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28.11.2008
impérialisme du vide
[...] La maximalisation du profit dans un temps court et à n'importe quel prix humain. L'avidité pure, l'impérialisme du vide, "le but sans but" comme disait Emmanuel Kant.
il écrit comme un pied ziegler, sauf quand de temps en temps, tous les deux ou trois cent pages, un connard enturbanné jaillit de sa lampe de bureau pour venir lui filer un coup de pied au derche et alors là, juste avant de retomber dans sa torpeur, ça lui gicle par le stylo:
l'impérialisme du vide...
chouette hein?
j'entrevois soudain l'avenir fou qui nous attend, pas celui des télés qui nous répètent que le capitalisme va bientôt se péter la gueule tout seul, dernier mensonge en date pour nous rassurer et nous faire prendre patience encore un peu, dernier sujet de conversation obligé pour les queues des boulangeries, les salles d'attente du médecin de famille
ça va pas du tout s'effondrer tout seul
les empires ça empire
ça sait même faire que ça les empires, et ça le fait bien, dans mettons vingt ans tu pourras voir dix milliards d'animaux humains se disputer un vieux chou-fleur transgénique tombé d'un camion, quelques privilégiés auront le droit à un job d'esclave par intérim qui leur permettra de survivre un mois ou deux si tout va bien, mais rien n'ira bien, une armée de flics sous acide encadrera le troupeau tandis qu'une infime poignée de (relativement) nantis pètera dans la soie mais de trouille à l'idée de tomber en disgrâce et révérera le SEIGNEUR, pas ce minable de petit jésus non, l'autre, le tout puissant, çui qui empochera un salaire annuel de dix puissance quarante dollars (nouveaux), jamais élu par qui que ce soit et surpris lui-même d'être là, terré dans un bunker secret sous les marécages de neige fondue de l'antarctique, flippant sa race, interdisant à tout être vivant de s'approcher à moins de mille kilomètres de sa haie de thuyas, au besoin butant lui-même les contrevenants quand il s'emmerde, mais le plus souvent laissant faire le boulot à ses centaines de larbins positroniques, robots cuistots, robots dildos, robots pour lui couper les ongles des pieds, l'aider à se désaper, à chier, à rêver, c'est lui le grand gagnant, le dernier des patrons, le pdg-g de la dernière transnationale, celle qui au fil des années a bouffé toutes les autres et grossi et grossi, celle qui désormais possède (absolument) tout: du boson de higgs à la lointaine étoile ngc 68420 en passant par mes gosses, la recette du gâteau marbré et l'adn des mouches à merde pour les siècles des siècles
ah on les regrettera les meurtrières années 2000, quand on avait encore des lambeaux d'espoir
(ps: au fait, ziegler c'est aussi lui qu'on voit causer tout du long dans we feed the world)
14:29 Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : capitalisme, société, ziegler, économie, jésus
27.11.2008
élie & dieudonné - les chleus (1ère partie)
21:13 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : dieudonné, élie semoun, théâtre, humour, guerre, torture, poésie
desperate auschwitz: encore 36 millions de morts
les chambres à gaz furent inventées pasque le gars hitler se faisaient du mouron pour l'équilibre psychologique de ses trouffions, vous le saviez ça?
il s'inquiétait notamment pour les ceusses chargés de faire des cartons dans les organes vitaux des untermenschen, c'est vrai, buter des gens désarmés à longueur de journée ça va, c'est jouable, mais les regarder en même temps dans le blanc des yeux c'est parfois déstabilisant avouez, c'est des coups à faire des cauchemars et un nazi qui fait des cauchemar est moins efficace au boulot, c'est connu, sans compter qu'il réveille les autres
moi c'est pareil avec les petits lapins, mamie hélène je sais pas comment elle fait, elle leur caresse tendrement le râble et la seconde d'après avec son immense couteau pointu elle te les égorge et fout du sang partout sur le mur je te jure on se croirait dans cannibal holocaust mais elle imperturbable elle continue à gazouiller sur le joli tricot qu'elle vient de finir pour son arrière petite nièce vanessa, franchement des fois elle me fout les jetons mamie, batman elle lui crache dessus je parie qu'il se sauve en pleurant, avant de devenir bouseuse elle aurait fait un cdd à auschwitz dans les années 40 que ça m'étonnerait pas, tandis que moi c'est différent, je suis plutôt joan baez et peace and love moi, c'est pas vraiment que je sois végétarienne mais bon pour que je consente à mettre un morceau de viande dans ma bouche il faut que le mec me plaise déjà, ou alors que le morceau en question soit suffisamment écrabouillé pour qu'on reconnaisse pas qu'il est d'origine animale, chez mcdo ils ont bien compris çà, moi les petits lapins même si tu leur ligottais les quatre pattes et les oreilles je pourrais pas, rien que de saisir le couteau dans ma main je tourne de l'oeil aussi sec, c'est limite dangereux, je pourrais me le planter dans le bide en tombant déjà, alors imagine des lapins géants en pyjama ET QUI PARLENT!...
hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii!...
d'où les chambres à gaz, c'est beaucoup moins traumatisant, mais seulement ça finissait par coûter bonbon en carburant pour alimenter les wagons plombés et surtout le zyklon b ça se trouve pas dans l'intestin d'un âne mort, c'est même carrément compliqué, faut des usines et tout alors depuis héhé on a inventé beaucoup mieux
"Le massacre par la sous-alimentation et par la faim de millions d'êtres humains reste le principal scandale du début de ce IIIème millénaire. [...] Il s'agit d'un crime contre l'humanité indéfiniment répété. [...] La faim aura tué en 2004 plus d'êtres humains encore que toutes les guerres réunies conduites au cours de cette même année. [...] Dans le monde, environ 62 millions de personnes, soit 1% de l'humanité -- toutes causes de décès confondues -- meurent chaque année. En 2003, 36 millions sont mortes de faim ou de maladies dues aux carences en micronutriments. La faim est donc la principale cause de mort sur notre planète. Et cette faim est faite de main d'homme. Quiconque meurt de faim meurt assassiné. Et cet assassin a pour nom la dette."
Jean Ziegler, L'Empire de la honte, 2005.
36 millions de personnes c'est marrant ça fait grosso merdo la moitié de la population française, autrement dit tu fais la liste de tous les gens que tu connais, toute ta famille mettons, mais pas les clebs et les poissons rouges ok? seulement les êtres humains, bon tu fais la liste et ensuite tu barres un nom sur deux, tu saisis?
les barrés c'est les ceusses qui sont morts de faim
son problème à ziegler (comme à chomsky aussi) c'est qu'il a un pauvre style de fonctionnaire, regarde: "il s'agit d'un crime contre l'humanité indéfiniment répété", c'est pas du cavanna c'est clair, putain de bordel de dieu les mots faudrait les faire péter à la gueule de l'occident!
oui pasque je vous ai pas dit mais la dette bien sûr égale l'occident
j'ai pas peur de balancer
la dette égale mézigue à chaque fois que j'achète un paquet de café ou une banane à la multinationale de pourris qui dicte ses prix là-bas ousque les 36 millions sont morts de faim en 2003
la dette égale mézigue à chaque fois que je signe un contrat de travail (même pour nettoyer les chiottes à temps partiel) chez nestlé total elf nike michelin ou n'importe laquelle de ces associations de malfaiteurs qui font pression jour et nuit sur les gouvernements fantoches et corrompus afin qu'on construise plutôt des ports nickel chrome pour l'exportation des matières premières à la place des champs de patates, dispensaires et autres écoles pour les mômes là-bas ousque les 36 millions de négros sont morts de faim en 2003
la dette égale mézigue à chaque fois que je lâche un peu de thune à son altesse mon banquier ou que j'obtiens de lui un crédit afin de m'offrir la dernière poubelle qui fait tutût pouêt pouêt avec abs et gps et crs en série, ou encore la maison borloo en carton loin loin au fond de la banlieue, avec télé incorporée dans les murs et big brother dedans qui me regarde me branler sur le canapé ikea, virement ou crédit pour son altesse c'est kif kif, c'est rien que du gros gras pognon qu'il va pouvoir faire joujou avec à wolstrite en ricanant de voir le cours de la cacahuète qui se pète la gueule et comment que ça fout le bronx là-bas ousque les 36 millions de pedzouilles sont morts de faim en 2003
la dette égale mézigue à chaque fois que je m'intéresse à la vie d'un connard déguisé en chauve-souris ou de quatre desperate pouffiasses au lieu de celle des 36 millions en question, celle qui s'est achevée en 2003
la dette égale évidemment mézigue à chaque fois que je vote sarko dsk fabius royal bush obama ou l'un quelconque des dix mille autres fils de pute qui soutiendront jusqu'à leur dernier souffle que there is no alternative, notamment à leur enrichissement personnel, et que la dette c'est la dette enfin quoi merde! même les 36 millions de bougnoules qui sont morts de faim en 2003 devraient pouvoir comprendre un truc aussi basique: rendez à césar le pognon qu'il vous a gentiment prêté tas d'enculés foireux! sinon c'est pas réglo
putain déjà 16 h?
