de nez s'agrandissent démesurément
- c'est la faute aux effets de marée capitaine
- n'empêche, votre port de tête est désormais non réglementaire, sans parler de votre longueur d'onde qui s'étire désagréablement, comptez sur moi pour vous coller un rapport gratiné au cul dès que nous aurons rattrapé l'horizon événementiel
- argh!
- n'essayez pas de m'amadouer
- ...
- et cessez de faire le mort bon dieu, j'ai horreur de ça, faites plutôt machine arrière! redressez la barre! inversez les propulseurs! poussez les manettes à fond les manettes et les gaz à fond de train! ça passe ou ça casse! alimentez les rétrofusées! il reste des frites? envoyez la purée! et ne lésinez pas sur la soupe primordiale! allons! rendez-vous utile! faites péter la mécanique (surtout la quantique)! mais gardez les factures hein! sinon tintin pour le remboursement des frais, vous savez comment ils sont dans l'administration, jean-foutre et compagnie, alors ouvrez l'oeil! verrouillez les écoutilles! passez la surmultipliée! tirez la bobinette et la chevillette cherra! ou le contraire, je ne sais pas, je ne sais plus, tout est si étrange ici, nous entrons probablement dans un univers parallèle à causalité inversée où les lois de la finance vivent au crochet de quelques singularités cosmiques pourries de blé, qu'en pensez-vous?
- argh!
- regardez! toute notre civilisation subit un décalage vers le rouge, c'est fascinant n'est-ce pas?
- oui capitaine
- est-ce que le bouclier fiscal a tenu bon?
- oui capitaine, y'a juste le disque d'accrétion qu'a un peu morflé sous l'effet de la pression économique intense
- quelle camelote
- surtout sur les bords capitaine, si je peux me permettre
- d'un autre côté, ça signifie que nous avons franchi le point de non retour, quelles sont les probabilités d'un krach de grande envergure?
- l'interféromètre à piston indique pas loin de 100% capitaine, mais bien entendu tout dépendra de notre vitesse de libération
- sans compter que tout est relatif pilote, n'oubliez jamais ça bon dieu
- oh oui capitaine
07:43 Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : société, capitalisme, humour, science-fiction, économie, écriture
30.12.2008
dieudo + faurisson = liberté
"la vie est courte... désobéissons!"
tu m'étonnes
désobéir ça devient même carrément urgent
vive dieudo!
(et fuck les sionistes)
20:49 Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : dieudonné, faurisson, théâtre, humour, histoire, palestine, sionisme
tous acteurs du développement durable!
Le discours écologique qui invite chacun à combattre la pollution percute un autre discours qui l'incite à consommer sans retenue des objets polluants (tant à fabriquer qu'à utiliser ou à jeter). Sur des marchés saturés, les fournisseurs de produits ont intérêt à ce que le consommateur renouvelle ses achats fréquemment. Ainsi les produits sont-ils conçus pour tomber irrémédiablement en panne au bout de quelques années (d'après un vendeur, il faut trois ans pour un téléphone, six ans pour un lave-linge, cinq ans pour un écran de télévision plasma). Depuis que les besoins des consommateurs solvables sont satisfaits, les plans stratégiques [des entreprises, du marketing] visent à accélérer l'obsolescence des produits vendus, à les démoder rapidement. Le chef du Technocentre d'Orange déclare dans la presse que son ambition est de "tuer les produits". Selon lui, "il n'est pas anormal d'en tuer 20% par an". Dans ce processus d'accélération du renouvellement des achats, le destin du produit, que l'on n'entretient pas, ne répare pas et que l'on jette dès qu'il dysfonctionne, se réduit à celui d'un kleenex. En outre, les entreprises ont intérêt à multiplier les emballages pour être visibles, individualiser les portions (barquettes individuelles, dosettes, etc.) et sécuriser les produits contre le vol. Le fait que la consommation soit polluante est donc davantage le résultat de l'offre que de la demande. Les consommateurs, au fond, n'étaient sans doute pas plus malheureux de n'avoir à changer leur lave-linge "que" tous les vingt ans.