bon je résume: la dette égale plein de machins intimement liés au mode de vie occidental
j'avais un truc à faire aujourd'hui mais je sais plus quoi, je l'ai zappé
ah oui! la révolution...
16:16 Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : société, capitalisme, économie, humour, révolution, ziegler, chomsky
american splendor, 2003
09:55 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, emule, société, usa, écriture, p2p
26.11.2008
des gars collent à tes rots
09:41 Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : guerre, société, humour, golfe, afghanistan, israël
25.11.2008
cherche pas, y'a pas d'issue
(une grande pièce où sont alignées quatre rangées de quatre lits, style lits d'hôpital en fer, avec draps blancs et couvertures grises toutes pareilles, dans un coin une femme en pyjama est occupée à compter à voix haute)
un million quatre cent soixante seize mille neuf cent sept, un million quatre cent soixante seize mille neuf cent huit, un million neuf cent...
(un homme en costume apparaît brusquement au milieu de la pièce, il ne prononcera pas un mot durant toute la scène, c'est toujours la femme qui parle)
... neuf cent soixante treize... non, neuf cent soixante...
(stupéfait d'être là, l'homme touche les lits, les murs pour s'assurer qu'ils sont réels)
d'où tu sors enfoiré? tu m'as fait perdre le fil
(il regarde autour de lui)
cherche pas y'a pas d'issue, j'ai cherché moi, tu penses, quand j'étais gamine on m'appelait tête de pioche et la belette et aussi morve-au-nez mais ça fallait mieux pas le dire, même si c'était vrai que le pif me coulait à longueur de temps fallait pas t'aviser de me le dire en face sans quoi je te faisais sauter les dents, y compris aux garçons, dis-le pour voir!
(elle rit, puis s'assombrit)
la belette du fait de ma gueule, la gueule que j'avais petite, maigre, vive, belle, dure comme du bois alors j'ai cherché partout, y'a rien, pas un trou de souris, tu peux vérifier par toi-même si tu me crois pas, je te souhaite bien du plaisir, oui, du plaisir, car moi je cherchais heureuse, en chantonnant, j'étais certaine de finir par trouver la faille un jour ou l'autre, ça prendrait le temps qu'il faut, je regardais partout, je chantonnais un air à moi inventé et je regardais chaque détail, chaque millimètre carré de cette foutue prison, oui, bien sûr que c'est une prison, ni plus ni moins, j'examinais les plinthes, les joints du parquet, les trous, les raccords, les défauts minuscules des matériaux, les chiures de mouches, oui, j'ai examiné avec la plus grande attention jusqu'aux chiures de mouches et je sais toujours pas comment foutre elles sont arrivées là puisqu'y'a jamais la moindre saloperie de mouche ici, non, ni mouche ni moustique ni tarentule ni être humain, pas l'ombre, non, absolument que dalle et pourtant j'ai tout observé à la loupe, oui, à la loupe, tu crois que je perds les pédales?
(de sous un oreiller elle sort triomphalement une loupe qu'elle a visiblement fabriquée elle-même)
et ça hein? c'est quoi à ton avis?
(singeant la surprise:) une loupe?!
(elle lui tend la loupe, il la prend, elle l'observe un moment en silence)
va! reprends donc tout à zéro si ça t'amuse, cherche comme j'ai cherché pendant... des années je dirais, c'est difficile à définir du fait de la lumière d'ici qui est spéciale et je suis à peu près certaine que les jours et les nuits n'ont pas la bonne longueur, ils sont beaucoup plus longs ici qu'au dehors, ici plus le temps passe et plus il passe lentement, tu verras, tu t'y feras, tu ferais aussi bien de t'y faire dès maintenant, et aussi d'enlever ta veste, tu vas attraper chaud, il fait toujours chaud ici, c'est un peu comme à l'hosto t'as remarqué? les toubibs en moins
(il ôte sa veste et examine le petit rectangle sur le mur du fond)
monte-charge, c'est par là que la bouffe arrive, trois repas par jour, pas d'extras, jamais, mais malgré tout c'est pas mauvais, on peut pas dire que ça soit mauvais, non, c'est juste que rien n'a de goût
(il tente en vain d'entrer dans le monte-charge, elle rit)
les premières années, disons ce qui m'a paru des années, j'ai pas cessé de chercher, jour après jour, j'étais exactement comme toi, comme fou, folle, enragée, dès que la lumière était bonne je m'y mettais, je mangeais que dalle ou presque, je m'arrêtais quand les yeux me brûlaient, je rêvais que je cherchais, souvent même je dormais pas, j'attendais simplement que la lumière revienne en réfléchissant à tous les endroits auxquels j'avais pas encore pensé et je me disais belette c'est là que tu iras voir dès qu'il fera assez jour et sûrement tu trouveras, cette fois tu trouveras, c'est gagné ma vieille, je pleurais et je me faisais le film à l'avance, sans bouger un cil, allongée sur mon lit avec ma loupe dans ma main serrée, et encore maintenant je peux voir distinctement chaque grain de poussière quand je ferme les yeux, je vois tout, on dirait que j'ai avalé la pièce entière, oui (en montrant sa tête:) tous les détails sont là, dans ma tête de pioche
(il hausse imperceptiblement les épaules)
bien sûr que tu me crois pas, mais examine le sol juste sous ton pied gauche, oui, là, à la verticale de ton gros orteil tu trouveras un trou de ver d'un millimètre de diamètre, et si à partir de ce trou tu veux bien avoir l'amabilité de tracer jusqu'à ce mur une droite parallèle aux jointures des lattes, tu découvriras, à environ deux centimètres et demi du bas de la plinthe un infime éclat de peinture qui a la forme de l'espagne
(il suit les lattes et s'agenouille pour examiner la plinthe)
tu y es?
(il se retourne pour la dévisager)
dire que je me souviens précisément de la forme de l'espagne
(il pose la loupe et s'assied sur un lit)
qu'est-ce que tu fous? tu cherches? j'aime pas ta façon de chercher, on dirait que tu renonces avant d'avoir vraiment commencé, et dire que moi je me suis niqué les yeux pendant peut-être dix ans, ou quinze, et toi tu restes là sans rien foutre, rends-moi ma loupe salaud!
16:15 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : théâtre, écriture
qui est en train de gagner en irak?
... en tout cas, pas les Irakiens. Il sera sans doute impossible de chiffrer le coût humain de la guerre, et il est significatif qu'aucun effort sérieux n'ait été entrepris pour compter les morts irakiens, alors qu'on connaît, à l'unité près, le nombre des soldats américains tombés au combat (4139 au 10 août 2008). Nous en sommes réduits aux estimations, qui convergent sur un point: l'ampleur du désastre.
Un récent rapport réalisé par une société britannique, Opinion Research Business, et fondé sur des entretiens en tête à tête avec 2414 adultes, affirme que 20% de ces personnes ont eu au moins un mort dans leur foyer et estime à un million les morts provoquées, directement ou indirectement, par la guerre entre le 19 mars 2003 et l'été 2007.