Or, on observe que la contradiction propre à l'actuelle économie de marché -- produire sans limite en exploitant des ressources naturelles limitées -- est largement reportée sur le consommateur sous forme de travail moral et pratique lorsqu'il prend sur lui de réaliser les multiples gestes "écolos", au premier rang desquels le tri sélectif des déchets.
Mais pour sortir de la contradiction morale dans laquelle il se trouve, le consommateur peut aussi payer "cash": le nouveau marché de l'écologie vient rappeler que l'économie de marché se nourrit de sa critique. Car, pour se déculpabiliser de polluer et de participer à une économie mondialisée en quête d'une main d'oeuvre sous-payée, le consommateur peut payer plus cher des produits dits écologiques ou équitables. La pomme bio, le T-shirt "made in France", la voiture supposément "propre" et le café "éthique" sont plus chers, mais offrent la possibilité de s'économiser du travail moral. L'éthique, l'écologie, la lutte contre l'exploitation deviennent alors aussi des marchés rentables qui ont revigoré le capitalisme de consommation.
Marie-Anne Dujarier, Le Travail du consommateur, 2008.
07:40 Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : marie-anne dujarier, consommation, écologie, société, capitalisme, travail
29.12.2008
massacre - gate
Fred Frith - guitare, voix, casiotone, radio
Bill Laswell - basse, trompette de poche
Fred Maher - batterie, percussions
... extrait de l'album Massacre - Killing Time (1981)

07:46 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : musique, jazz, mp3, p2p
28.12.2008
loisirs: shopping
sur son cv, dans la rubrique loisirs, tout en bas, au lieu de branlette ou éclusage de mousses comme écrivent les gens normaux, elle, elle met ça:
shopping
même pas honte d'être une sale truie
non seulement elle cherche un job salarié telle le collabo moyen
en plus de ça, quand elle bosse pas, elle passe le temps à acheter des trucs
l'endoctrinée type
l'ultraconsommatrice fanatique
vaillante petite fourmi parmi des milliards d'autres dans la grande fourmilière capitaliste, obéissant petit rouage de l'immense machine à broyer les bonshommes
teupu
le lavage de cerveau n'a rien laissé derrière, pas une circonvolution qui dépasse
d'un autre côté c'est honnête de sa part
la soumise annonce la couleur avec une rare franchise:
messieurs les exploiteurs, je meurs d'envie de collaborer
par pitié prenez-moi toute!
possédez-moi!
faites de moi votre chose, oh oui, en échange d'un salaire de misère que je m'engage solennellement à remettre illico dans le circuit en acquérant toutes choses inutiles en plastique que vos altesses auront la bonté de me désigner comme indispensables à mon épanouissement en tant que truie!
quel capitaliste peut demeurer insensible à ce genre d'argument?
car les fachos ont aussi un coeur, n'est-ce pas?
(n'est-ce pas?)
reste à déterminer si la pouf est sincère
de nos jours on ne peut plus faire confiance à personne, et si ça se trouve ce qu'elle appelle du shopping c'est rien que des trucs de gauchistes, des trucs sans intérêt pour le marché, comme par exemple acheter une clémentine transgénique d'occase chez emmaüs pour le petit noël de ses cinq chiards
ça s'est vu
prudence, donc...
07:33 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : humour, travail, capitalisme, consommation, économie, pognon, truie
27.12.2008
le mythe du client roi
A partir des années 1970, le marché connaît une inflexion dont le marketing va sortir renforcé. Les besoins des consommateurs solvables étant majoritairement couverts, la vitalité du marché va désormais dépendre de la capacité de l'offre de créer sa propre demande: faire acheter plus de produits à ceux qui peuvent payer et accroître la faculté de consommer des autres par l'endettement à la consommation.
[...] Le discours de la qualité et du "client roi" compose l'essentiel de la rhétorique managériale depuis les années 1980 à un moment où c'est en fait l'actionnariat qui prend une place dominante dans les rapports de force. [...] D'un côté, ce discours flatte le consommateur, à qui l'on promet des satisfactions totales. De l'autre, il peut signifier qu'il faut en tirer le meilleur parti pour accroître la profitabilité de l'entreprise.
[...] De cette rapide histoire, nous retiendrons la montée en puissance continue de la logique marketing au sein de l'organisation. La critique du marketing, de la publicité et de la consommation est à chaque fois suivie d'un "rebond" des entreprises qui se nourrissent d'elle pour développer le marché. Surtout, depuis trente ans, elles s'adressent au consommateur en lui disant qu'il est "roi", qu'il va être "satisfait", voire enchanté par sa consommation. Il est désigné libre, légitime dans ses caprices royaux, autonome et puissant. L'entreprise (marketing en tête) serait là pour le servir. Or, cette représentation sociale contraste avec des dispositifs qui, eux, relèvent clairement de l'autre définition du marché, dans laquelle le marketing est une pratique qui fabrique le consommateur et ses "besoins", au bénéfice de l'entreprise.
Marie-Anne Dujarier, Le Travail du consommateur, 2008.
07:18 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : marie-anne dujarier, société, capitalisme, consommation, travail, économie
26.12.2008
buzzati, "la leçon de 1980"
Excédé à la fin par tant de querelles, le Père éternel décida de donner aux hommes une leçon salutaire.
le père éternel l'autre...
bref dieu se met à flinguer les chefs d'états, tous les mardis à minuit il est dézingue un mais pas n'importe lequel: il choisit à chaque fois LE PLUS PUISSANT
idée géniale car aussitôt les présidents et autres dictateurs sanguinaires se débinent à la vitesse de la lumière et l'on vit alors s'établir partout la justice et la paix, point à la ligne, c'est pas beau ça?
tu t'en fous, tu digères tes crottes en chocolat
moi je pense au père éternel là... faudrait peut-être lui donner un coup de main
le petit coup de pouce décisif
par solidarité
je veux dire que les méchants qui clamsent sans qu'on ait besoin de se salir les pognes ça marche dans les histoires à buzzati mais autrement c'est du bidon, même les curetons les plus fanatiques savent ça
par conséquent il faudra peut-être bien (re)prendre les armes
tuer les riches
commencer par les gros, les énormes, à peine humains, qui règnent sur de grands troupeaux d'esclaves et sont capables d'en saquer vingt mille rien qu'entre l'apéro et la mousse de foie gras
avant d'arriver au digestif ils ont ruiné facile un continent
les tuer
pour les armes pas de problème: elles sont partout, marché porteur oblige
tuer les riches avant qu'ils nous aient tous massacrés, avant qu'on commence à nous voir les côtes et qu'on ait la tronche aux grands yeux des biafrés
pour eux il est depuis longtemps trop tard
tuer les riches à cause de ce qu'ils ont fait en afrique, en asie, en amérique du sud
à cause des 36 millions de morts de faim en 2003
c'est eux ou nous
alors bon: tuer les riches
je pose ça comme hypothèse de réflexion
on est plus nombreux qu'eux
un type ne peut voter qu'une fois (et pour ce que ça sert...)
mais le même type peut désouder un tas de riches (à condition de pas se faire pécho)
tuer les riches je te dis
au début ce sera chaud, je reconnais, les chacals se protègent, ils enverront des troupeaux de flicards à tes trousses, ils t'abattront à vue ou te boucleront en cabane à fabriquer des paillassons et des porte-clés le restant de tes jours
pas grave, on est nombreux
on est partout
on n'est pas une poignée de musulmans radicaux ou de communistes, on n'obéit à aucune idéologie, on est juste toute l'humanité en souffrance
on est des milliards et on n'a plus grand chose à perdre
un jour la place manquera dans les prisons
elle manque déjà
un jour on sera maître des prisons, maîtres des armes, des terres, des usines et des rues
tuer les riches
les exécuter, point barre
tribunal? justice?
la justice c'est comme le père éternel: les gens de bhopal en sont toujours sans nouvelles
tuer les riches
peut-être les prévenir à l'avance, pour le sport, et même leur laisser une chance, ça ce serait réglo, une porte de sortie, leur dire par exemple: t'arrêtes tes saloperies, tu démissionnes de partout, tu brûles tout ton pognon pourrave, tes actions, tes papelards, tes contrats et tu te retires dans ton château à deux balles où personne ne viendra plus te faire à bouffer ni récurer tes chiottes, et ciao
lui donner quinze jours, ensuite...