Alain Gresh dans Manière de voir d'octobre-novembre 2008
arrêtez de vous branler, c'est pas le négro tout beau tout neuf qui va changer quoi que soit à la politique étrangère amerloque
en cadeau, un petit aperçu du quotidien des bagdadis sur le blog inside iraq
15:17 Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, guerre, usa, golfe, massacre, branlette, alain gresh
24.11.2008
silent running, 1972
film amerloque prétendument sf mais authentiquement de merde, je sais pas comment c'est le titre en français vu que dans ma version les mecs dégoisent en italien, c'est le joies d'internet, remarque j'ai tout pigé quand même, y'a quatre jeunes bradpitts avec la raie au milieu de l'espace enfermés dans une sorte de grande poutrelle en ferraille piquée au 2001 de kubrick sauf qu'ils ont rajouté une forêt en conserve, une "nature" à la walt disney avec des arbres et des petits lapins, de la flotte et des brins d'herbe et tout et tout, ils ont juste oublié les mouches à merde mais y'a même un potager où lowell (notre héros) se fait pousser des melons et des fraises rapport au fait qu'il aime pas le vomi lyophilisé que l'ordinateur de bord leur sert à la cantoche, lowell pour tout vous dire c'est un rebelle, une sorte de josé bové intergalactique, d'ailleurs son prénom c'est freeman, le mec libre, pendant que ses potes font des courses de quads dans les coursives en ricanant comme des cons, lui il s'habille en jésus pour repiquer ses oignons, bon chacun son truc, là dessus ils reçoivent un appel radio comme quoi il faut faire exploser tous leurs écosystèmes en bouteille et rentrer à la maison les mecs, la mission est finie, youpi! s'écrient les trois copains de lowell et aussi sec, avec visiblement une grande jouissance (des gens qui aiment leur boulot ça fait plaisir à voir) ils se mettent à planter des bâtons de dynamite entre les rangs de choux-fleurs mais notre ami lowell préfère les assassiner (ses copains, pas les choux-fleurs, assassiner un chou-fleur c'est pas un assassinat, soyons sérieux) il préfère assassiner ses trois potes afin de sauver sa forêt, ses piafs et ses poireaux, même si bon je reconnais que le premier meurtre c'était comme qui dirait un accident ok, en tout cas pour les deux autres y'a pas photo, freeman lowell t'es qu'un pourri comme tout le monde et pis c'est marre, d'ailleurs le mec il a des remords à mort alors comme il a rien à picoler il essaie de prendre la tangente, laquelle à cette époque-là traverse justement les anneaux de saturne, un genre d'ouragan en couleurs très chouette sur grand écran quoiqu'aussi dépourvu de vérité scientifique que ma petite nièce de poils de cul, cependant lowell sait pertinemment qu'il est dans un film amerloque et que par conséquent il n'échappera pas à la justice des hommes ni à ces cauchemars horribles dans lesquels il revoit les trois blaireaux crever, c'est vrai ils faisaient exprès d'écrabouiller ses tulipes avec leurs quads de merde mais quand même putain qu'est-ce qu'ils lui manquent au père lowell! surtout que les robots savent pas jouer au poker, ou alors ils gagnent ces bâtards, bref la vie a pris un arrière-goût de chiotte et freeman, pas con, préfère en finir en se faisant sauter le caisson avec tout ce qu'y'a autour, vaisseau, robots, dildos mais surtout pas ses nanarbres chéris, son air pur en boîte, ses crapauds bien cleans, ses topinambours, ça jamais! notre héros les envoie continuer seuls leur route dans la nuit sidérale avec juste un petit robot reprogrammé exprès pour en prendre soin, planter des arbres, arracher les mauvaises herbes, faire gicler les intestins des limaces entre les doigts d'acier de sa servopince, peut-être bouffer des radis, ça on sait pas
consternant
et le mot est faible
bordel mr lowell (et aussi mr trumbull, réalisateur de ce caca sur celluloïd) m'enfin les arbres se plantent tout seuls! vous saviez pas? les forêts, les petits lapins, mr lowell, ils ont absolument pas besoin de ta face de pet pour vivre et croître et prospérer, ils ont juste besoin qu'on arrête de les tuer, nuance, car des millions d'années avant que le bon dieu de bush et d'obama n'aie l'idée saugrenue d'inventer ta race de crétins les arbres savaient déjà pousser comme des grands, ça te la coupe ça hein? c'est des safe-made-trees les arbres, lowell, alors tu vois ton petit robot boiteux avec son sécateur et son arrosoir joliment colorié tu peux te les carrer profond dans le cul
en douceur toutefois (à cause du sécateur)
y'a même une sorte de serment solennel que lowell a affiché au dessus de son lit dans le vaisseau: moi, en tant qu'americain, je jure de préserver la nature et gnagnagna... là j'ai failli gerber
ceci dit j'aime bien les films sf des années 70
je les regarde sans penser à rien
comme une bouse
11:21 Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : science-fiction, cinéma, usa, environnement, nature, merde, brad pitt
22.11.2008
condor, de rodrigo vazquez (2003)
ou le terrifiant réseau des dictatures d'amérique latine
avec:
général pinochet, général videla, général stroessner, henry kissinger
guest star:
général (français) aussaresses
si vous avez raté le début:
comment dans les années 70 ils s'échangeaient entre assassins les infos, les techniques de torture et même les "terroristes", sous l'oeil bienveillant (voire un coup de main à l'occasion) de la maison blanche-devant-marron-derrière
(héhé franchement celle-là vous y aviez même pas pensé hein? vous êtes comme moi, trop cons, mais le président il habite une maison TOUTE BLANCHE les mecs! IMMACULEE!! et en plus de ça il fait sa prière tous les matins putain c'est beau...)