tuer les riches
penser au retour des brigades rouges en italie
ils se sont fait pécho, dommage, s'ils avaient refroidi berlusconi ça en aurait fait réfléchir plus d'un
Le leader de la Confédération ouvrière CGIL Guglielmo Epifani se dit "frappé" par la présence de nombreux jeunes dans le groupe terroriste: "Cela doit nous inciter à réfléchir. Nous devons comprendre pourquoi."
pourquoi?!
c'est un mongolien ce guglielmo ou quoi?
parce que trop c'est trop
parce que les moins jeunes leur ont mis entre les pattes un monde ultradégueulasse
parce que les alternatives à la lutte armée sont de moins en moins nombreuses
hé! les jeunes, les psychopathes, les déprimés, les sidéens, les cancéreux en phase terminale...
au lieu de vous suicider...
... rendez vous utiles!
06:53 Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : société, capitalisme, guerre, écriture, berlusconi, brigades rouges, dieu
25.12.2008
tous vigiles!
L'enrôlement du consommateur dans la production peut déborder de la sphère marchande et s'étendre à la production de la surveillance des espaces communs (privés ou publics) pour le compte des responsables de la sécurité. A Londres, les citoyens sont invités à participer à l'activité policière municipale en devenant "volontaires". [...] Un visuel publicitaire visant à recruter des bénévoles montre une rue sombre et peu rassurante dans laquelle deux personnes semblent trafiquer quelque chose. Au premier plan, un volontaire les épie en se cachant derrière un mur. Son ombre portée sur le pavé ne reflète pas son corps de citoyen, mais la silhouette d'un policier [...]. Huit cent personnes étaient ainsi enrôlées et formées dans le programme de bénévolat au profit de la politique municipale.
[...] La pratique est banalisée en Amérique du Nord. A Gold Canyon, en Arizona, par exemple, la police recrute des bénévoles pour assurer les tâches courantes de sécurité. Les volontaires -- essentiellement des retraités -- se voient fournir des tee-shirts bleus, une radio et une voiture. Ils font des rondes dans la ville, surveillent les habitants, écoutent, épient et appellent les vrais policiers lorsqu'ils détectent une bagarre, un vol, un excès de vitesse, une attaque à main armée ou une scène de ménage.
[...] En France, le citoyen est également mis à contribution dans le cadre du plan "Vigipirate". A coups de mots d'ordre généraux ("Attentifs ensemble!") assénés dans l'espoir que les voyageurs n'hésitent pas à "signaler tout bagage abandonné", le haut-parleur leur enjoint de surveiller leurs objets personnels [...] Dans les transports aériens, le voyageur exécutera un nombre impressionnant de tâches visant à assurer la sécurité de "tous": faire de longues files d'attente, se défaire de ses barrettes, lunettes, stylos, clés, téléphone portable, appareil photo et autres lecteurs audio, se déchausser pour passer sous un portique magnétique, voire se faire palper le corps, ouvrir son bagage, démarrer son ordinateur, sacrifier sa bouteille de shampoing. Le procédé est en voie de banalisation dans les espaces publics et marchands.
Marie-Anne Dujarier, Le Travail du consommateur, 2008.
évidemment
les dictatures n'ont jamais assez de flics
alors, plus ou moins sournoisement, elles font participer le brave blaireau sage et discipliné
et les dictatures les plus solides sont celles où chacun surveille (et dénonce au besoin) tous les autres
mieux: chacun devient son propre espion, comme dans substance mort, on nous aurait tellement lavé la cervelle qu'on aurait fini par intégrer ce qu'il faut faire (obéir, être joyeux, crever, dire merci...) et ne pas faire (dire non, sortir des cases, gueuler...), exactement comme les gosses finissent par intégrer les recommandations des parents (pas mentir, pas chier dans son froc, pas montrer son zgeg à la maîtresse...)
soixante millions de flics en france ça vous branche?
trop tard, vous avez voté
des remords? il est encore temps de refuser de collaborer
ne signalez pas les bagages abandonnés
ne signalez pas les "comportements suspects" (et ta soeur, elle est suspecte?)
ça peut même être amusant: à l'aéroport, avant de franchir les portiques de détection, ayez soin de remplir votre valise de revolvers en plastique qui apparaîtront nettement au scanner, et de planquer dans les poches ou la doublure de vos fringues des dizaines de menus objets métalliques: clés, bijoux, écrous, petites cuillères, trombones, boucles de ceinturon, piles, baladeur mp3, zippo etc. etc. que vous retirerez un à un, vous confondant en excuses à chaque fois et jouant les débiles profond(e)s
mieux: ne prenez pas l'avion, c'est une sale habitude
07:32 Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : marie-anne dujarier, société, capitalisme, terrorisme, dictature, police, zgeg
24.12.2008
la dinde aux marrons
cette année ça sera sans moi régis
j'en peux pu
ton cadeau tu peux te l'introduire profond dans le conduit anal
avec le papier brillant, le zoooooooooooooooooli ruban brillant, tout
ce que c'était je veux même pas le savoir
sûrement un truc brillant
on est une civilisation brillante, ça faut reconnaître
étincelante
éblouissante même, aveuglante
tellement aveuglante qu'on se demande si elle est pas en train d'exploser
genre supernova
moi je me le demande
j'en connais 36 millions qui se le demandent plus
dans un sens ils ont de la chance, ça leur fait moins de soucis
moi je suis sensible
sensible mais bon, d'un autre côté ça fait quand même du monde 36 millions, imagine on les mettrait dans la cour de l'élysée je suis sûre que ça cacherait complètement leur sapin pourrave de neuf mètres de haut, boules brillantes incluses
ça cacherait une bonne partie de paris, la ville lumière
36 millions
mais toi t'es à fond dedans, pas vrai? comme chaque année t'as planté ton sapin en plastique brillant à côté de la télé
et la guirlande brillante qui clignote sur le balcon tu y as pensé?
indispensable
non sérieux régis fais gaffe
sans ta guirlande de balcon tu peux être considéré comme socialement décédé
nan avec lisa on a renoncé, le sapin on le renversait tout le temps quand on passait en titubant
on se coupait les pieds en écrasant les boules
brillantes les boules, oui
pour le réveillon rien, on va juste s'astiquer la lampe merveilleuse en regardant la messe de minuit
tous ces bipèdes en jupettes emperlouzées qui te parlent de paix universelle au milieu du chaos ça nous fait de l'effet, nous, on est sensibles je te dis
joyeux noël aux petits éthiopiens si tu les croises
s'il en reste
07:02 Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : société, consommation, humour, noël, branlette, télévision
23.12.2008
tous marketeurs!
En 2006, 400.000 votants se sont rendus sur le site de Danone pour élire une crème brûlée "parfum de l'année". [...] La marque de chips Doritos [...], au lieu de recourir classiquement à un appel d'offres entre agences payées pour leurs services, a lancé un concours auprès des consommateurs: ils étaient invités à réaliser la publicité à la place des agences elles-mêmes.
[...] Le procédé se banalise. Entreprises de jeux vidéo, magazines, agences de voyages, constructeurs de voitures, par exemple, l'utilisent. En se prêtant au jeu, le consommateur réalise cinq activités à forte valeur ajoutée pour l'entreprise: il alimente les bases de données marketing en fournissant des informations personnelles; il produit de la connaissance sur les "cibles de marché"; il prescrit la marque auprès de ses proches; il fabrique les spots publicitaires pour "toucher" son groupe sociologique d'acheteurs; enfin, par sa participation, incidemment, il se "fidélise" lui-même à la marque. La "proximité" avec le client, si recherchée par les vendeurs et marketeurs, est ici obtenue sans brutalité. C'est le consommateur qui resserre de lui-même les liens.
Marie-Anne Dujarier, Le Travail du consommateur, 2008.
07:32 Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : marie-anne dujarier, société, consommation, économie, capitalisme, publicité