09:15 Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, dictature, torture, pinochet, videla, aussaresses, henry kissinger
21.11.2008
sur mon dos nacré
elle avait peint au pochoir des SHEBAM! POW! BLOP! WIZZ!
chaque soir
à l'heure où noircit la campagne
à l'heure où l'on se noircit au champagne
à la sauvette
en levrette
elle essayait de me faire tilter
(Victor Hugo, Les Travailleurs de l'arrière-train, vers 1800 et des bananes.)
bon sinon sur le show de dieudonné mes avis sont partagés et (je le dis sans la queue d'un ambage) on passe mon temps à s'engueuler avec moi-même je vous raconte pas, mais malgré tout c'était génial, la salle immense était presque pleine, au moins cinq cents gonzes je dirais, de toutes les couleurs, ça ils en parlent pas dans notre papier cul régional (Les Nouvelles Répugnantes TM), fielleux comme à l'accoutumée ils font seulement semblant de croire que dieudo (ce nazi) traite les pygmées d'animaux nuisibles rôôôô le vilain! enfin c'est pas leur faute (aux journaleux) ils ont juste oublié d'avoir de l'humour, quand je pense au pauvre connard de pigiste (en fait c'est une greluche) qui déteste notre héros mais qu'a dû se taper TOUT le spectacle rien que pour pouvoir pondre ses trois lignes de vomi le lendemain en page 57 bis j'ai mal pour lui (pour elle en fait), je suis peut-être naïve, si ça trouve la journaleuse s'est même pas déplacée, elle est restée à se branler devant sa télé, à sa place j'aurais fait pareil mais sauf que moi et lisa on s'est bidonnées à mort à peu près tout du long même si c'est pas son meilleur spectacle hein c'est clair, ça manque de sketchs un peu carrés du genre la guerre, le garagiste, l'avocat ou encore la fine équipe du 11, pour en citer quelques-uns de mes préférés, d'ailleurs tout le spectacle (j'ai fait l'con) c'est un peu la décohérence, pour ne pas dire boxon et compagnie, y'a plus trop de limites entre sketchs et coulisses, ça fait show politique à la ségolène mais en plus marrant, attention, en TRES marrant même puisque je vous dis qu'on a rigolé comme des truies spasmophiles sur nos sièges en mousse, on était bien, j'ai pissé deux fois dans ma culotte, au quatrième rang seulement qu'on s'était foutues nous deux après avoir fait la queue plus de deux plombes à l'entrée du machin au milieu d'une foule d'autres antisémites comme vous et moi, en tendant la main j'aurais presque pu y toucher les roustons à dieudo, ça il a dû le pressentir, comment qu'il m'a regardée atrocement! son postillon sur la gueule je l'ai reçu comme un baiser avec la langue pendant la séquence le pen, je le garde sous verre au dessus de mon lit (le postillon, pas le pen) enculons les sionistes et la grande internationale de la connerie humaine!
14:42 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : dieudonné, théâtre, humour, médias, société, branlette, le pen






